Forces armées canadiennes

Les Forces armées canadiennes (FAC) sont le bras militaire du gouvernement fédéral. Leur rôle consiste à défendre la sécurité, les intérêts et les valeurs du Canada et à contribuer à la paix et à la sécurité dans le monde. Les FAC, comprenant la Marine royale canadienne, l’Armée canadienne et l’Aviation royale canadienne, comptent 68 000 membres dans la Force régulière et 27 000 membres dans la Force de réserve. Les membres de ces trois composantes peuvent également être affectés à différents commandements, notamment le Commandement des opérations interarmées du Canada (COIC), le Commandement – Forces d’opérations spéciales du Canada (COMFOSCAN) et le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD). Les FAC sont soutenues par 24 000 civils du MDN, qui ne sont pas des militaires et n’en font pas partie.

Les Forces armées canadiennes (FAC) sont le bras militaire du gouvernement fédéral. Leur rôle consiste à défendre la sécurité, les intérêts et les valeurs du Canada et à contribuer à la paix et à la sécurité dans le monde. Les FAC, comprenant la Marine royale canadienne, l’Armée canadienne et l’Aviation royale canadienne, comptent 68 000 membres dans la Force régulière et 27 000 membres dans la Force de réserve. Les membres de ces trois composantes peuvent également être affectés à différents commandements, notamment le Commandement des opérations interarmées du Canada (COIC), le Commandement – Forces d’opérations spéciales du Canada (COMFOSCAN) et le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD). Les FAC sont soutenues par 24 000 civils du MDN, qui ne sont pas des militaires et n’en font pas partie.


Canada en Afghanistan


Structure et organisation

Les Forces armées canadiennes (FAC) et le ministère de la Défense nationale (MDN), bien que constituant deux organisations distinctes, relèvent tous deux du ministre de la Défense nationale. Les FAC, appuyées par les équipes du MDN responsables des politiques, des ressources, de la coordination avec les autres ministères et des relations internationales en matière de défense, sont le bras militaire de la structure de défense du Canada. Le Chef d’état‑major de la Défense (CEMD) est à la tête des FAC, dont il assure le commandement, le contrôle, l’administration et la planification militaire.

Quartier général de la Défense nationale (QGDN)

Le Quartier général de la Défense nationale (QGDN) commande et administre aussi bien le MDN que les FAC. Certains postes supérieurs du QGDN, notamment le Vice‑chef d’état‑major de la Défense (VCEMD), un officier supérieur responsable de l’orientation stratégique des FAC et du suivi des progrès accomplis dans la réalisation de ses priorités clés, relèvent à la fois du CEMD et du sous‑ministre de la Défense nationale qui dirige le MDN. La sécurité, la sûreté, les cadets, la police militaire et la liaison de la Défense sont également de la responsabilité de ce haut gradé.

L’État‑major interarmées stratégique (EMIS) fait également partie du QGDN. Il lui incombe de fournir des analyses militaires au CEMD et de le conseiller. Le Commandement du personnel militaire (CPM) et le Commandement du renseignement des Forces canadiennes (COMRENSFC), également situés au QGDN, sont directement rattachés au CEMD. Le CPM fournit des conseils et des directives aux FAC, en matière de gestion du personnel militaire. Ses principales responsabilités sont le recrutement, la formation, l’éducation, la rémunération, les avantages sociaux, les pensions, les services de santé, les services d’aumônerie, les honneurs, la reconnaissance, l’histoire et le patrimoine. Le COMRENSFC met à la disposition des FAC et d’autres organismes des produits et des services en matière de renseignement.



Marine royale canadienne (MRC)

La Marine royale canadienne (MRC) est la composante maritime des FAC. Elle a pour mission la mise en place de forces navales polyvalentes, aptes au combat, en vue d’appuyer la participation du Canada à des opérations de sécurité dans le monde entier. Elle comprend 8 300 marins dans la Force régulière et 3 600 dans la Réserve navale, soutenus par 3 800 civils. Le commandant de la MRC, basé au QGDN, a le grade de vice‑amiral. Il peut s’appuyer, dans sa mission, sur un État‑major de la Marine.

Les principales composantes de la MRC sont les Forces maritimes de l’Atlantique [FMAR(A)], les Forces maritimes du Pacifique [FMAR(P)] et la Réserve navale (RESNAV). Les FMAR(A) ont leur base à Halifax, en Nouvelle‑Écosse, et sont le port d’attache de la flotte canadienne de l’Atlantique, tandis que les FMAR(P), basées à Esquimalt, en Colombie-Britannique, sont le port d’attache de la flotte canadienne du Pacifique.

Chaque flotte se compose de frégates de patrouille polyvalentes, de navires de défense côtière et de sous‑marins de patrouille à long rayon d’action. Un navire de ravitaillement civil converti, avec à son bord un équipage mixte composé de marins militaires et civils, est entré en service en janvier 2018, dans le cadre d’un contrat de location de cinq ans, en l’attente de la livraison de deux navires militaires de soutien spécialisés. En juillet 2020, la Marine a également accepté le premier de six navires de patrouille extracôtiers et de l’Arctique.

