François-Philippe Champagne, député depuis 2015, ministre, politicien, homme d’affaires, avocat (né le 25 juin 1970 à Greenfield Park au Québec). Avant de se lancer en politique dans sa ville natale de Shawinigan au Québec, François-Philippe Champagne a travaillé comme avocat d’affaires international réputé. Encadré par son mentor, l’ancien premier ministre Jean Chrétien, François-Philippe Champagne, érudit et éloquent, a été élu député au Parlement en 2015. Il est devenu ministre du Commerce international et de l’Infrastructure et des Collectivités en 2018, ministre des Affaires étrangères du Canada en 2021, et ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie en 2021 également. Le premier ministre Mark Carney l’a nommé ministre des Finances au début de 2025.

Jeunesse et éducation
François-Philippe Champagne naît à Greenfield Park, une banlieue située sur la rive-sud de Montréal. Après le divorce de ses parents, il vit avec sa mère à Québec et il rend visite à son père, un homme d’affaires prospère, chaque fin de semaine à Shawinigan. À l’âge de 15 ans, il va vivre chez son père. Plus tard, il déclare à propos de la ville de Shawinigan : « J’ai toujours ressenti un véritable privilège de venir d’une petite ville. »
À l’école secondaire, François-Philippe Champagne rencontre Anne-Marie, qu’il épouse plus tard. Le couple a deux filles.
François-Philippe Champagne obtient un diplôme en droit à l’Université de Montréal, où il s’implique activement dans la vie politique étudiante. Il obtient ensuite sa maitrise en droit à la Case Western Reserve University en Ohio. Il poursuit ses études à l’étranger, étudiant le droit international public et privé à l’Académie de droit international de La Haye.
Carrière juridique et commerciale
En 1999, François-Philippe Champagne déménage en Suisse pour se joindre au département juridique de Elsag Bailey Process Automation. Une fusion d’entreprises donne naissance à ABB, une multinationale spécialisée dans l’électrification et l’automatisation. François-Philippe Champagne devient conseiller juridique principal et vice-président du groupe.
En 2008, il se joint à Amec Foster Wheeler, une multinationale de conseil et d’ingénierie spécialisée dans les projets énergétiques à grande échelle basée à Londres. Il occupe les fonctions de directeur du développement stratégique, de directeur juridique par intérim et de directeur de l’éthique. Il est également membre du comité de direction du groupe.
François-Philippe Champagne occupe le poste de président de la Chambre de commerce canado-suisse. En 2009, le Forum économique mondial le reconnait comme « Jeune leader mondial ».
Entrée en politique
Désireux de rentrer chez lui et de se lancer en politique, François-Philippe Champagne participe au Forum de Banff en Alberta. Cet événement annuel rassemble des jeunes Canadiens pour discuter d’enjeux et de leadership. Il est élu président du forum.
En 2013, François-Philippe Champagne quitte son emploi et retourne à Shawinigan afin de se faire connaitre dans la circonscription de Saint-Maurice–Champlain où il espère se présenter aux prochaines élections. C’est à cette époque qu’il rencontre un célèbre politicien libéral originaire de Shawinigan, l’ancien premier ministre Jean Chrétien. Ce dernier soutient François-Philippe Champagne lors des élections de 2015 et il fait même campagne à ses côtés. Depuis, François-Philippe Champagne considère Jean Chrétien comme son « modèle, mentor et ami ».
Lorsque les élections d’octobre 2015 sont déclenchées, François-Philippe Champagne obtient l’investiture libérale dans Saint-Maurice–Champlain. Le Parti libéral arrive en troisième position dans les sondages, derrière les conservateurs et les néo-démocrates. Sous la direction de Justin Trudeau, le parti remporte tout de même un gouvernement majoritaire. François-Philippe Champagne est élu dans sa circonscription avec 41 % des votes, soit près du double du candidat arrivé deuxième.
Député et ministre du Cabinet (2015–2021)
Après les élections, le premier ministre Justin Trudeau nomme François-Philippe Champagne secrétaire parlementaire du ministre des Finances. Un secrétaire parlementaire assiste un ministre du Cabinet dans ses fonctions à la Chambre des communes, dans son travail avec les comités, et dans ses responsabilités non parlementaires. Ce rôle est considéré comme une formation pour le poste de ministre du Cabinet.
En 2017, François-Philippe Champagne est nommé ministre du Commerce international. Parmi ses priorités figure le renforcement des liens économiques du Canada à l’international. Il dirige les négociations qui mènent à la signature de l’Accord économique et commercial global entre le Canada et l’Union européenne, et de l’Accord de partenariat transpacifique global et progressiste.

Lors d’un remaniement ministériel en 2018, François-Philippe Champagne est nommé ministre de l’Infrastructure et des Collectivités. Sa principale responsabilité consiste à gérer le plan d’investissement de 187 milliards de dollars sur 12 ans du gouvernement dans les infrastructures, qui est destiné à accroître la capacité économique du Canada tout en créant des emplois.
Député et ministre du Cabinet (2021–2024)
Lors des élections fédérales de septembre 2021, les libéraux sont réduits à un gouvernement minoritaire. François-Philippe Champagne est réélu dans Saint-Maurice–Champlain avec 42 % des votes.
