Louis Charbonneau, timbalier, percussionniste, professeur (né le 29 juin 1932 à Montréal, au Québec; décédé le 26 juillet 2026).
Éducation
Après avoir suivi des cours de piano de Françoise D'Amour et d'Hector Gratton pendant quatre ans, Louis Charbonneau entre (1947) au Conservatoire de musique de Montréal (CMM) où il étudie le solfège avec Isabelle Delorme et les percussions avec Louis Decair et Saul Goodman.
Dès 1950, il devient professeur au CMM ainsi qu'au Conservatoire de musique du Québec (CMQ) où il met sur pied la classe de percussion. Jusqu'en 1975, il y forme une pléiade de jeunes instrumentistes dont Pierre Béluse, Ian Bernard, Vincent Dionne, Jean-Normand Iadeluca, Roger Juneau, Serge Laflamme et Jacques Lavallée.
Nommé timbalier de l'Orchestre des Concerts symphoniques de Montréal (aujourdh’hui l’Orchestre symphonique de Montréal) en 1950, il est soliste à plusieurs reprises, notamment dans le Concerto de Milhaud sous la direction d'Igor Markevitch (1959), qui l'invite en 1960 à prendre part à la tournée américaine de l'Orchestre Lamoureux de Paris. Avec l'OSM, il est aussi soliste du Concerto de Werner Thaerichen sous la direction de Zubin Mehta (1963). La même année, il est soliste avec l'Orchestre de chambre McGill dans Critics' Corner d'Alexander Brott. Avec le même ensemble, il interprète en 1976 le Concertino de Franco Donatoni; son jeu fait dire au critique Claude Gingras (La Presse, 27 janvier 1976) : « Charbonneau est... capable à la fois de la plus grande puissance et du plus grand raffinement... C'est un peu un "poète des timbales" ».
En 1981, il participe à 19 représentations de L'Histoire du soldat de Stravinsky dans les parcs de Montréal, sous la direction de Charles Dutoit. À Stockholm, en 1985, il est le seul représentant d'un orchestre canadien à participer au premier concert de l'Orchestre philharmonique du monde, diffusé par satellite. Il interprète la Sonate pour deux pianos et deux percussions de Bartók avec l'OSM (version avec orchestre, 1980), au Scotia Festival à Halifax (1985) et à Saratoga Springs, dans l’État de New York. (1991).
Parmi les créations auxquelles il a participé, citons Pantomime de Mercure (1949), Concertante no 1 (deuxième mouvement) de Otto Joachim (1957) et le Concerto pour deux pianos et percussion de Roger Matton (1958). En septembre 1977, il dirige à la Place des Arts les Percussions de Strasbourg, six percussionnistes de Montréal et Gilles Tremblay au piano dans l'exécution d'Ionisation de Varèse, œuvre présentée en première canadienne à Toronto (février 1969) par sa classe de percussion du CMM.
Il siège aux jurys des concours de percussion aux conservatoires de Metz et Strasbourg (1972) et de Paris (1973), et est répétiteur pour le JM World Orchestra en Israël (1973). Il fonde et dirige les Percussions du Québec (1972–1974), et il se fait entendre fréquemment à la radio et la télévison de la Société Radio-Canada. Professeur à l'École Vincent-d'Indy (1974–1978) et à l'Université de Montréal (à partir de 1989), il dirige des classes de maître au Royal Conservatory of Music of Toronto (aujourd’hui le Conservatoire royal de musique; 1983), au Los Angeles Philharmonic Institute (1989) et au Domaine Forget à Saint-Irénée, Québec (1989), et donne des cliniques pour la Percussive Arts Society à London, Ontario. (1990). En 1990 et 1991, il est timbalier de l'Orchestre symphonique de Boston à l'occasion de quelques concerts et participe à sa tournée européenne en 1991.
Famille
Plusieurs membres de la famille de Louis Charbonneau sont aussi musiciens. Son grand-père, Louis Charbonneau, et son oncle, Maurice Charbonneau, sont tous deux violoncellistes, alors que son père, Roger Charbonneau, est contrebassiste.