Le rapport Les forces hydrauliques du Canada (1911) a été rédigé par Leo G. Denis et Arthur V. White pour la Commission de conservation. Active de 1909 à 1921, cette commission était un organisme consultatif chargé de mener des recherches et de formuler des recommandations au Parlement sur les ressources naturelles, leur utilisation et leur gestion (voir Conservation).
Le rapport Les forces hydrauliques du Canada compile près de deux années de recherche, incluant des études sur le terrain, sur l’énergie hydraulique, et sur son développement en Ontario, au Québec, en Nouvelle-Écosse, à l’Île-du-Prince-Édouard, au Nouveau-Brunswick, au Manitoba, en Saskatchewan, en Alberta, au Yukon, dans les Territoires du Nord-Ouest et en Colombie-Britannique (voir Hydroélectricité au Canada). Le rapport reconnait le rôle crucial que joue l’eau dans le développement de l’énergie. Il souligne également l’importance de l’eau dans l’approvisionnement en eau potable pour les municipalités et les domiciles, ainsi que pour la navigation, l’agriculture et l’industrie. Afin de préserver le développement de l’énergie hydraulique au Canada, le rapport recommande de prendre en compte la manière dont l’eau est utilisée par les différents secteurs et de comprendre que les précipitations constituent la source de l’eau utilisée (voir Pluie; Neige). De plus, le document fait appel à une collecte de données plus fiables sur les précipitations et sur les bassins hydrographiques, et il préconise l’élaboration de cartes topographiques. (Voir aussi Bassin hydrographique; Système national de référence cartographique.)
Une image tirée du chapitre du rapport intitulé « Données relatives à la force hydraulique » est incluse ci-dessous. Page 22A du rapport de Leo G. Denis et Arthur V. White sur les ressources hydrauliques du Canada, pour la Commission de conservation.
(Cliquez sur l'image pour l'explorer davantage)
La page 22A du rapport de Leo G. Denis et Arthur V. White sur les ressources hydrauliques du Canada, pour la Commission de conservation.
(par Leo G. Denis et Arthur V. White, avec la permission de Canadiana)