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Aurora

Aurora en Ontario, constituée en tant que ville en 1888, population de 62 057 habitants (recensement de 2021), de 55 445 habitants (recensement de 2016). La ville d’Aurora est entourée de Newmarket au nord, Whitchurch-Stouffville à l’est, Richmond Hill au sud et du canton de King à l’ouest.


Peuples autochtones

Les peuples autochtones vivent dans la région d’Aurora depuis des millénaires. Du milieu du 15e siècle au milieu du 17e siècle, la région est habitée par les Wendats (Hurons) et les Tionontati (Pétuns). Durant les guerres iroquoises du milieu des années 1600, les Haudenosaunee, qui vivent alors dans ce qui est maintenant le nord de l’État de New York, dispersent les Wendats et les Tionontati. À la fin des années 1600, les Anishinaabe quittent les terres situées au nord du lac Huron et du lac Supérieur pour s’installer dans le sud de l’Ontario, repoussant la plupart des Haudenosaunee vers l’État de New York. Les ancêtres des Chippewas de l’île Georgina, une nation anishinaabe, commencent à s’établir dans la région du lac Simcoe. Aujourd’hui, deux des trois réserves de cette Première Nation sont situées dans la région de York, sur les rives du lac Simcoe et sur l’île Georgina (voir Réserves en Ontario).

Traités

La partie ouest d’Aurora se situe à l’intérieur des limites du traité n° 13, tandis que sa partie est se trouve dans la zone des traités Williams, les chevauchant à peu près à parts égales.

Initialement, le gouvernement du Haut-Canada acquiert les terres situées à Aurora par l’intermédiaire de l’achat Johnson-Butler. Les premières négociations relatives à ce traité ont lieu en 1787 entre le gouvernement et les Mississaugas (voir Achat de Toronto [Traité n° 13]).

Les termes de l’achat Johnson-Butler sont mal documentés et sont imprécis. Par conséquent, le gouvernement négocie deux nouveaux traités, connus sous le nom de traités Williams, avec les Chippewas et les Mississaugas en 1923. Les Chippewas de l’île Georgina signent le premier des deux traités, et les Chippewas de Rama et de l’île Christian font de même.

Colonisation et développement

De nombreux aspects des débuts de la colonisation et du développement d’Aurora se retrouvent dans la vie de Charles Doan (1808-1895).

Le lieutenant-gouverneur John Graves Simcoe commande la construction de trois routes principales afin de défendre le Haut-Canada contre les Français et les Américains. Achevée en 1796, la rue Yonge relit le lac Ontario au lac Simcoe. Des parcelles de terrains sont immédiatement mises à disposition le long de cette route pour la colonisation (voir Canton).

Un bon nombre des nouveaux immigrants, originaires de Pennsylvanie, sont membres de la Société religieuse des Amis, et sont plus connus sous le nom de Quakers. Charles Doan naît sur la ferme de sa famille quaker, qui est située sur la rue Yonge.

Lassés de constater que les affaires publiques ne sont décidées uniquement que par la classe privilégiée (voir Family Compact), de nombreux habitants du Haut-Canada aspirent à une réforme démocratique. Charles Doan participe à la rébellion du Haut-Canada de 1837 et il passe cinq mois en prison.

La communauté, qui est alors connue sous le nom de Machell’s Corners en hommage à l’un des premiers marchands, obtient le bureau de poste « Whitchurch » en 1846. Charles Doan en est le premier maitre de poste. L’importance du village s’accroît en 1853 avec la construction de la première ligne de chemin de fer de Canada-Ouest qui relie Toronto à Machell’s Corners. Ce projet engendre un essor de l’hôtellerie et de l’industrie locales. En 1854, Charles Doan renomme le bureau de poste Aurora. Dans la mythologie romaine, Aurore est la déesse du lever du soleil, soit l’aurore. Ce nom est choisi pour symboliser l’aube d’une ère nouvelle pour la communauté. Aurora devient un village partiellement autonome en 1855, bénéficiant ainsi d’une certaine autonomie par rapport au canton.

