Les animaux sont des organismes multicellulaires hétérotrophes (qui se nourrissent d’une variété de choses). Les herbivores se nourrissent de plantes, les carnivores de viande, et les omnivores, comme les humains, mangent presque tout. Les parasites vivent dans d’autres organismes et s’y nourrissent. La forme des animaux, leur manière de se déplacer, leur manière d’utiliser leurs sens, d’attraper et d’ingérer leur nourriture suggère que le besoin de trouver une source de nourriture organique est l’une des caractéristiques les plus importantes de leur vie. La taille des animaux varie entre moins de 0,1 mm chez certaines espèces (certains rotifères et de gastrotriches) jusqu’à 30 m de longueur, pour un poids pouvant atteindre jusqu’à 150 tonnes (la baleine bleue).

Qu’est-ce qu’un animal?
De nombreuses formes de vie sur Terre ne sont pas des animaux, comme les plantes, les champignons, les bactéries et les protistes. De manière générale, les animaux sont des organismes multicellulaires qui mangent, se déplacent et se reproduisent sexuellement. Ils appartiennent au règne Animalia et partagent un ancêtre commun. Ceci signifie que, par exemple, les poissons, les serpents, les palourdes, les araignées, les papillons et les humains sont tous des animaux, et il en va de même pour d’innombrables autres organismes petits et uniques que la plupart des gens ne connaissent pas.
Évolution
L’évolution animale donne lieu à un vaste nombre d’adaptations qui permettent aux espèces de vivre dans toutes sortes de conditions. Il est impossible de dénombrer toutes les espèces officiellement décrites, mais il y en a plus d’un million. Chaque année, on découvre près de 2000 à 4000 nouvelles espèces, généralement petites et discrètes, souvent dans des régions reculées (par exemple les forêts tropicales humides, les profondeurs marines, et l’archipel arctique canadien).
Classification
Le règne animal se divise en environ 36 groupes (phyla ou embranchements), chacun présentant des caractéristiques le distinguant de tous les autres. L’analyse génétique et les nouvelles découvertes font que la taxonomie animale est un domaine en constante évolution, et certaines estimations suggèrent que le nombre d’embranchements pourrait varier de 31 à 38. La majorité des embranchements sont petits et ne comptent que quelques espèces, ou quelques centaines d’espèces.
Le plus grand phylum (embranchement au singulier) est de loin celui des Arthropodes (pieds articulés). Il contient environ un million d’espèces nommées. Il inclut les crabes et les homards, les millipèdes et les centipèdes, les araignées et de nombreux petits organismes marins, mais la classe la plus nombreuse est celle des insectes. Même à l’époque cambrienne (il y a de 544 millions d’années à 510 millions d’années; voir Histoire géologique du Canada), les arthropodes, à l’exception des insectes, qui sont apparus beaucoup plus tard, dominaient le paysage.

Le phylum des Mollusques (corps mou), un autre groupe diversifié et ancien, inclut les palourdes et les huîtres, les gastéropodes, les pieuvres et les calmars. Les Nématodes (en forme de fil) sont un phylum d’animaux semblables à des vers, dont plusieurs sont parasites chez les membres d’autres phyla. Les humains sont parasités par des nématodes comme les ankylostomes, les oxyures, les trichines et d’autres.
Les autres embranchements couramment observés comprennent les Annélides (petit anneau; vers de terre), les Échinodermes (peau épineuse; étoiles de mer, oursins, dollars de sable), et les Cnidaires (ortie; méduses et anémones de mer). Les animaux pourvus d’une colonne vertébrale, les vertébrés, sont classés dans le phylum des Chordés et incluent les poissons, les amphibiens, les reptiles, les oiseaux et les mammifères. Bien que les Chordés soient peut-être les animaux les plus familiers aux humains, ils constituent moins de 5 % de la faune mondiale. Plusieurs de ces groupes ne sont connus que des spécialistes; ces animaux sont si petits et si peu connus qu’ils n’ont même pas de nom commun.