Le premier ministre Justin Trudeau nomme François-Philippe Champagne ministre des Affaires étrangères du Canada. Il est responsable de la politique étrangère, des relations diplomatiques et des services consulaires du pays. Parmi ses défis, il doit gérer la crise provoquée par l’écrasement d’un avion de ligne ukrainien en Iran qui coûte la vie à 55 Canadiens et 30 résidents permanents. Il dirige les démarches pour une enquête transparente sur la catastrophe tout en rétablissant les relations toujours difficiles avec l’Iran. Il déclare sans détour : « Je peux vraiment vous assurer que mon objectif est d’obtenir justice et réparations. C’est un processus qui se fait étape par étape, et jusqu’à présent, ils n’ont pas honoré les engagements qu’ils ont pris. »
Lorsque la pandémie de COVID-19 commence au printemps 2020, François-Philippe Champagne met sur pied un groupe informel de ministres des Affaires étrangères de plusieurs pays, ce qui permet de conjuguer les efforts pour rapatrier les gens dans leurs propres pays malgré les restrictions de voyage. Plus de 40 000 Canadiens peuvent ainsi rentrer chez eux.
Lors d’un remaniement ministériel du Cabinet en janvier 2021, François-Philippe Champagne devient ministre de l’Innovation, des Sciences et de l’Industrie. Sa principale responsabilité consiste à surveiller et à attirer des investissements étrangers au Canada qui seraient bénéfiques pour le pays. Par exemple, en mars 2023, François-Philippe Champagne dirige les négociations qui permettent à Volkswagen de construire une usine de batteries pour véhicules électriques à St. Thomas en Ontario. François-Philippe Champagne relie cette décision à l’engagement du gouvernement d’atteindre ses objectifs en matière de changement climatique et il déclare : « Cet investissement représente une autre étape importante dans la mise en place d’un secteur des transports propres afin de répondre à la demande mondiale et nord-américaine de véhicules à zéro émission. »
À la fin de l’année 2024, le gouvernement de Justin Trudeau est en difficulté et accuse un retard de plus de 20 points sur Pierre Poilievre et les conservateurs dans les sondages. Le 6 janvier 2025, Justin Trudeau annonce sa démission de la direction du Parti libéral et de ses fonctions de premier ministre. Un bon nombre d’observateurs spéculent que François-Philippe Champagne pourrait convoiter la direction du Parti libéral, car il est un Québécois francophone érudit et éloquent, fort d’une expérience dans la gestion des dossiers les plus importants du pays et décrit par le magazine Maclean’s en 2020 comme « souriant, amical et rusé ». François-Philippe Champagne semble envisager sérieusement cette possibilité avant d’annoncer, le 14 janvier, qu’il ne se présente pas à la direction du parti. Il qualifie cette décision de « l’une des plus difficiles » de sa vie, tout en soulignant qu’il s’agit de la « bonne décision au bon moment ».
Député et ministre des Finances (de 2025 à aujourd’hui)
En mars 2025, Mark Carney, l’ancien gouverneur de la Banque du Canada, succède à Justin Trudeau à la tête du Parti libéral et au poste de premier ministre. Mark Carney nomme François-Philippe Champagne ministre des Finances et il convoque des élections pour le 28 avril. Les libéraux forment un gouvernement minoritaire. François-Philippe Champagne est réélu dans sa circonscription avec 50 % des voix, soit plus du double des votes du candidat en deuxième place.
Le premier ministre Mark Carney nomme François-Philippe Champagne ministre des Finances et du Revenu national. Ses responsabilités comprennent la supervision de l’Agence du revenu du Canada (ARC) ainsi que l’élaboration et la supervision du budget fédéral.
Face aux défis posés par la crise du logement, la hausse du coût de la vie et la guerre commerciale menée par le président américain Donald Trump contre le Canada, François-Philippe Champagne s’attelle à l’élaboration de son premier budget. Ce budget doit concilier de nombreuses priorités. François-Philippe Champagne déclare que le budget sera synonyme de choix difficiles, de réductions de dépenses et d’investissements générationnels, car le Canada doit réinventer son économie comme il l’a fait après la Deuxième Guerre mondiale. « Des vents contraires se profilent à l’horizon », déclare-t-il aux journalistes à la Chambre des communes. « C’est pourquoi nous devons réagir avec fermeté. »
Le budget, adopté par le gouvernement minoritaire libéral à 170 voix contre 168, comprend plusieurs priorités clés :
- La prévision d’un déficit budgétaire de 78 milliards de dollars, avec une augmentation des dépenses en défense, en infrastructures, en logement et en initiatives visant à stimuler la productivité, le tout avec un objectif d’attirer 1000 milliards de dollars d’investissements nouveaux au Canada au cours des cinq prochaines années.
- Une réduction de 40 000 postes dans la fonction publique, soit environ 10 % des effectifs fédéraux.
- L’introduction d’une nouvelle stratégie de compétitivité climatique que le gouvernement décrit comme « un pilier central du plan visant à faire du Canada l’économie la plus forte du G7 » et une « superpuissance en matière d’énergie propre ».
- L’augmentation des dépenses de défense afin d’atteindre l’objectif de l’OTAN, soit 2 % du PIB en 2026 et 5 % en 2035.
- Un investissement de 5 milliards de dollars dans les secteurs de l’acier, de l’aluminium, du bois d’œuvre et de l’automobile, la création d’un fonds de prêt de 10 milliards de dollars pour aider les entreprises canadiennes à surmonter la guerre commerciale de Donald Trump, et la mise en œuvre d’une politique d’achat de produits canadiens visant à privilégier l’acquisition de biens et de services canadiens.
Pour souligner l’importance de la politique d’achat de produits canadiens, François-Philippe Champagne ajoute une nouvelle variante à la tradition selon laquelle le ministre des Finances achète de nouvelles chaussures pour présenter le budget. Non seulement François-Philippe Champagne achète des chaussures fabriquées au Canada, mais il participe également personnellement à leur fabrication.
(Voir aussi Ministère des Finances.)