Le programme canadien de recherche et sauvetage a vu le jour en 1947. Tout a commencé modestement, en réponse à des incidents aériens, et c’était à l’époque l’Aviation royale canadienne (ARC) qui le chapeautait. Le programme s’est depuis ramifié pour inclure les accidents en mer et au sol. En font aussi partie, en plus des Forces armées canadiennes (FAC), la Garde côtière canadienne (GCC) et d’autres organismes publics ainsi que des bénévoles civils.

Programme national de recherche et sauvetage
C’est le Secrétariat national Recherche et sauvetage qui coordonne les efforts de recherche et sauvetage au Canada. Il fait désormais partie du Secteur de la gestion des urgences et des programmes de Sécurité publique Canada. Il fait un travail de prévention et favorise la communication, l’interopérabilité et la coordination avec les acteurs du milieu de la recherche et du sauvetage. Il fournit également des conseils et des recommandations stratégiques concernant les efforts de recherche et sauvetage au Canada, notamment le rôle du pays dans le Programme international COSPAS-SARSAT, un système d’alerte de détresse par satellite.
Le saviez-vous?
Le Canada, la France, les États-Unis et l’Union soviétique ont été les premiers signataires du Programme international COSPAS-SARSAT. Le premier sauvetage pour lequel un de ses satellites a été utilisé a eu lieu le 9 septembre 1982, lorsqu’un satellite soviétique a détecté le signal de l’émetteur de localisation d’urgence d’un Cessna qui s’était écrasé dans les montagnes Stikine en Colombie-Britannique. Le lendemain, les victimes ont été secourues par l’équipe de recherche et sauvetage du 442e Escadron.
Forces armées canadiennes
Les FAC gèrent trois centres conjoints de coordination des opérations de sauvetage (CCCOS). Le CCCOS Ouest se trouve à Victoria et couvre la Colombie-Britannique et le Yukon ainsi qu’une bande d’environ 1 100 kilomètres de large le long de la côte canadienne du Pacifique. Le CCCOS Centre, situé à Trenton, en Ontario, couvre la région allant de Québec à la frontière entre l’Alberta et la Colombie-Britannique et jusqu’au pôle Nord. À Halifax, le CCCOS Est couvre les quatre provinces de l’Atlantique, l’est du Québec, la moitié sud de l’ île de Baffin et le nord-ouest de l’océan Atlantique. Les CCCOS assurent des services 24 heures sur 24. Ils affectent les ressources nécessaires et assurent le travail initial de coordination pour chaque mission.
Cinq escadrons sont responsables des efforts de recherche et sauvetage : 103e Escadron de recherche et sauvetage à Gander, à Terre-Neuve-et-Labrador; 413e Escadron de transport et sauvetage à Greenwood, en Nouvelle-Écosse; 424e Escadron de transport et sauvetage à Trenton, en Ontario; 435e Escadron de transport et sauvetage à Winnipeg, au Manitoba, et 442e Escadron de transport et sauvetage à Comox, en Colombie-Britannique.
En outre, trois escadrons ont des missions de recherche et sauvetage parmi leurs tâches : 417e Escadron de soutien au combat à Cold Lake, en Alberta; 439e Escadron de soutien au combat à Bagotville, au Québec, et 444e Escadron de soutien au combat à Goose Bay, à Terre-Neuve-et-Labrador. En outre, tous les autres escadrons de l’ARC peuvent être portés à mener des missions de recherche et sauvetage ou y à contribuer. C’est notamment le cas des 406e, 423e et 443e escadrons qui disposent d’un hélicoptère CH-148 Cyclone en soutien à la Marine royale canadienne (MRC).

