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Wapiti

Le wapiti (Cervus elaphus) est le deuxième plus grand cervidé (après l’orignal) en Amérique du Nord. Le nom wapiti signifie « croupe blanche » en langue Shawnee.

Photo rapprochée d’une femelle wapiti

Évolution

Sur le plan génétique, le wapiti appartient au groupe des cerfs asiatiques, qui s’est séparé des cerfs élaphes (Cervus elaphus) avant le Pléistocène, et il n’est donc qu’un lointain parent de ce dernier. Il est plus étroitement lié au cerf Sika (Cervus nippon) et au cerf de Thorold (ou cerf à museau blanc) (Cervus albirostris) adapté à la montagne. Toutefois, son plus proche parent est le cerf sauteur des montagnes du Tibet et de la Chine occidentale (Cervus canadensis wallichi), hautement expert pour gravir à grands bonds les longues pentes montagneuses escarpées, sautant par-dessus les buissons de rhododendrons et de saules. Le wapiti et son homologue de Sibérie et de Mongolie extérieure, appelé maral, ont évolué pour devenir des coureurs rapides et endurants dans les paysages ouverts et les terrains plats. Ils sont tous deux originaires de la Béringie du Pléistocène. Le wapiti s’est déplacé vers l’est jusqu’en Amérique du Nord après la glaciation, tandis que son homologue le maral a migré vers l’ouest jusqu’en Asie centrale. Le wapiti n’étend son aire de répartition et sa population qu’après l’extinction de la mégafaune glaciaire américaine (les grands animaux, dont le mammouth), il y a environ 11 000 ans.

Répartition et habitat

Avant 1492, le wapiti est relativement rare dans les archives fossiles, mais sa population augmente rapidement après la colonisation, possiblement en raison de la diminution de la chasse par les peuples autochtones, dont le nombre diminue à la suite de l’introduction des maladies et des génocides. Le wapiti atteint son aire de répartition géographique maximale bien avant 1800. Cependant, en 1835, le wapiti disparait de son aire de répartition à l’est (Ontario et Québec) en raison de la chasse excessive par les colons. Il est plus tard réintroduit en Ontario. En Alberta, il disparait avant 1913, mais il est réintroduit à partir du parc national de Yellowstone (dans le centre-nord-ouest des États-Unis) en 1917. On trouve des populations éparses en Alberta à l’est des Rocheuses, en Saskatchewan et au Manitoba. On en trouve également le long des Rocheuses en Colombie-Britannique, ainsi que sur l’île de Vancouver, et une petite population est introduite sur la côte. Une autre petite population est également introduite au Yukon.

Le wapiti est un animal sociable qui a tendance à vivre en terrain ouvert. En Amérique du Nord, on le retrouve dans des habitats très divers. En Asie, son homologue est largement confiné à la zone subalpine, sa distribution étant limitée par d’autres espèces de cerfs élaphes. Les mâles et les femelles vivent séparément, les femelles maximisant leur sécurité face aux prédateurs, et les mâles maximisant leur accès à la nourriture. Le mâle pèse 10 % de plus que la femelle.

Reproduction et développement

Pendant le rut, le mâle indique sa présence en émettant des bramements forts et clairs (le wapiti est le plus volubile et bruyant des cervidés au Canada) et en s’aspergeant d’urine. Les wapitis dominants forment leurs harems respectifs. La période de gestation est relativement longue et elle dure environ 240 jours; les faons naissent en juin.

Relations avec les humains

De nos jours, le wapiti est un important gibier, et il l’était probablement également par le passé. Les wapitis élevés dans des ranchs de chasses ont propagé l’encéphalopathie des cervidés dans l’ouest du Canada à partir d’importations en provenance des États-Unis.