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Réserve de parc national Akami-Uapishkᵁ–KakKasuak–Monts Mealy

La réserve de parc national réserve de parc national Akami-Uapishkᵁ – KakKasuak – Monts Mealy à Terre-Neuve-et-Labrador est le plus grand parc national de l’est du Canada. Il s’étend sur 10 700 km² le long de la côte est du Labrador. Désigné 46e parc national le 31 juillet 2015, ce parc abrite des forêts boréales, un habitat marin, un terrain montagneux et une abondance d’espèces uniques. La conservation et la gestion du parc sont partagées par les collectivités autochtones qui y vivent : la Nation innue, le gouvernement du Nunatsiavut, le Conseil communautaire de NunatuKavut et les Innus du Québec.

Nom

Les noms traditionnels du parc ont une signification importante pour les collectivités autochtones de la région. Akami-Uapishkᵁ est un mot innu qui signifie « montagnes blanches de l’autre côté », tandis que KakKasuak est un mot inuit du Labrador pour « montagne ».

Paysage

La réserve de parc national Akami-Uapishkᵁ – KakKasuak – Monts Mealy présente une grande diversité de terrains et d’habitats où vivent une multitude d’animaux et de plantes. De la forêt boréale bordant le paysage montagneux à l’habitat côtier et aux cours d’eau, ce parc permet de protéger d’innombrables espèces.

Les monts Mealy dominent le parc et surplombent le vaste lac Melville, qui se trouve juste à l’extérieur de ses limites. Des rapides et des chutes s’écoulent des montagnes jusqu’à la mer du Labrador.

Terrain rocheux et montagneux avec quelques lacs et conifères dans les basses terres.

Espèces sauvages

Les rivières White Bear, North et English serpentent à travers le parc et abritent une importante population de saumons de l’Atlantique et de truites.

Une multitude d’espèces animales peuplent la zone boréale de ce parc. On y trouve des loups, des orignaux, des coyotes, des lièvres d’Amérique, des castors, des porcs-épics, des ours noirs, des martres et des renards. Ces terres offrent également un habitat protégé essentiel aux troupeaux de caribous menacés des monts Mealy, une sous-population de caribous des bois de la région boréale. Plus au sud, où le terrain se transforme en terres humides, on peut observer une grande diversité d’ oiseaux migrateurs, tels que des canards et des oies. Le littoral constitue également un habitat idéal pour une variété d’oiseaux, dont les eiders à duvet, les petits pingouins et de nombreux bécasseaux et chevaliers.

Le saviez-vous?
On trouve trois sous-espèces de caribous au Canada : le caribou de Peary, le caribou des bois et le caribou de la toundra. Les troupeaux de caribous menacés des monts Mealy appartiennent à la sous-espèce des bois (Rangifer tarandus caribou). Par le passé, le Canada abritait également une autre sous-espèce de caribou, le caribou de Dawson de Haida Gwaii. Cette espèce a disparu au début du 20e siècle, probablement en raison des pressions combinées de la chasse excessive et de la perte d’habitat.

Le paysage boréal est recouvert d’une vie végétale diversifiée. On y trouve le mélèze laricin, l’épinette blanche, le thé du Labrador, le genévrier commun, le cornouiller du Canada, la gesse maritime et une variété de lichens et de mousses. Parmi les plantes les plus singulières figurent le monotrope uniflore non photosynthétique et le droséra à feuilles rondes carnivore (voir Plantes carnivores du Canada).

Lac entouré de montagnes rocheuses.

Loisirs

Ces terres permettent de nombreuses activités récréatives, notamment la randonnée pédestre, le camping sauvage, le kayak et le canotage. Grâce à ses étendues montagneuses favorables à la randonnée pédestre et à ses eaux vives propices aux sports nautiques, ce parc est une destination de rêve pour les amateurs d’aventure en plein air.

À la jonction du parc et de la mer du Labrador s’étend une plage de 50 kilomètres de long, appelée Wunderstrands, où les visiteurs peuvent se détendre et explorer l’environnement côtier. Cette plage n’est accessible que par bateau depuis Cartwright ou Rigolet, deux petites collectivités près du parc. On peut se rendre à Cartwright par la route, tandis que Rigolet n’est accessible que par bateau ou par avion.

Gestion du parc et installations pour les visiteurs

La réserve de parc national Akami-Uapishkᵁ – KakKasuak – Monts Mealy est un parc complètement isolé, sans accès routier. Les visiteurs peuvent se rendre dans les collectivités les plus proches, soit Happy Valley-Goose Bay, Sheshatshiu, North West River, Rigolet, Cartwright, Paradise River et Mud Lake, à partir desquelles ils peuvent accéder au parc par l’entremise d’un fournisseur de services touristiques. Pour visiter le parc, il faut d’abord s’inscrire auprès de Parcs Canada.

Le parc est officiellement établi comme 46e parc national du pays le 31 juillet 2015, et les terres sont officiellement transférées par la province de Terre-Neuve-et-Labrador le 10 juillet 2017. Comme il s’agit d’une réserve de parc national, les gestionnaires du parc se consacrent à la protection d’un exemple d’importance nationale de la région naturelle boréale de la côte est (voir Régions naturelles), ainsi que des espèces sauvages qui s’y trouvent.

Le saviez-vous?
En 2025, le Canada compte 48 parcs nationaux et réserves de parcs nationaux, ainsi qu’un parc urbain national, répartis dans 30 régions naturelles différentes. Au total, les parcs couvrent plus de 340 000 km2, soit plus de 3 % de la masse terrestre du Canada. À cela s’ajoutent 14 aires marines protégées, couvrant plus de 480 000 km², soit 8 % des zones marines et côtières du pays.

Importance pour les Autochtones

Les Innus et les Inuits habitent ce territoire depuis au moins 7 000 ans, comme en attestent les milliers de sites archéologiques disséminés dans la province. En tant que réserve de parc national, le parc partage la responsabilité de sa gestion avec les collectivités autochtones. La Nation innue participe activement aux plans de gestion et de conservation globaux du parc, tandis que le gouvernement du Nunatsiavut, le Conseil communautaire de NunatuKavut et les Innus du Québec s’occupent de diverses sections du parc.

Grâce à un cadre de collaboration, le premier plan directeur du parc garantira la durabilité des terres grâce à des modes d’utilisation traditionnels. Il fera connaître la valeur patrimoniale et la valeur de conservation du parc et racontera l’histoire de ce lieu unique.