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Shelley Ambrose

Shelley Diane Ambrose, C.M., éditrice, journaliste, productrice, directrice générale, organisatrice bénévole (née à Chatham en Ontario). Shelley Ambrose est respectée à l’échelle nationale pour son patriotisme passionné envers le Canada. Elle a travaillé comme journaliste et productrice pour Peter Gzowski et Pamela Wallin, et comme organisatrice infatigable pour des œuvres caritatives. En 2006, elle a été nommée éditrice du magazine Walrus. Pendant ses 14 années à la tête de ce magazine, elle l’a réorienté et modernisé, l’éloignant de son modèle d’affaires désuet. Elle y a introduit des innovations qui lui ont permis de prospérer sur le marché de la presse écrite à l’ère de l’internet. Reconnue pour son engagement en tant que citoyenne active, Shelley Ambrose a également cofondé le Festival littéraire de Lakefield. Elle a siégé au conseil d’administration de l’organisme Conservation de la nature Canada (CNC) et au conseil national du Musée canadien du canot. Elle a été nommée membre de l’Ordre du Canada en 2022.

Jeunesse

Shelley Ambrose naît à Chatham en Ontario. Son père est géologue et il devient cadre dans l’industrie pétrolière, et sa mère est enseignante. Lorsque Shelley a cinq ans, sa famille déménage à Calgary. Son intérêt pour le journalisme et son sens des affaires se manifestent dès son adolescence lorsqu’elle lance son propre journal. Elle en rédige les articles, et elle crée les dessins humoristiques ainsi que les mots croisés. Elle sollicite également des annonceurs et elle vend son journal en faisant du porte-à-porte.

Les parents de Shelly Ambrose sont tous deux d’anciens élèves de l’Université Western Ontario, et elle a de la famille dans la région de London. Ce sont ces facteurs qui l’incitent à s’inscrire à Western, où elle obtient un baccalauréat ès arts en langue et littérature anglaises en 1983. Elle obtient ensuite un baccalauréat en arts appliqués avec spécialisation en journalisme à l’Université Ryerson de Toronto (maintenant l’Université métropolitaine de Toronto). Après ses études, elle travaille comme journaliste pour le Globe and Mail et le Windsor Star.

Radio, télévision et alphabétisation

De 1982 à 1997, Peter Gzowski anime la très populaire émission matinale Morningside sur les ondes de CBC Radio. En 1986, Shelley Ambrose assiste à une séance de signature de dédicaces de Peter Gzowski. Constatant le chaos qui règne lors de cet événement, elle lui apporte un café et elle organise la file d’attente pour les autographes. Sa personnalité et son esprit d’initiative incitent Peter Gzowski à l’embaucher comme assistante personnelle. Elle devient par la suite l’une des productrices de l’émission Morningside. Elle est responsable de la planification des émissions, de la gestion du calendrier des invités, de préparer Peter Gzowski pour les entrevues, de la coordination avec l’équipe technique, de la gestion de l’émission en direct et de l’organisation des promotions hors studio.

Le travail que fait Shelley Ambrose avec Peter Gzowski consiste également à l’aider à assembler plusieurs recueils de lettres, d’extraits d’entrevues et de réflexions qui donnent naissance à la série Morningside Papers. Shelley Ambrose organise aussi 120 tournois de golf à travers le Canada. Grâce à ces événements, Peter Gzowski réussit à recueillir plus de 15 millions de dollars pour soutenir des initiatives d’alphabétisation.

Lorsque Peter Gzowski prend sa retraite, Shelley Ambrose devient productrice de télévision pour la journaliste Pamela Wallin. L’émission, initialement intitulée Pamela Wallin Live, change de nom lorsqu’elle passe d’une émission diffusée en direct à une émission enregistrée en studio, sur CBC et ensuite sur CTV. Comme elle l’a fait pour Peter Gzowski, Shelley Ambrose travaille dans les coulisses et elle supervise les entrevues de Pamela Wallin avec des politiciens, des célébrités et des personnalités publiques.

Organisatrice

Shelley Ambrose fait partie des personnes qui fondent le Festival littéraire de Lakefield en 1995. Son enthousiasme, ses compétences organisationnelles et ses relations dans le milieu littéraire contribuent à définir les valeurs et l’orientation du festival.

Shelley Ambrose est la chef de projet qui organise la couverture radiophonique et télévisée sur CBC de la reine Elizabeth II lors de sa visite au Canada en 2002 à l’occasion de son jubilé d’or. Elle planifie également la sécurité de cette visite de douze jours et elle s’occupe des besoins du large entourage du couple royal.