La RESNAV, dont le quartier général est situé à Québec, se compose, d’un océan à l’autre, de 24 divisions. Il lui incombe principalement d’exploiter les bâtiments de défense côtière ayant leur port d’attache le long de chacune des côtes du pays.


La frégate canadienne de classe Halifax NCSM Ottawa quittant la station navale de Pearl Harbor, à Hawaii, le 8 juillet 2008, pour participer à l’exercice Rim of the Pacific (RIMPAC) 2008. RIMPAC est un exercice semestriel, organisé par la flotte du Pacifique des États‑Unis, qui rassemble des forces militaires d’Australie, du Canada, du Chili, du Pérou, du Japon, des Pays‑Bas, de Singapour, du Royaume‑Uni et de la République de Corée. (2008). (Photo par le MC1 Michael Moriatis, avec la permission de l’US Navy/Wikimedia, sous licence Creative Commons.)


Armée canadienne (AC)

L’Armée canadienne (AC) est la composante terrestre des FAC. Elle a pour mission la mise sur pied de forces terrestres polyvalentes, efficaces pour le combat, en vue d’atteindre les objectifs de défense du Canada. Forte de ses 23 000 membres de la Force régulière et de ses 19 000 membres de la Force de réserve, appuyés par 3 300 civils, elle constitue la composante numériquement la plus importante des FAC. L’AC se compose notamment de six types d’unités spécialisées : l’infanterie, les unités blindées, le génie militaire et les transmissions. Le commandant de l’Armée canadienne, basé au QGDN, a le grade de lieutenant‑général. Il peut s’appuyer, dans sa mission, sur un État‑major de l’Armée de terre.

L’Armée comte quatre divisions géographiques : la 2e Division au Québec, la 3e Division dans l’Ouest canadien, la 4e Division en Ontario et la 5e Division au Canada atlantique. (La 1re Division canadienne, autrefois commandée par l’Armée de terre, a été intégrée au Commandement des opérations interarmées du Canada, en 2015.) Chaque division comprend des unités régulières et de réserve. Toutes, sauf la 5e, incluent un groupe‑brigade mécanisé.

Les Rangers canadiens constituent un organisme unique en son genre de la Force de réserve de l’AC. Environ 5 000 Rangers canadiens, dont beaucoup sont autochtones, vivent dans plus de 200 collectivités éloignées, isolées et côtières. Organisés en cinq groupes de patrouilles des Rangers canadiens, ils sont, sur le terrain, « les yeux et les oreilles d’expérience » de l’AC, à l’appui de la sécurité nationale et de la sécurité publique dans ces régions.

Aviation royale canadienne (ARC)

L’ARC est la composante aérienne des FAC. Elle a pour mission de défendre et de protéger l’espace aérien canadien et nord‑américain, en partenariat avec les États‑Unis. Elle est équipée d’une large gamme de chasseurs, ainsi que d’aéronefs maritimes, tactiques, de transport, de recherche et de sauvetage, et d’entraînement. L’ARC se compose de 12 000 membres de la Force régulière et de 2 100 membres de la Force de réserve, appuyés par 1 500 civils. Le commandant de l’ARC, basé au QGDN, a le grade de lieutenant‑général. Il peut s’appuyer, dans sa mission, sur un État‑major de la Force aérienne.

Les principales composantes de l’ARC sont la 1re Division aérienne du Canada (1 DAC) et la 2e Division aérienne du Canada (2 DAC), qui ont, toutes deux, leur QG à Winnipeg, au Manitoba. La 1 DAC commande les escadrons opérationnels de l’ARC faisant partie de 11 escadres, réparties d’un océan à l’autre. Le commandant de la 1 DAC commande également la Région canadienne du NORAD , couvrant l’intégralité de l’espace aérien du Canada. La 2 DAC a pour mission de constituer et de former du personnel pour l’ARC. Elle est principalement composée de trois escadres, en Ontario, au Manitoba et en Saskatchewan.

CF-18 de combat survolant l'Allemagne


Commandements des FAC

Les membres de la MRC , de l’AC et de l’ARC , qu’ils fassent partie des forces régulières ou de réserve, peuvent être affectés à d’autres commandements, notamment le Commandement des opérations interarmées du Canada (COIC), le Commandement des Forces d’opérations spéciales du Canada (COMFOSCAN) et le Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD).

Commandement des opérations interarmées du Canada (COIC)

Le Commandement des opérations interarmées du Canada (COIC) planifie et dirige toutes les missions nationales et étrangères des FAC, à l’exception de celles menées uniquement par le NORAD ou le COMFOSCAN. Basé à Ottawa, il a, à sa tête, un vice‑amiral ou un lieutenant‑général pouvant s’appuyer, dans sa mission, sur un État‑major.