Embranchements animaliers
Vous trouverez ci-dessous la liste des embranchements animaliers les plus largement acceptés. La phylogénie des taxons plus petits est sujette à évolution et fait l’objet de débats scientifiques permanents.
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Phylum |
Nom commun |
Caractéristiques clés |
Exemples canadiens |
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Vers segmentés |
Segments circulaires multiples |
Sangsue médicinale d’Amérique du Nord (Macrobdella decora) |
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Arthropodes |
Exosquelette en chitine |
(Danaus plexippus) |
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Brachiopodes |
Lophophore, pédicule et disposition de la charnière de la coquille en haut et en bas |
« Lampshell » du Pacifique Nord (Terebratalia transversa) |
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Bryozoaires |
Animaux-mousse |
Lophophore, sans pédicule et tentacules ciliés |
Membranipore (Membraniapora membranacea) |
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Chétognathes |
Vers sagittaires |
Épines chitineuses de chaque côté de la tête et des nageoires |
« Elegant arrow worm » (Parasagitta elegans) |
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Chordés |
Chordates |
Corde nerveuse dorsale creuse, notochorde, fentes pharyngiennes, endostyle et queue postérieure anale |
Oie du Canada (Branta canadensis), tortue peinte (Chrysemys picta), et ascidie orange (Halocynthia pyriformis) |
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Cnidaires |
Nématocystes |
Anémone géante verte (Anthopleura xanthogrammica), méduse lune (Aurelia labiata), et plume de mer orange (Ptilosarcus gurneyi) |
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Cténophores |
Cténophores |
Huit rangées de cils fusionnés |
Groseille de mer du Pacifique (Pleurobrachia bachei) |
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Cycliophores |
Cycliophores |
Bouche circulaire entourée de petits cils |
Symbion americanus, parasite du homard américain (Homarus americanus) |
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Échinodermes |
Symétrie radiale pentagonale et épines calcifiées mésodermiques |
Étoile de mer ocre (Pisaster ochraceus), oursin ver de l’arctique (Strongylocentrotus droebachiensis), et dollar des sables commun (Echinarachnius parma) |
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Entoproctes |
Entoproctes |
Anus situé à l’intérieur d’un anneau de cils |
Barentsia discreta |
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Gastrotriches |
Gastrotriches |
Tubes adhésifs à deux extrémités |
Chaetonotus arquatus |
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Gnathostomulida |
Gnathostomulida |
Épiderme cilié, avec un seul cil par cellule |
Chirognathia dracula |
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Hemichordés |
Hemichordés |
Stomochorde dans le collet et fentes pharyngées |
Saccoglossus pusillus |
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Kinorhynches |
Kinorhynches |
Onze segments, chacun doté d’une plaque dorsale |
Echinoderes setiger |
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Loricifères |
Loricifères |
Écailles en forme de parapluie à chaque extrémité |
Aucun spécimen n’a encore été recensé au Canada. |
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Mollusques |
Pied musculeux, manteau et coquille ronde. |
Limace banane du Pacifique (Ariolimax columbianus), bigorneau commun (Littorina littorea), et moule bleue (Mytilus edulis) |
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Vers ronds |
Section transversale ronde et cuticule kératinique |
Paratylenchus projectus |
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Nématomorphes |
Vers de crin ou vers gordiens |
Cuticule externe dépourvue de cils, ne contenant à l’intérieur que des muscles longitudinaux |
Gordius attoni |
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Némertes |
Vers rubans |
Proboscis, qui se trouve dans le rhynochoel lorsqu’il est inactif, mais qui inverse son intérieur vers l’extérieur pour capturer ses proies |
Ver ruban violet (Paranemertes peregrina) |
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Onychophores |
Vers de velours ou péripates |
Pattes terminées par des griffes chitineuses |
Aucun spécimen n’a encore été recensé au Canada. |
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Orthonectides |
Orthonectides |
Une seule couche de cellules ciliées entoure la masse de cellules sexuelles |
Aucun spécimen n’a encore été recensé au Canada. |
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Phoronidiens |
Phoronidiens |
Intestin en forme de U |
Phoronis ijimai |
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Placozoaires |
Placozoaires |
Agrégat de cellules sans parties du corps distinctes |
Aucun spécimen n’a encore été recensé au Canada. |
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Vers plats |
Symétrie bilatérale, absence de cavité corporelle et d’organes respiratoires et circulatoires |
Ver plat géant (Kaburakia excelsa) |
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Éponges |
Paroi interne perforée |
Éponge mie de pain (Halichondria panicea) |
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Priapulides |
Priapuliens |
Proboscis épineuse extensible et réversible |
Ver cactus (Priapulus caudatus) |
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Rhombozoa ou Dicyemida |
Rhombozoa |
Cellule axiale unique de l’avant vers l’arrière, entourée de cellules ciliées |
Dicyemennea canadensis |
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Rotifères |
Rotifères |
Couronne de cils à l’avant |
Kellicottia longispina |
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Siponcles |
Siponcles |
Bouche entourée de tentacules rétractiles |
Ver cacahuète (Phascolosoma agassizii) |
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Tardigrades |
Oursons d’eau |
Corps et tête à quatre segments |
Macrobiotus hufelandi |
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Xénacélomorphes |
Xénacélomorphes |
Deuterostomiens ciliés |
Neochildia fusca |