Les premières industries de la ville comprennent Aurora Agricultural Works, dont l’activité dans le domaine de la fabrication de matériels agricoles inclut la célèbre charrue Fleury. À son apogée, l’entreprise comprend plus de 200 employés.

Aurora est constituée en tant que village en 1863, ce qui lui permet de percevoir ses impôts et de dépenser selon ses propres priorités, qui sont différentes de celles des régions rurales environnantes. Les résidents élisent Charles Doan comme premier préfet, leur représentant au conseil du comté de York.

Aurora est constituée en tant que ville en 1888. Son manège militaire, qui est construit en 1874, est le plus ancien arsenal de l’Ontario encore en activité.

La population de la ville connait une forte croissance avec le baby-boom qui suit la Deuxième Guerre mondiale. Progressivement, la ville s’étend pour ajouter des terres agricoles provenant des cantons de King et de Whitchurch. La région de York est créée en 1971, remplaçant ainsi l’ancien comté.

Grande maison blanche.

Population

Aurora connait une croissance de 11,9 % entre les recensements de 2016 et de 2021, soit une croissance plus rapide que celle de la région de York (5,7 %). Le plan officiel de la ville, un document qui oriente le développement local, prévoit une population de 85 800 habitants d’ici 2051.

Selon le recensement de 2021, les principaux groupes ethniques d’Aurora sont les Chinois (16,7 %), les Anglais (16 %), les Irlandais (12,9 %), les Écossais (12,3 %), les Italiens (10,3 %) et les Canadiens (8,9 %).

Le recensement révèle également que 0,7 % des résidents s’identifient comme étant Autochtones.

Économie et main-d’œuvre

D’après le recensement de 2021, le revenu moyen des ménages à Aurora s’élève à 161 800 $, comparativement à la moyenne provinciale de 116 000 $. Alors que 45 % des ménages de l’Ontario gagnent plus de 100 000 $, ce chiffre atteint 60 % à Aurora.

Le fabricant de pièces automobiles Magna International a son siège social et une usine dans la ville. Un nombre croissant de compagnies du secteur alimentaire sont également implantées à Aurora, dont le siège social de la compagnie Bulk Barn.

Gouvernement et politique

Aurora a un maire et six conseillers municipaux. Plusieurs conseillers occupent un emploi à temps plein en plus de leur mandat électif à temps partiel. Seul le maire siège au conseil régional de York, où il représente l’une de 22 voix.

Les municipalités de palier supérieur et inférieur se partagent la responsabilité des services. Par exemple, la région fournit et traite l’eau, tandis que la ville est responsable de sa distribution aux foyers et aux entreprises. La ville offre également une bibliothèque, des parcs et des loisirs, et elle s’occupe du développement économique.

À l’échelle provinciale et fédérale, la ville fait partie de la circonscription de Newmarket-Aurora.

Vie culturelle

Le Aurora Town Square est inauguré en 2024 comme nouvel espace événementiel relié à la bibliothèque municipale. Le Aurora Museum & Archives ainsi que le Centre culturel d’Aurora sont situés dans une ancienne école, au cœur de la ville.

Désignée lieu historique national, la Hillary House est utilisée comme musée qui est géré par la Société historique d’Aurora. L’arboretum communautaire d’Aurora, situé au centre de la ville, s’étend sur environ 40,5 hectares et présente une grande variété d’espèces d’arbres et de plantes.

Lester B. Pearson, ancien élève de l’école maternelle d’Aurora, devient lauréat du prix Nobel de la paix et premier ministre. Le physicien Harry Lambert Welsh, spécialiste de la spectroscopie moléculaire, et le météorologue sir Robert Frederic Stupart, sont tous deux nés à Aurora et sont tous deux considérés comme des pionniers dans leurs domaines respectifs. La docteure Bette Stephenson, née à Aurora, est la première femme à présider la Ontario Medical Association et l’Association médicale canadienne. Elle est également la première femme vice-première ministre de l’Ontario, sous le gouvernement de Frank Miller.

Maison historique en briques rouges.