Quatre ans plus tard, Shelley Ambrose figure parmi les organisateurs de la collecte de fonds organisée à l’occasion du 60e anniversaire du président américain Bill Clinton, à New York et à l’hôtel Fairmont Royal York de Toronto. L’événement à Toronto permet d’amasser 2,5 millions de dollars pour la Clinton Foundation, qui sont principalement destinés à la lutte contre le VIH/sida en Afrique.

Pamela Wallin est nommée consule générale du Canada en 2002. De son bureau basé à New York, la consule générale offre des services aux entreprises et aux citoyens canadiens aux États-Unis, tout en faisant la promotion du Canada et de ses intérêts lors de réunions, de discours, de forums et de soupers. Pamela Wallin nomme Shelley Ambrose au poste d’officière des affaires publiques du consulat. Lorsque Shelley Ambrose quitte ce poste en 2005, Pamela Wallin la décrit comme une personne honnête, directe, et amusante qui connait non seulement beaucoup de gens, mais qui établit également rapidement des liens avec les autres en déterminant leurs intérêts et leurs besoins.

Le magazine Walrus

En novembre 2006, Shelley Ambrose est nommée éditrice du magazine Walrus et directrice générale de sa fondation. La fondation à but non lucratif The Walrus est devenue un organisme de bienfaisance officiel l’année précédente. L’objectif de la fondation est de générer des revenus pour le magazine qui est alors au bord de la faillite et qui lutte pour sa survie sur le marché de la presse écrite après l’avènement de l’internet.

Shelley Ambrose détermine que le problème du magazine ne réside pas dans un manque d’intérêt pour une écriture de qualité, mais plutôt dans le fait qu’il repose sur un modèle d’affaires désuet. Elle renforce le travail de la fondation, qui continue à solliciter des dons auprès des donateurs. Parallèlement, Shelley Ambrose organise des soupers, des conférences, des forums et d’autres initiatives de la fondation The Walrus à travers le pays. Ces événements permettent d’amasser des fonds et de promouvoir le magazine tout en remplissant sa mission qui est de stimuler et d’éduquer ses lecteurs et de former les journalistes. Le programme Walrus Bookshelf, par exemple, invite des auteurs de renom dans les écoles secondaires et distribue des livres aux enseignants et aux élèves. Shelley Ambrose développe également le magazine papier en l’offrant en ligne avec des baladodiffusions et un site web attrayant. Toutes les activités en ligne et sur les diverses plateformes sont soigneusement planifiées pour être en lien avec les articles du magazine. Grâce aux initiatives de Shelley Ambrose, le lectorat et le nombre d’abonnements du magazine grimpent en flèche. Ses finances se stabilisent, près de la moitié du budget annuel du magazine étant financé par la fondation.

Shelley Ambrose démissionne du Walrus en juin 2020. Elle exprime une immense fierté pour tout ce qui a été accompli durant son mandat, notamment la qualité du magazine, la popularité des plateformes et des événements nationaux, ainsi que la généreuse dotation du Walrus Trust.

« Le Canada me tient à cœur. Je me soucie des grandes institutions canadiennes, qu’elles soient culturelles ou environnementales… Le fil conducteur de toute ma carrière est le débat canadien. »
— Shelley Ambrose


Citoyenne engagée

De 2007 à 2013, Shelley Ambrose siège au conseil d’administration national de l’organisme Conservation de la nature Canada (CNC). Elle participe également à la campagne Landmark de l’organisme, qui vise à amasser des fonds pour acheter et entretenir davantage de propriétés.

Shelley Ambrose siège au conseil d’administration de l’organisme à but non lucratif American Agora Foundation, qui supervise le magazine artistique Lapham’s Quarterly. Cet organisme promeut l’importance d’étudier l’histoire. Shelley Ambrose siège également au conseil national du Musée canadien du canot à Peterborough et au conseil d’administration de HopeTowns Initiative à Port Hope. Cette initiative vise à restaurer les rues principales patrimoniales et les bassins hydrographiques agricoles environnants et à y attirer des visiteurs, grâce à des programmes axés sur l’hôtellerie, l’art, l’agriculture et l’architecture.

Distinctions

Le travail de Shelley Ambrose est reconnu avec la médaille du jubilé d’or et la médaille du jubilé de diamant de la reine Elizabeth II. En 2013, elle reçoit le prix Headliner pour excellence de l’Université Ryerson (maintenant l’Université métropolitaine de Toronto). Elle est nommée membre de l’Ordre du Canada en 2022 pour avoir « créé un espace propice au dialogue ouvert et avoir encouragé les gens à réfléchir sur ce que signifie le fait d’être Canadien ».