Howard Joseph Adams, universitaire, éducateur, auteur, défenseur des droits des Autochtones (né le 8 septembre 1921 à Saint-Louis en Saskatchewan; décédé le 8 septembre 2001 à Vancouver en Colombie-Britannique). Howard Adams était un universitaire de renom et un fervent défenseur des droits des Autochtones. Il a été le premier Métis au Canada à obtenir un doctorat.
Jeunesse
Howard Adams naît le 8 septembre 1921 dans le village de St. Louis en Saskatchewan, à 30 km au sud de Prince Albert. Il grandit dans une famille pauvre. Sa mère, Olive McDougall, est une Métisse francophone et son père, William Robert Adams, un Métis anglophone. Son arrière-grand-père est Maxime Lépine, un chef métis et un compatriote de Louis Riel durant la résistance de la rivière Rouge et la résistance du Nord-Ouest.
Alors qu’il est enfant, Howard Adams est témoin de nombreux actes racistes et discriminatoires perpétrés contre sa famille et sa communauté. Ces expériences l’aident plus tard à comprendre comment le racisme engendre des stéréotypes au sein des communautés autochtones et peut étouffer les ambitions.
En 1940, Howard Adams devient agent de la Gendarmerie royale du Canada (GRC) et il travaille plus tard en tant que conseiller de liaison scolaire à Vancouver.
Parcours et carrière universitaires
Durant le temps qu’il vit à Vancouver, Howard Adams obtient un baccalauréat ès arts en sociologie à l’Université de la Colombie-Britannique. En 1957, il obtient son diplôme en enseignement à l’Université de Toronto. Il retourne ensuite en Colombie-Britannique, où il enseigne dans une école secondaire de Coquitlam de 1957 à 1962.
Howard Adams s’installe ensuite aux États-Unis pour étudier à l’Université de Californie à Berkeley. En 1966, il obtient son doctorat en histoire de l’éducation, devenant ainsi le premier Métis du Canada à obtenir un doctorat.
Howard Adams enseigne au College of Education de l’Université de la Saskatchewan avant de se joindre à l’Université de Californie à Davis, où il enseigne du milieu des années 1970 jusqu’à sa retraite à la fin des années 1980.
Défenseurs des droits des Autochtones
Pendant qu’il enseigne à l’Université de la Saskatchewan, Howard Adams cofonde le Saskatchewan Native Action Committee et il occupe le poste de président de la Métis Society of Saskatchewan (maintenant la Métis Nation-Saskatchewan) de 1969 à 1970.
Howard Adams écrit trois livres qui abordent les problèmes auxquels sont confrontés les peuples autochtones et le Canada : The Education of Canadians 1800–1867: The Roots of Separatism (1968), Prison of Grass: Canada from a Native Point of View (1975) et A Tortured People: The Politics of Colonization (1995). Il fonde également le magazine New Breed qui est spécifiquement destiné à la communauté métisse.
Howard Adams est une importante figure du mouvement Red Power des années 1960 et 1970, au sein duquel les leaders autochtones réclament des changements. Howard Adams soutient que le racisme systémique, basé sur des siècles de colonisation et sur l’idéologie persistante des colonisateurs, se trouve au cœur des problèmes auxquels sont confrontés les peuples autochtones (voir Colonialisme au Canada). Il offusque certaines personnes avec son langage direct et son analyse sans détour des problèmes à résoudre. Il déclare : « Mais on me fait remarquer que mon langage est trop politique, péjoratif et rhétorique. Je ne m’en excuse pas. Mon langage est en harmonie avec ma race et ma classe sociale, et avec la colonisation. »
Tout en fustigeant les gouvernements fédéral et provincial pour leurs actions et leurs attitudes, il critique également les organisations politiques autochtones. Il écrit qu’une « classe de collaborateurs » de dirigeants métis, inuits et des Premières Nations a été créée par les « vastes subventions gouvernementales » accordées aux organisations, ce qui a mené trop de dirigeants et d’organisations autochtones à « aligner leur vie et leurs objectifs avec la culture politique du colonisateur ». Howard Adams déclare que le fait d’être qualifié de radical est un compliment.
Le gouvernement de la Saskatchewan lui propose le poste de sous-ministre des Affaires indiennes et métisses. Howard Adams refuse. En 1999, il reçoit le Prix national d’excellence autochtone en éducation (maintenant les prix Indspire).