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Mélanie Joly

Mélanie Joly, députée depuis 2015, ministre, politicienne, avocate, autrice (née le 16 janvier 1979 à Montréal au Québec). Mélanie Joly est diplômée en droit de l’Université d’Oxford, et elle a travaillé comme avocate de la défense durant la Commission Gomery. Elle est ensuite devenue organisatrice politique à Montréal et elle a terminé deuxième aux élections municipales de 2013. Elle a fait son entrée en politique fédérale en 2015 lorsqu’elle est devenue députée de la circonscription d’Ahuntsic–Cartierville. Depuis, elle a dirigé plusieurs ministères, dont Patrimoine canadien (2015-2018) et Affaires mondiales Canada (2021-2025). Depuis mai 2025, elle est ministre de l’Industrie et ministre responsable du Développement économique Canada pour les régions du Québec.

Jeunesse et éducation

Mélanie Joly naît à Montréal et elle grandit sur la rive-nord. Sa mère est Laurette Racine. Son père, Clément, est comptable, et il est également président du comité des finances du Parti libéral du Québec. La belle-mère de Mélanie Joly, Carole-Marie Allard, est députée de 2000 à 2004.

Mélanie Joly obtient un baccalauréat spécialisé en droit de l’Université de Montréal en 2001. Elle remporte la très convoitée bourse Chevening (maintenant la bourse Chevening-Briggs), qui est offerte par le ministère britannique des Affaires étrangères, du Commonwealth et du Développement afin d’encourager les élèves brillants à aller étudier au Royaume-Uni. En 2003, Mélanie Joly obtient sa maitrise en droit européen et comparé à l’Université d’Oxford.

Début de carrière

Mélanie Joly commence sa carrière juridique au cabinet d’avocats Davies Ward Phillips & Vineberg à Montréal, et ensuite chez Stikeman Elliott. Elle devient connue à l’échelle nationale lorsqu’elle est appelée à être avocate de la défense pour Luc Lemay, ancien président du Groupe Polygone, lors de la Commission Gomery. Cette commission enquête sur les allégations de corruption du gouvernement libéral dans le cadre du scandale des commandites.

De 2009 à 2013, Mélanie Joly est associée directrice de la firme de relations publiques Cohn & Wolfe. Elle est nommée « Jeune leader mondiale » par le Forum économique mondial.

Politique municipale (2013–2015)

En 2013, Mélanie Joly fonde le parti politique municipal Vrai changement pour Montréal. Elle mène une campagne visant à faire élire des candidats du parti au conseil municipal de Montréal et elle se présente à la mairie. Elle promet de construire un nouveau réseau d’autobus rapides, de rendre les appels d’offres accessibles au public, et de trouver des solutions d’hébergement pour les personnes vulnérables. Elle surprend de nombreux observateurs lorsqu’elle obtient plus de 122 000 votes et termine deuxième derrière Denis Coderre.

Toujours en 2013, Mélanie Joly préside le comité consultatif québécois pour la candidature de Justin Trudeau à la direction du Parti libéral du Canada. Elle cofonde également un forum politique appelé Génération d’idées afin d’encourager les jeunes à s’engager politiquement. (Voir aussi Citoyenneté active.)

En 2014, Mélanie Joly publie son livre Changer les règles du jeu. Ce livre soutient que, pour inciter davantage de jeunes à s’impliquer en politique et dans leurs communautés, l’État doit refléter plus clairement les valeurs et les préoccupations des personnes de 25 à 40 ans.

Députée et ministre (2015–2021)

Lors du déclenchement des élections fédérales le 19 octobre 2015, la popularité du Parti libéral a du retard dans les sondages par rapport aux conservateurs et aux néo-démocrates. Mélanie Joly remporte l’investiture libérale dans Ahuntsic-Cartierville, battant trois autres candidats. Son résultat étonnamment fort lors de la récente course à la mairie lui vaut le surnom de « candidate vedette » dans les médias. Elle s’engage à revitaliser la région qui est durement touchée par la perte d’emplois dans l’industrie textile. Elle promet également de construire davantage de logements sociaux, de faire du Canada un pays plus progressiste, et de lutter contre les changements climatiques. Les libéraux obtiennent la majorité des voix et Mélanie Joly remporte son siège avec 46,8 % des votes.

Le premier ministre Justin Trudeau nomme Mélanie Joly ministre du Patrimoine canadien. Les associations artistiques se réjouissent de cette nomination, car Mélanie Joly fait de généreux dons et s’implique bénévolement dans le milieu des arts. En 2010, elle remporte le prix Arnold Edinborough décerné par Affaires/Arts. Le premier ministre lui confie la tâche de réaliser treize priorités. Celles-ci comprennent l’augmentation du financement et de l’efficacité de Radio-Canada/CBC, du Conseil des arts du Canada, de Téléfilm Canada, et de l’Office national du film.

