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Margaret Millar

Margaret Millar (née Margaret Ellis Sturm), autrice de romans policiers (née le 5 février 1915 à Kitchener en Ontario; décédée le 26 mars 1994 à Montecito en Californie). Margaret Millar a remporté deux prix Edgar Allan Poe pour le meilleur roman et un prix Grand Master décerné par le Mystery Writers of America. Elle a été nommée femme de l’année par le Los Angeles Times en 1965.

Éducation

Margaret Millar naît à Kitchener et elle étudie au Kitchener-Waterloo Collegiate Institute, où elle rencontre son futur époux, Kenneth Millar (plus connu sous son pseudonyme, Ross Macdonald). La première nouvelle publiée de Margaret Millar, « Impromptu », parait dans un numéro de 1931 du magazine étudiant de l’école. Elle poursuit ses études en lettres classiques à l’Université de Toronto, mais elle abandonne ses études avant d’obtenir son diplôme.

En 1938, elle épouse Kenneth Millar et ils s’installent d’abord à Toronto, et ensuite à Kitchener.

Carrière littéraire

Margaret Millar affirme avoir écrit son premier livre, le roman The Invisible Worm (1941; trad. L’invisible ver), en raison de son insatisfaction des romans policiers de l’époque. D’autres romans suivent à un rythme de plus d’un par année. Le succès commercial et la vente subséquente des droits d’adaptation cinématographique de son sixième livre, The Iron Gates (1946; Un doigt de folie), permettent à Margaret Millar et à son mari (voir Ross Macdonald) de mener de front leurs carrières d’auteurs de romans policiers (voir Littérature populaire de langue anglaise).

Couverture du roman à suspense <i>Vanish in an Instant</i> (1952) de Margaret Millar

Écrivaine prolifique, Margaret Millar publie 26 romans et un récit autobiographique sur l’observation des oiseaux intitulé The Birds and the Beasts Were There: The Joys of Birdwatching and Wildlife Observation in California's Richest Habitat (1968). Le dernier livre de Margaret Millar, The Couple Next Door: Collected Short Mysteries, est publié à titre posthume en 2004 et édité par Tom Nolan, le biographe de son mari.

Au cours de ses dernières années, le rythme d’écriture de Margaret Millar est ralenti par la maladie d’Alzheimer de son mari, Kenneth. Elle-même souffre de dégénérescence maculaire (voir aussi Cécité et amblyopie) et elle en vient à s’aider des technologies modernes pour pouvoir écrire.

Influences et thèmes

Dans les années 1940, les Millar s’installent à Santa Barbara en Californie qui sert d’inspiration pour « Santa Felicia », la communauté qui figure dans la plupart des romans de fiction de Margaret Millar. Contrairement à son mari (voir Ross Macdonald), Margaret Millar situe plusieurs de ses romans au Canada, comme les romans Wall of Eyes (1943; trad. Des yeux plein la tête), Fire Will Freeze (1944; trad. Omelette canadienne) et An Air that Kills (1957; trad. Un air qui tue).

Le livre The Iron Gates (1946; trad. Un doigt de folie) est souvent considéré comme le meilleur livre de Margaret Millar et il raconte l’histoire d’une riche femme de Toronto qui sombre dans la folie après avoir reçu un mystérieux colis et est ensuite internée. La dimension psychologique, caractéristique de l’écriture de Margaret Millar, est peut-être encore mieux illustrée dans son livre Beast in View (1955; trad. Mortellement vôtre), livre pour lequel elle reçoit le premier de ses deux prix Edgar du meilleur roman.

Les romans policiers de Margaret Millar contiennent presque toujours des drames familiaux, un élément qui se retrouve également dans ses romans hors du genre policier. Dans le premier de ceux-ci, Experiment in Springtime (1941), l’histoire suit un mariage stable mais sans surprise qui est ébranlé lorsque le mari frôle la mort et devient persuadé que sa femme cherche à l’assassiner.

Couverture du roman à suspense d'horreur psychologique <i>Beast in View</i> (1955)

Distinctions

En tant qu’autrice de romans de genre qui a vécu une grande partie de sa vie aux États-Unis, Margaret Millar est souvent ignorée par les critiques canadiennes, alors qu’elle est l’une des écrivaines anglo-canadiennes les plus talentueuses de sa génération. Elle possède un don pour écrire des dialogues à la fois réalistes et captivants qui font progresser l’intrigue et révèlent la personnalité des personnages. Ses livres lui valent plusieurs prix et certains sont adaptés au cinéma et à la télévision, comme l’épisode « Beast in View » (1964) de la série Alfred Hitchcock Hour, qui est adapté de son thriller psychologique de 1955 du même nom.

Prix

  • Prix Edgar Allan Poe, meilleur roman (Beast in View) (1956)
  • Femme de l’année, Los Angeles Times (1965)
  • Prix Edgar Allan Poe, meilleur roman (Banshee) (1983)
  • Prix Grand Master, Mystery Writers of America (1983)