Le colonialisme se produit lorsque des personnes originaires d’un lieu prennent le contrôle d’un autre lieu. Parfois, cela implique la prise de contrôle et domination des peuples autochtones et leur assimilation. Cela s’accompagne également souvent de l’implantation des nouveaux arrivants. La France a commencé la colonisation du Canada en 1608, tandis que la Grande-Bretagne l’a commencée en 1670.
Cet article est un résumé en langage simple sur le colonialisme au Canada. Si vous souhaitez approfondir le sujet, veuillez consulter l’article intégral, intitulé Colonialisme au Canada.
Colonialisme français au Canada
En 1534, Jacques Cartier revendique des terres au Canada au nom du roi de France. Cependant, le colonialisme français au Canada commence véritablement en 1608, l’année où Samuel de Champlain fonde la ville de Québec et la Nouvelle-France. Les Français commencent à s’installer sur le territoire et ils y instaurent le droit civil français. Ils tentent de convertir les peuples autochtones au catholicisme et de les assimiler à la culture française.
Colonialisme britannique au Canada
La Grande-Bretagne commence à coloniser le Canada en 1670, l’année de la création de la Compagnie de la Baie d’Hudson (HBC). Le roi de Grande-Bretagne octroie à la HBC une charte royale. Cette charte royale confère à la HBC des droits légaux et commerciaux sur une grande partie de ce qui constitue maintenant le Canada. Ce territoire est nommé la Terre de Rupert et il comprend des parties du Québec, de l’Ontario, du Manitoba, de la Saskatchewan, de l’Alberta et du Nunavut.
En 1763, la Grande-Bretagne défait la France lors de la guerre de Sept Ans et elle prend le contrôle des territoires français en Amérique du Nord. Les Britanniques s’installent sur les territoires revendiqués par la France.
Après la Révolution américaine, la Grande-Bretagne réinstalle des loyalistes au Canada. Davantage de colons non autochtones arrivent et s’installent sur les territoires autochtones. Tout au long des 18e et 19e siècles, la Grande-Bretagne adopte des lois qui ont des répercussions sur les peuples autochtones. Par exemple, le gouvernement du Haut-Canada commence à conclure des traités avec les peuples autochtones afin d’utiliser leurs terres et de créer des réserves.
En 1857, le Haut-Canada adopte une loi, l’Acte pour encourager la civilisation graduelle, qui définit qui est considéré comme étant Autochtone. C’est la première fois que le gouvernement contrôle et décide qui est reconnu comme étant Autochtone. Cette loi vise à assimiler les peuples autochtones.
Des groupes religieux travaillent également à la colonisation des peuples autochtones. Ils créent des externats et des pensionnats dans les années 1700 (voir aussi Externats indiens au Canada; Pensionnats indiens au Canada). Ces écoles jettent les bases des pensionnats indiens. Ces pensionnats indiens sont en fonction des années 1830 jusqu’en 1997.
Conséquences pour les peuples autochtones
En 1867, le Canada devient un pays. Cependant, de nombreuses politiques coloniales britanniques perdurent, dont les pensionnats indiens. La Loi sur les Indiens (1876) confère au gouvernement le contrôle des peuples autochtones et de leurs terres (voir Territoire autochtone).
Les traités, qui continuent à être conclus après 1867, réduisent les terres autochtones. Ils profitent au gouvernement. Les réserves et les autres politiques engendrent la pauvreté. Ces politiques contribuent également à la mauvaise santé et à la violence dans les communautés autochtones.