En 2018, un remaniement ministériel du Cabinet fait en sorte que Mélanie Joly devient ministre du Tourisme, des Langues officielles et de la Francophonie. Elle entreprend des efforts pour assurer la disponibilité de services en français et en anglais, tout en faisant la promotion des possibilités de services bilingues et dans les langues minoritaires en ligne, dans les écoles et dans les centres culturels.

Lors des élections fédérales de 2019, les libéraux sont réduits à un gouvernement minoritaire. Toutefois, Mélanie Joly améliore sa majorité relative, remportant sa réélection dans Ahuntsic-Cartierville avec 52,7 % des voix. Elle retourne au Cabinet, cette fois-ci en tant que ministre du Développement économique et des Langues officielles. Durant son mandat, l’économie canadienne est mise en état d’arrêt en raison de la pandémie de COVID-19. Les responsabilités de Mélanie Joly comprennent l’élaboration de programmes d’aide aux entreprises qui sont touchées par la perte de revenus.

Députée et ministre du Cabinet (2021–2025)

Les Canadiens se rendent aux urnes le 20 septembre 2021. Les libéraux remportent à nouveau un gouvernement minoritaire. Mélanie Joly est réélue avec 52,4 % des voix dans sa circonscription. Elle est nommée ministre des Affaires étrangères, chargée de la politique étrangère, des relations diplomatiques et des services consulaires à travers le monde. Parmi ses nombreuses priorités, elle supervise la réponse du Canada à l’invasion de l’Ukraine par la Russie en février 2022. Son ministère organise des ventes d’armes et une aide financière à l’Ukraine, tout en imposant des sanctions économiques à plus de 3000 citoyens russes.

Les tensions internationales augmentent, et de plus en plus de citoyens et de dirigeants mondiaux remettent en question la capacité des organisations multilatérales établies à maintenir l’ordre international qui a été fondé sur des règles d’après-guerre de la Deuxième Guerre mondiale. Dans ce contexte, Mélanie Joly souligne que le Canada poursuit deux objectifs en matière de politique étrangère : défendre vigoureusement sa souveraineté, et engager un dialogue diplomatique avec les pays qui ont des points de vue différents afin de prévenir les conflits internationaux.

À la fin de 2024, le gouvernement de Justin Trudeau est en difficulté et accuse un retard de plus de 20 points sur Pierre Poilievre et les conservateurs dans les sondages. Une vague de démissions déferle sur le caucus libéral et dans le Cabinet alors que plusieurs anticipent un bain de sang lors des prochaines élections. Mais la loyauté de Mélanie Joly envers Justin Trudeau demeure inébranlable et au début de décembre 2024, elle déclare au New York Times  : « Il a mon soutien à 100 %, point final. » Mélanie Joly est largement considérée comme une successeure potentielle de Justin Trudeau. Mais elle écarte rapidement cette possibilité, annonçant quatre jours après la démission de ce dernier qu’elle ne se présente pas en tant que candidate à la direction du parti.

Députée et ministre du Cabinet (de 2025 à aujourd’hui)

En mars 2025, Mark Carney, l’ancien gouverneur de la Banque du Canada, succède à Justin Trudeau à la tête du Parti libéral et en tant que premier ministre. Il convoque des élections pour le 28 avril et promet de répondre fermement aux menaces que le président américain Donald Trump fait peser sur l’économie et la souveraineté du Canada. Les libéraux remportent un nouveau gouvernement minoritaire. Mélanie Joly est réélue dans Ahuntsic-Cartierville avec le plus fort pourcentage de votes de sa carrière, soit 61 %.

Le premier ministre Mark Carney nomme Mélanie Joly ministre de l’Industrie et ministre responsable du Développement économique Canada pour les régions du Québec. En octobre, Mélanie Joly annonce la stratégie du gouvernement pour contrer les tarifs douaniers imposés par Donald Trump, qui nuisent à l’économie canadienne. Elle évoque la modification des pratiques d’approvisionnement afin de garantir que le gouvernement achète des biens et des services auprès d’entreprises canadiennes, elle évoque également le soutien aux compagnies de haute technologie et d’innovation, et l’aide fournie aux universités pour attirer les innovateurs en sciences et en recherches les plus qualifiés au monde.

Vie personnelle

Mélanie Joly épouse Félix Marzell, un designer et luthier, en 2010.

Au cours du printemps de 2021, Mélanie Joly révèle au Toronto Star qu’elle a eu recours à plusieurs traitements de fécondation in vitro (FIV) pour avoir un enfant. Cependant, en décembre 2022, elle annonce qu’elle a fait une fausse couche peu avant Noël 2021. En plus de cette tragédie, son mari contracte la COVID-19 alors qu’il lui rend visite à l’hôpital. Elle la contracte ensuite à son tour lorsqu’elle retourne chez elle pour sa convalescence. « Toute la période des fêtes a été catastrophique », confie-t-elle au Star. « J’ai vraiment eu l’impression que l’année dernière a duré l’équivalent d’une décennie. » En décembre 2024, le New York Times rapporte que Mélanie Joly a recommencé ses traitements de FIV.