Le COIC comprend le Quartier général de la 1re Division du Canada, un QG interarmées à haut niveau de préparation opérationnelle basé à Kingston, en Ontario, susceptible de passer rapidement à l’action pour répondre aux crises pouvant survenir au Canada et ailleurs dans le monde. Le COIC est également composé de six quartiers généraux régionaux permanents de la Force opérationnelle interarmées, basés au QG de la Marine à Halifax et à Esquimalt , au QG divisionnaire de l’Armée de terre à Montréal , à Toronto et à Edmonton , ainsi qu’à Yellowknife , dans le cadre de la Force opérationnelle interarmées (Nord). Il inclut aussi les forces opérationnelles déployées des FAC. La majorité du personnel et des autres ressources déployés dans le cadre de ses opérations ne font pas partie du COIC; ils y sont affectés par la MRC , par l’AC et par l’ARC , ainsi que par d’autres organisations, selon les besoins.

Commandement des Forces d’opérations spéciales du Canada (COMFOSCAN)

Le Commandement des Forces d’opérations spéciales du Canada (COMFOSCAN), bien qu’il puisse mener, avec un délai de préparation très court, une vaste gamme d’opérations spéciales au Canada et à l’étranger, a pour mission principale le contre‑terrorisme. Avec, à sa tête, un contre‑amiral ou un major‑général, il se compose de la 2e Force opérationnelle interarmées, de l’Unité interarmées d’intervention du Canada, du Régiment d’opérations spéciales du Canada, du 427e Escadron d’opérations spéciales d’aviation et du Centre d’entraînement des opérations spéciales du Canada. Le COMFOSCAN recrute directement au sein des forces régulières et de réserve des FAC.

La 2e Force opérationnelle interarmées (FOI 2) a été créée en 1993, pour prendre la responsabilité, auparavant assumée par la GRC, du sauvetage des otages détenus au Canada et de la lutte contre le terrorisme. Après les attaques du 11 Septembre , la FOI 2 a été engagée dans les opérations des forces spéciales internationales en Afghanistan. Il s’agissait de la première fois qu’elle était utilisée dans le cadre d’une mission majeure de combat à l’étranger. Du personnel de la FOI 2 a également été déployé en Bosnie et en Haïti. L’Unité interarmées d’intervention du Canada (UIIC) a été créée au lendemain du 11 Septembre, afin de pouvoir intervenir rapidement en cas d’incidents chimiques, biologiques, radiologiques et nucléaires, dans le cadre de missions opérationnelles spéciales. Elle agit, au pays, en réponse à de telles menaces, conjointement avec la GRC et avec l’Agence de la santé publique du Canada.

Commandement de la défense aérospatiale de l’Amérique du Nord (NORAD)

Le NORAD est une organisation binationale États‑Unis–Canada responsable des missions d’alerte aérospatiale, de contrôle aérospatial et d’alerte maritime pour l’Amérique du Nord. Il couvre trois régions : l’Alaska, le Canada et les États‑Unis continentaux. Le quartier général de la Région canadienne du NORAD partage les locaux du QG de la 1 DAC à Winnipeg. Des chasseurs CF‑18 Hornet, dont certains sont en état d’alerte permanente, sont affectés au NORAD. La Région canadienne du NORAD exploite et entretient également la partie canadienne du Système d’alerte du Nord, une série de radars à longue et à courte portée s’étendant le long de la côte arctique. Le commandant du NORAD, un amiral ou un général américain, rend compte au CEMD et au secrétaire américain à la Défense. Le commandant adjoint du NORAD est toujours un lieutenant‑général canadien.


Réserver la visite d’un orateur

Lecture supplémentaire

  • Desmond Morton, A Military History of Canada (5th edition, 2005) Une histoire militaire du Canada (2e edition, 2009), Understanding Canadian Defence (2003), When Your Number's Up: The Canadian Soldier in the First World War (1993) and Ministers and Generals, Politics and the Canadian Militia, 1868-1904 (1970); Desmond Morton and J.L. Granatstein, Marching to Armageddon: Canadians and the Great War, 1914-1919 (1989), Forged in Fire: Canadians and the Second World War (1990); Jonathan Vance, Death So Noble: Memory, Meaning and the First World War (1997); W.A.B. Douglas and Brereton Greenhous, Out of the Shadows: Canada in the Second World War (1995); Brereton Greenhous, The Crucible of War, 1939-1945: The Official History of the Royal Canadian Air Force (1994); Tony German, The Sea Is at Our Gates: The History of the Canadian Navy (1990); Marc Milner, North Atlantic Run: The Royal Canadian Navy and the Battle for the Convoys (1985); The U-Boat Hunters: The Royal Canadian Navy and the Offensive against Germany's Submarines (1994); Paul Hellyer, Damn the Torpedoes: My Fight to Unify Canada's Armed Forces (1990); David Bercuson, Blood on the Hills: The Canadian Army in the Korean War (1999), True Patriot: The Life of Brooke Claxton, 1898-1960 (1993).

Liens externes

//