Lac Ontario

Le lac Ontario couvre 18 960 km2 (dont 10 000 km2 au Canada), possède un bassin versant de 60 030 km2, une altitude de 75 m, une profondeur moyenne de 86 m (et maximale de 244 m), une longueur de 311 km et une largeur de 85 km. Il s’agit du Grand Lac le plus à l’est, le plus petit en termes de superficie, et aussi de la huitième plus grande étendue d’eau douce en Amérique du Nord. Ce sont les autres Grands Lacs qui l’approvisionnent en eau pour la plus grande partie, et ce, par l’entremise de la rivière Niagara. Il se déverse dans le fleuve Saint-Laurent par le bassin de Kingston, situé à son extrémité nord-est. Parmi ses autres affluents, on compte les rivières Genesee, Oswego et Black dans l’État de New York, et la rivière Trent en Ontario. (Voir aussi Plus grands lacs au Canada.)

Le lac Ontario couvre 18 960 km2 (dont 10 000 km2 au Canada), possède un bassin versant de 60 030 km2, une altitude de 75 m, une profondeur moyenne de 86 m (et maximale de 244 m), une longueur de 311 km et une largeur de 85 km. Il s’agit du Grand Lac le plus à l’est, le plus petit en termes de superficie, et aussi de la huitième plus grande étendue d’eau douce en Amérique du Nord. Ce sont les autres Grands Lacs qui l’approvisionnent en eau pour la plus grande partie, et ce, par l’entremise de la rivière Niagara. Il se déverse dans le fleuve Saint-Laurent par le bassin de Kingston, situé à son extrémité nord-est. Parmi ses autres affluents, on compte les rivières Genesee, Oswego et Black dans l’État de New York, et la rivière Trent en Ontario. (Voir aussi Plus grands lacs au Canada.)


Géographie et géologie

Le lac Ontario occupe une dépression du fond rocheux produite, au départ, par une érosion fluviale et modifiée ultérieurement par les glaciations. Plusieurs lacs glaciaires d’altitudes variées se sont trouvés dans son bassin avant que le lac acquière son niveau et son déversoir actuels, il y a environ 11 000 ans. Le bassin actuel possède un plan elliptique à l’orientation est-ouest. Le lit du lac, complexe, reflète la structure rocheuse sous-jacente et les effets des glaciations. Ses rives sont généralement composées de petites falaises ou de sédiments glaciaires et d’une plage étroite.

La rencontre de dépôts glaciaires et lacustres plus vieux et élevés au sud-est de Toronto produit les falaises Scarborough, des escarpements immenses et spectaculaires qui s’élèvent jusqu’à 100 m au-dessus du niveau du lac. Parmi les autres particularités riveraines, on compte les côtes rocheuses du bassin de Kingston et les longues plages sablonneuses d’Hamilton et de Toronto du côté canadien, et la baie du Mexique aux États-Unis.

Scarborough Bluffs

Comme le lac Ontario est profond et que son climat hivernal est modéré par des masses d’air chaud provenant du sud-ouest, ses eaux libres gèlent rarement en hiver. De novembre à mai, l’étendue principale est bien mélangée et maintient une température uniforme. De juin à octobre, le lac est stratifié : la couche supérieure, de 10 à 20 m, est plus chaude et celle du dessous, plus froide. Les températures sous la barre des 100 m sont presque toujours en deçà de 5 oC. Le temps de séjour de l’eau du lac Ontario est d’environ 8 à 10 ans, comparativement à 3 ans pour le lac Érié et à plus de 100 ans pour le lac Supérieur.

Histoire

On croit que le nom Ontario est d’origine iroquoienne et signifie « beau lac » ou « eau étincelante ». Le premier Européen connu à avoir vu le lac est Étienne Brûlé, en 1615. Les Européens commencent à l’appeler « lac Ontario » en 1641 et, dès 1656, on retrouve ce nom sur des cartes de l’Amérique du Nord. Des conflits entre les Anglais, les Français et leurs alliés autochtones concernant la traite des fourrures locale empêchent les Européens de s’y établir avant la conquête anglaise de 1763.

Le premier groupe important de colons est composé de loyalistes, dont un grand nombre s’installe sur la rive nord. Les batailles les plus féroces de la guerre de 1812 entre les États-Unis et la Grande-Bretagne ont lieu sur le lac Ontario ou dans les environs. (Les navires Hamilton et Scourge, perdus lors d’un coup de vent violent survenu durant un combat naval à cette époque, ont été retrouvés au fond du lac près de Niagara.)

Plus de 55 % de la population ontarienne vit près du lac. Le « Golden Horseshoe » qui, à l’extrémité ouest du lac, comprend les grandes villes de St. Catharines, de Hamilton et de Toronto, est considéré comme le cœur industriel du pays. En bordure du lac à l’est de Toronto se trouvent les centres urbains d’Oshawa, de Port Hope, de Cobourg, de Belleville et de Kingston.

Les deux principaux facteurs qui favorisent la colonisation et la croissance vigoureuses de la région sont d’abord la fertilité des terres agricoles du sud de l’Ontario et du nord-ouest de l’État de New York, ainsi que l’accès au transport maritime grâce à la voie maritime du Saint-Laurent et aux ports des autres Grands Lacs par le canal Welland. Les navires plus petits peuvent emprunter le canal Rideau de Kingston à Ottawa et le entre la baie Quinte et la baie Georgienne. Malheureusement, cette richesse industrielle et agricole est aussi responsable de la pollution de l’eau du lac Ontario.