Habitats et répartition
La mer est l’environnement le plus fréquenté par les animaux, et la terre ferme l’est le moins. De nombreux animaux dépendent d’autres organismes comme les parasites et les quasi parasites. La plupart des embranchements les plus prospères tirent parti de tous les environnements.
La répartition des animaux dépend de la géographie, du climat et des événements historiques. Chaque masse continentale abrite une faune unique qui a évolué de façon largement indépendante. Sur chaque continent, il existe des associations distinctes de plantes et d’animaux isolés par des éléments comme les montagnes, les déserts ou les forêts. Les événements du passé, comme la glaciation ou la dérive des continents (voir Tectonique des plaques) ont grandement influencé les adaptations animales. Ainsi, il y a plus d’espèces animales dans les tropiques qu’aux hautes latitudes, en raison de conditions climatiques plus constantes et de périodes de stabilité plus longues, ce qui permet une exploitation plus complète des habitats disponibles. La faune du Canada, comme ses régions physiographiques et sa végétation, reflète son appartenance à l’Amérique du Nord ainsi que les effets des glaciers qui, il y a à peine 10 000 ans, recouvraient environ 97 % de la surface du Canada.
Certaines espèces de vertébrés sont présentes presque partout au Canada, par exemple le grand brochet, le doré jaune, le corégone, la bernache du Canada, le canard colvert, la gélinotte huppée, le castor, le rat musqué, l’orignal, l’ours noir et la belette. D’autres sont localisées et presque exclusives au Canada, par exemple le bœuf musqué dans les basses-terres de l’Arctique; la chèvre de montagne dans la Cordillère de l’ouest; l’antilope d’Amérique dans les plaines intérieures; la truite autour du Bouclier canadien; et l’oie des neiges à travers le Bouclier et l’est de l’Arctique (voir Animaux présents seulement au Canada). La riche diversité des animaux des basses-terres du Saint-Laurent, qui constitue un prolongement nordique des environnements méridionaux, comprend le poisson-castor parmi les poissons, plus d’amphibiens et de reptiles que partout ailleurs du Canada, l’opossum, ainsi que plusieurs espèces d’oiseaux.

Importance
Les animaux influencent l’histoire du Canada par le rôle qu’ils jouent dans la traite des fourrures, dans la pêche et la colonisation, ainsi que dans les contes et les chansons. Le patrimoine canadien comprend des histoires de moustiques et de mouches noires féroces, d’immenses troupeaux de bisons, de cris de plongeons huards et de coyotes, de castors affairés, et de gentils geais gris. La crainte qu’inspirent les grizzlys et les loups de l’Est, la vue des épaulards et des loutres de mer, l’habileté nécessaire pour pêcher un saumon de l’Atlantique, ainsi que le plaisir de manger une laquaiche aux yeux d’or sont légendaires. Ce riche patrimoine doit être préservé.

Une biodiversité animale saine contribue également au maintien de la santé des écosystèmes. D’innombrables espèces jouent le rôle d’espèces clés; sans elles, des écosystèmes entiers peuvent s’effondrer. Ces dommages sont souvent irréversibles et peuvent engendrer des coûts sociaux et économiques importants. Par exemple, le pigeon voyageur, aujourd’hui éteint, a influencé la composition des espèces des forêts de l’Est du Canada. Le pigeon voyageur était également un aliment de base pour de nombreux peuples autochtones. On croit que la disparition de cette espèce joue un rôle déterminant dans le déclin de plusieurs espèces de chênes, dont le chêne blanc, le chêne à gros fruits et le chêne noir. De plus, de nombreux animaux fournissent aux humains des services écosystémiques clés. Par exemple, selon l’Organisation mondiale de la Santé, plus de 75 % des cultures alimentaires dépendent de la pollinisation.
Le déclin des populations animales sauvages et de la biodiversité rend les écosystèmes naturels moins résilients, ce qui a des répercussions sur la santé humaine, l’économie et de nombreux secteurs majeurs d’emploi (par exemple l’agriculture, la foresterie et le tourisme).



