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Maxime Lépine

Maxime-Pierre-Théodore Lépine, chef de la résistance métisse, agriculteur, homme d’affaires, politicien (né vers 1837 à Saint-Boniface au Manitoba; décédé le 16 septembre 1897 à St. Louis en Saskatchewan). Maxime Lépine était membre des gouvernements provisoires durant la résistance de la rivière Rouge et la résistance du Nord-Ouest. Il a également siégé à l’Assemblée législative du Manitoba.

Jeunesse et carrière

Maxime Lépine naît dans une famille métisse vers 1837 à Saint-Boniface, dans ce qui est maintenant la province du Manitoba. Il gère une compagnie qui utilise des charrettes de la rivière Rouge pour transporter des marchandises dans la région, ainsi qu’aux États-Unis. Il épouse Josephte Lavallée autour de 1857. Le couple a six enfants qui atteignent l’âge adulte.

Résistance de la rivière Rouge

En 1869, le gouvernement canadien envoie des arpenteurs sur le territoire de la rivière Rouge pour sa première étape de prise de contrôle (voir Colonie de la rivière Rouge). En décembre, Louis Riel organise un gouvernement provisoire pour revendiquer le respect des droits des Français et des Métis. Maxime Lépine est un ami proche de Louis Riel, et il devient plus tard son beau-frère. Maxime Lépine et son frère Ambroise Didyme deviennent membres du gouvernement provisoire métis de la rivière Rouge. En 1871, Maxime Lépine fait partie de ceux qui transforment le Comité national métis de Louis Riel en Union Saint-Alexandre, afin de défendre les droits des Français et des Métis.

La résistance de la rivière Rouge mène le Manitoba au statut de province. Étant donné qu’une prime de 5000 $ est offerte pour sa capture, Louis Riel se cache et il fuit la région. En 1873, il est élu pour représenter Provencher à la Chambre des communes. Maxime Lépine est l’un des deux gardes du corps de Louis Riel durant son voyage à Ottawa.

De 1874 à 1878, Maxime Lépine est membre de l’Assemblée législative du Manitoba, et il est député de la circonscription de Saint-François-Xavier-Est.

Résistance du Nord-Ouest

En 1882, Maxime Lépine et sa famille se joignent à de nombreux autres Métis qui quittent le Manitoba pour échapper à l’afflux de protestants anglophones dans la province. Il s’installe à Saint-Louis-de-Langevin, une communauté métisse majoritairement francophone située sur la rivière Saskatchewan Sud. Il y établit une ferme et se lance dans une entreprise de traversier.

En novembre 1883, Maxime Lépine et 29 autres personnes signent une pétition adressée au gouvernement canadien pour protester contre le transfert de terres de la région à la Prince Albert Colonization Company qui est basée à Ottawa (voir aussi Compagnies de colonisation). Lorsqu’il devient évident que le gouvernement canadien ne reconnait pas les droits des Métis en Saskatchewan, Maxime Lépine et son frère font partie de ceux qui persuadent Louis Riel de mettre fin à son exil aux États-Unis et de se joindre à leur cause.

En mars 1885, Maxime Lépine devient membre et conseiller de l’Exovedat, un gouvernement provisoire établi par Louis Riel. L’Exovedat exige que le gouvernement canadien reconnaisse les droits des Métis. Maxime Lépine se trouve souvent aux côtés de Louis Riel durant les négociations qui visent à unir la communauté pour soutenir la cause. Lorsque le gouvernement canadien envoie des troupes pour prendre le contrôle de la région, Maxime Lépine et deux de ses fils font partie des Métis qui les affrontent lors de la bataille de la Coulée des Tourond (aussi appelée bataille de Fish Creek) en avril et de la bataille de Batoche en mai (voir aussi Résistance du Nord-Ouest).

Lorsque la résistance métisse est défaite, Maxime Lépine se trouve parmi les chefs arrêtés. Il est reconnu coupable de haute trahison et est condamné à sept ans de prison. Il est libéré après environ sept mois de prison.

Maxime Lépine retourne à sa ferme à Saint-Louis-de-Langevin. Il travaille brièvement comme agent des affaires indiennes à Battleford en Saskatchewan. Il meurt dans la pauvreté en septembre 1897.