Happy Valley-Goose Bay

Happy Valley-Goose Bay, ville de Terre-Neuve-et-Labrador constituée en 1973; population de 8109 habitants selon le recensement de 2016 et de 7552 habitants selon le recensement de 2011. La ville de Happy Valley-Goose Bay est le fruit de la fusion de deux villes situées à l’extrémité ouest de Hamilton Inlet, au Labrador. L’établissement de la communauté commence par la construction d’une base aérienne pendant la Deuxième Guerre mondiale. On y retrouve aujourd’hui une base des Forces canadiennes ainsi qu’une petite population civile.



Peuplement

Happy Valley-Goose Bay occupe le territoire ancestral des Innus et des NunatuKavut (Inuits du sud).

En 1941, le Canada et les États-Unis décident de bâtir une base aérienne militaire à Goose Bay. Tandis que fait rage la Deuxième Guerre mondiale, le Labrador représente un emplacement stratégique important pour les Alliés. D’une part, c’est une escale idéale pour les avions américains en route vers la Grande-Bretagne. D’autre part, une présence militaire au Labrador a pour effet d’accroître les défenses des Alliés dans la zone nord-atlantique.

C’est la recherche d’ouvriers pour construire la base qui attire les civils vers d’autres régions du Labrador. Ceux-ci établissent leur camp à un endroit du nom d’Otter Creek. Toutefois, les autorités ayant déterminé qu’Otter Creek se trouvait trop près des installations de stockage de carburant pour la base aérienne, les ouvriers sont relocalisés non loin de là, dans la future Happy Valley.

La construction allant en s’accélérant – et employant pas moins de 3 000 personnes –, Happy Valley connaît une croissance rapide. En 1943, l’aéroport de l’endroit est le plus important dans l’hémisphère ouest. Y transitent alors les avions de l’Aviation royale canadienne, de l’United States Air Force (USAF) et de l’Armée canadienne. La base aérienne peut accueillir 5 000 militaires.

Développement

La ville de Happy Valley demeure une petite communauté civile au service de la base, devenue un aéroport permanent au lendemain de la guerre. Elle sera appelée à jouer un rôle défensif pour l’Amérique du Nord à l’époque de la guerre froide. De 1957 au début des années 1970, l’USAF exploite la base, cédée sous contrat par le gouvernement canadien. Happy Valley fusionne avec Goose Bay en 1973.

De nos jours, les Forces armées canadiennes et le NORAD utilisent la base, la 5e Escadre Goose Bay, dans le cadre d’opérations et d’exercices militaires. (Voir aussi Bases des Forces canadiennes.)

Population

Les Autochtones qui s’identifient comme Inuits, métis ou, dans une minorité de cas, comme membres des Premières nations, représentent près de la moitié de la population de Happy Valley-Goose Bay. En majorité, le reste de la population se déclare d’origine européenne. L’anglais est la langue maternelle de 93 % des résidents.