Le Traité n° 7 a été signé le 22 septembre 1877. Il s’agissait du dernier traité numéroté conclu entre le gouvernement du Canada et les Premières Nations des Plaines (voir aussi Peuples autochtones des Plaines au Canada). Cinq Premières Nations ont signé le traité : les Siksika, les Kainai, les Piikani, les Stoneys-Nakodas et les Tsuut’ina. L’objectif de ce traité a été l’objet de différentes compréhensions. Des barrières culturelles et linguistiques ont également contribué à ces différentes compréhensions. Le gouvernement voulait obtenir le titre de propriété des terres en vue de la colonisation. Il voulait que les peuples autochtones renoncent à leurs droits ancestraux sur ces terres. Les Premières Nations croyaient en fait qu’elles signaient des traités de paix pour autoriser la colonisation. Elles ne savaient pas qu’en signant, elles renonçaient à leurs titres et cédaient leurs terres. Certains affirment que les négociateurs du gouvernement ont tenté d’induire les Premières Nations en erreur. Des conflits et des revendications concernant le Traité n° 7 persistent toujours aujourd’hui.
Cet article est un résumé en langage simple sur le Traité no 7. Si vous souhaitez approfondir le sujet, veuillez consulter l’article intégral, intitulé Traité no 7.
Contexte historique
Le Canada acquiert la Terre de Rupert en 1870. L’année suivante, la Colombie-Britannique se joint au Canada. Dans le cadre de l’adhésion de la Colombie-Britannique, le Canada s’engage à construire un chemin de fer qui traverse le pays. Pour ce faire, le gouvernement a besoin de prendre le contrôle des territoires autochtones.
Les peuples autochtones vivent alors des bouleversements majeurs durant cette époque. Des maladies comme la variole et la disparition des troupeaux de bisons affectent gravement leur mode de vie. Ils doivent également faire face à des obstacles et des problèmes provenant des colons et des marchands des États-Unis. (Voir aussi Histoire de la colonisation des Prairies canadiennes.)
Processus
Le gouvernement fédéral veut s’approprier les titres ancestraux des peuples autochtones sur le territoire. Il souhaite ainsi pouvoir aller de l’avant avec ses projets de colonisation. Les Premières Nations aspirent à la paix entre leurs peuples, le gouvernement et les colons.
En 1875, le chef Isapo-muxika (Crowfoot) apprend que des traités sont prévus pour le territoire. Il rencontre d’autres membres de la Confédération des Pieds-Noirs (voir aussi Niitsitapi). Ils envoient une pétition à Alexander Morris, le lieutenant-gouverneur du Manitoba. La pétition fait état de leurs inquiétudes concernant l’arrivée des colons. Elle mentionne également leurs préoccupations concernant l’établissement de chasseurs de bisons cris et métis sur le territoire (voir Chasse au bison). Les Premières Nations demandent la nomination d’un commissaire aux affaires indiennes pour qu’il puisse interrompre ces arrivées jusqu’à la signature d’un traité. Les négociations du traité sont fixées pour 1877.
Négociations
David Laird et James Macleod sont les négociateurs du gouvernement pour les traités. Le chef Isapo-muxika (Crowfoot) négocie au nom de la Confédération des Pieds-Noirs (voir aussi Niitsitapi). Cependant, il est possible que la Confédération des Pieds-Noirs ne le considère pas comme son chef lors des négociations.
Les Premières Nations croient que les traités sont des traités de paix. Elles pensent qu’ils servent à autoriser la colonisation, et qu’en retour, elles obtiennent des promesses de la part du gouvernement. Elles ne savent pas qu’elles cèdent alors leurs terres. Ce désaccord avec le gouvernement est le résultat de malentendus culturels. Il provient également de problèmes de traduction.
Le traité est négocié à Blackfoot Crossing sur le territoire des Siksika (qui est maintenant le parc historique de Blackfoot Crossing, situé au sud-est de Calgary). Les négociations commencent le 19 septembre. Mais ce ne sont pas tous les chefs qui sont alors présents. David Laird énumère les mesures positives que le gouvernement compte prendre. Il promet de protéger le bison. Il souligne également que le bison est en voie de disparition. Le gouvernement veut que les peuples autochtones se mettent à l’agriculture. Les chefs des Premières Nations veulent pouvoir continuer à pratiquer la chasse et la pêche. Ils discutent également des paiements annuels, des terres de réserve et de l’éducation.
Le 21 septembre, le chef Mi’k ai’stoowa (Red Crow) des Kainai arrive. Il approuve les conditions du traité. Le traité est signé le 22 septembre.
Conditions du traité
En vertu du traité, les Premières Nations reçoivent des terres de réserve. Elles reçoivent un mille carré par famille de cinq personnes. Elles reçoivent également un versement immédiat de 12 $ par personne. Annuellement, les chefs reçoivent 25 $, et les chefs subalternes et les conseillers reçoivent 15 $. Tous les autres membres des Premières Nations signataires du traité reçoivent 5 $ par année. Les chefs reçoivent également un fusil. Les chefs principaux reçoivent une médaille et un drapeau. De plus, il est promis que tous les trois ans, les chefs et les conseillers doivent recevoir un nouvel habit.
Le gouvernement promet de verser des salaires aux enseignants des réserves. Il promet également 2000 $ de munitions par année, en plus de quelques outils.
On promet également du bétail pour les familles. Ces dernières peuvent choisir une vache de moins en échange d’équipements agricoles. Le chef reçoit un taureau destiné à la Première Nation.
Interprétations et implications modernes
De nombreux observateurs s’accordent aujourd’hui à dire que les Premières Nations ne savent pas qu’elles cèdent leurs terres en vertu du traité. Les espoirs des Premières Nations sont déçus. Les bisons disparaissent. Les colons continuent d’arriver. Les chasseurs cris et métis continuent à chasser dans la région. La promesse du gouvernement d’aider les Premières Nations à se convertir à l’agriculture n’est pas tenue. Les Premières Nations se retrouvent appauvries après la signature du traité. Nombreux sont ceux qui estiment que le gouvernement ne respecte pas ses engagements. Par conséquent, de nombreuses revendications territoriales dans ce territoire font encore l’objet de négociations aujourd’hui.