L’ARC utilise quatre types d’avions pour les missions de recherche et sauvetage :
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CC-130H Hercules (voilure fixe) |
CC-295 Kingfisher (voilure fixe) |
CH-146 Griffon (voilure tournante) |
CH-149 Cormoran (voilure tournante) |
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103e Escadron |
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413e Escadron |
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424e Escadron |
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435e Escadron |
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442e Escadron |
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417e Escadron |
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439e Escadron |
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444e Escadron |
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Le CC-130H sera progressivement retiré du service lorsque le CC-295 Kingfisher atteindra son plein potentiel en 2029-2030. Le premier parachutage depuis un Kingfisher (hormis les exercices) a eu lieu le 21 mai 2025.
Dans chaque escadron de recherche et sauvetage, les équipes sont sur le qui-vive 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Pendant 40 heures par semaine, l’équipage de recherche et sauvetage désigné doit pouvoir décoller en moins de 30 minutes; le délai monte à deux heures aux autres moments. Chaque avion en mission de recherche a à son bord un technicien de recherche et de sauvetage (Tech SAR). Il y a environ 140 Tech SAR dans les FAC.
La MRC peut être appelée à intervenir pour les missions en mer. C’est souvent le cas lorsqu’un navire de la MRC se trouve à proximité d’un lieu d’accident maritime, par exemple. Certains navires transportent un CH-149 Cormorant, qui agrandit la surface de recherche. Les Rangers canadiens sont souvent mis à contribution lors d’efforts de recherche au sol dans les régions peu peuplées du Canada où ils sont présents.

Garde côtière canadienne
La GCC fournit des services de recherche et sauvetage essentiels sur les eaux domaniales. Elle fait appel pour ce faire à deux sous-centres de sauvetage en mer. Celui de Québec coordonne les sauvetages locaux sur les eaux des Grands Lacs et du golfe du Saint-Laurent tandis que celui de St. John’s, à Terre-Neuve-et-Labrador, dessert les eaux du nord-ouest de l’Atlantique.
La GCC compte 46 stations de recherche et sauvetage, dont certains saisonniers (avril à décembre, généralement, en raison de la présence de glaces et de la météo locale) et d’autres fonctionnant à l’année. Elle dispose aussi de 25 stations d’embarcations de sauvetage côtier fonctionnelles pendant les mois d’été ainsi que d’une station d’intervention maritime de l’Arctique à Rankin Inlet, au Nunavut. Tous les sites ont un navire qui peut intervenir en moins de 30 minutes. Comme les FAC, la GCC peut faire appel à ses autres navires, qui ont un délai d’intervention d’une heure.

Parcs Canada
Parcs Canada contribue aussi aux missions de recherche et sauvetage, étant aux commandes des missions au sol dans les parcs nationaux et réserves de parcs nationaux.
Gouvernements provinciaux et territoriaux
Les gouvernements provinciaux et territoriaux sont responsables des recherches au sol sur leur territoire. On parle ici de cas de personnes disparues sur terre ou dans les eaux intérieures; c’est la police locale qui s’occupe habituellement de ces situations.
Bénévoles
Bien que le gros des responsabilités en recherche et sauvetage revienne aux autorités et organisations fédérales et provinciales, il faut aussi la contribution d’organisations bénévoles étant donné l’étendue du territoire canadien.
L’Association civile de recherches et sauvetage aériens (ACRSA) aide l’ARC en lui fournissant des personnes qui font office d’observateurs en avion et pour les avions et pilotes. En avril 1986, le gouvernement fédéral a signé un accord officialisant l’ACRSA et accordant un financement aux sections du Canada dans le but d’uniformiser la formation, de renforcer la sécurité aérienne et de rembourser les pilotes pour les réparations mineures, le carburant et le temps de vol.
La Garde côtière auxiliaire canadienne, créée en 1978, soutient les missions sur les Grands Lacs et les océans entourant le Canada. L’Association canadienne des volontaires en recherche et sauvetage (ACVRS), créée en 1996, prête main-forte pour les missions de recherche et de sauvetage au sol et met pour ce faire à contribution ses 300 équipes de recherche et de sauvetage et ses 9 000 bénévoles.