Hockey Night in Canada (HNIC) était une émission hebdomadaire qui diffusait les matchs de la Ligue nationale de hockey (LNH) tous les samedis soirs. Il existait également une version francophone de cette émission, intitulée La Soirée du hockey. L’émission Hockey Night in Canada (HNIC) a été diffusée d’octobre 1952 à juin 2026, et elle a été l’émission la plus ancienne au Canada. Elle détient d’ailleurs le record Guinness de l’émission sportive télévisée ayant eu la plus longue durée de vie au monde. Elle a été diffusée à la radio pour la première fois en 1931, avec des commentaires en direct du commentateur emblématique Foster Hewit. La première diffusion de HNIC à la télévision au Canada a eu lieu le 11 octobre 1952, et elle était l’une des toutes premières émissions télévisées du Canada. L’émission a été produite par la CBC de 1936 à 2013 (et par Radio‑Canada, pour La Soirée du hockey, de 1952 à 2002). En 2013, les droits de diffusion des matchs de la LNH ont été acquis par Rogers Communications. Véritable pilier de la télévision canadienne pendant plus d’un demi-siècle, HNIC était généralement l’émission la plus regardée au pays. Elle attirait régulièrement une moyenne de plus de 2 millions de téléspectateurs. Le thème musical de l’émission est considéré par de nombreuses personnes comme étant le « deuxième hymne officiel du Canada ». L’émission HNIC a remporté 21 prix Gemini et 3 prix Écrans canadiens.
Origines radiophoniques : General Motors Hockey Broadcast (1931‑1952)
La première transmission radio d’un match de hockey au Canada a lieu le 8 février 1923 sur la station CFCA, qui est détenue et exploitée par le Toronto Star. Le 16 février 1923, Foster Hewitt, fils de W.E. Hewitt qui est rédacteur sportif du Toronto Star, fait ses débuts sur les ondes pour la CFCA. Foster Hewitt commente un match de hockey senior amateur entre les Argonauts de Toronto (à ne pas confondre avec l’équipe de football de la LCF) et les Greenshirts de Kitchener. C’est ce soir-là qu’il prononce pour la première fois la célèbre phrase « He shoots! He scores! », que René Lecavalier immortalise en français en s’écriant « Il lance et compte! ».
Comme le hockey professionnel devient de plus en plus populaire et que les retransmissions de la CFCA ont un succès croissant, les commanditaires sont impatients d’associer leur marque à ce nouveau médium en plein essor. En 1931, General Motors accepte de payer 500 $ par match pour diffuser les rencontres de la LNH à la radio sur quelques stations de l’Ontario. General Motors Hockey Broadcast, la première version de ce qui devient ensuite la Hockey Night in Canada, est diffusée pour la première fois à la radio le 12 novembre 1931, avec Foster Hewitt qui commente en direct le tout premier match aux Maple Leaf Gardens. (La célèbre formule d’introduction de Foster Hewitt à chaque émission, « Hello Canada and hockey fans in the United States and Newfoundland », ouvre encore aujourd’hui l’émission.)
On estime que la première diffusion de Hockey General Motors attire environ 100 000 auditeurs. L’émission devient un incontournable du samedi soir pendant la saison de la LNH. Gordon Calder est le premier animateur de l’émission, et Foster Hewitt fait les commentaires en direct aux côtés du commentateur technique et ancien gardien des Sénateurs d’Ottawa, Percy LeSueur. Pendant les pauses, les auditeurs peuvent profiter de la musique de l’orchestre de Luigi Romanelli en direct de Toronto.
En deux ans, General Motors Hockey Broadcast atteint près de 2,5 millions d’auditeurs. L’émission ajoute des stations de Montréal à son réseau et commence à diffuser les matchs des Canadiens de Montréal et des Maroons de Montréal, en plus des matchs des Maple Leafs de Toronto. Un sondage téléphonique mené à Montréal durant la diffusion d’un match de hockey le 3 février 1934 démontre que 74 % des personnes qui écoutent la radio à ce moment‑là suivent le General Motors Hockey Broadcast.
Au total, l’émission diffuse 51 matchs au cours de la saison 1933‑1934 : 29 des Maple Leafs, 10 des Canadiens et 12 des Maroons. Foster Hewitt couvre les parties se déroulant à Toronto tandis que deux autres équipes distinctes sont affectées aux équipes montréalaises respectives. Les retransmissions des matchs des Canadiens se font en français, tandis que celles des parties disputées par les Maroons sont en anglais.
La Compagnie Pétrolière Impériale Ltée (Esso) récupère les droits de commanditaire avant la saison de 1934-1935, et l’émission The Imperial Esso Hockey Broadcast commence à être diffusée les samedis soirs. En 1936, la Canadian Broadcasting Corporation/Société Radio-Canada (CBC/SRC) est fondée et reprend les transmissions des matchs, permettant ainsi à un public national plus vaste de suivre le hockey du samedi soir (voir aussi Création de la Société Radio-Canada [SRC]). L’émission est renommée Hockey Night in Canada, un nom créé par Foster Hewitt.
La HNIC demeure à l’antenne de CBC Radio jusqu’en 1965, mais à cette époque, elle touche déjà son public par l’entremise d’un nouveau média.
Développement de la HNIC à la télévision
En septembre 1952, la CBC diffuse les premières images télévisées au Canada. Le hockey, qui a déjà été télévisé à Londres, en Angleterre et à New York aux États‑Unis dès 1938, transforme rapidement le paysage télévisuel canadien en plein essor.
Toutefois, certaines des figures les plus en vue du monde du hockey ont des réactions mitigées à l’égard de sa retransmission à la télévision, malgré le succès de la HNIC à la radio. Le président de la LNH, Clarence Campbell, s’y oppose ouvertement, car il craint qu’un programme comme la HNIC ne menace les ventes de billets sur les marchés clés de Montréal et de Toronto. Il se dit également préoccupé par la capacité des caméras de télévision à capturer efficacement l’action qui se déroule sur la glace. En 1949, il déclare à The Hockey News que « les montées rapides d’un bout à l’autre de la patinoire, ces aspects techniques et spectaculaires du jeu, sont extrêmement difficiles à retransmettre en raison du champ de vision limité de la télévision. Cela ne rend pas justice à l’action dans son ensemble, et ne peut certainement pas être bénéfique pour le sport ».
Conn Smythe, le président des Maple Leafs de Toronto, partage le même avis. Après avoir assisté à une retransmission télévisée d’un match de la Coupe Memorial depuis le Maple Leaf Gardens en avril 1952, qui sert de test pour les premières télédiffusions de HNIC, il déclare : « Si c’est ce à quoi ressemble le hockey à la télévision, les Torontois ne l’écouteront pas. » Mais Conn Smythe perçoit également le potentiel de la télévision pour atteindre un public national et contribuer à la croissance du hockey. Il en va de même pour le groupe d’annonceurs potentiels et les dirigeants de la CBC, qui sont présents lors de ces essais et qui aiment particulièrement les commentaires de Foster Hewitt sur le match.
Les préparatifs pour la diffusion de la HNIC sur CBC TV commencent à compter de la saison 1952‑1953. La Compagnie Pétrolière Impériale Ltée demeure le principal commanditaire de l’émission, mais durant la première saison, Conn Smythe ne réclame que 100 $ de droits publicitaires par match. Cependant, en moins d’un an, la HNIC s’avère être un immense succès, et ses droits publicitaires grimpent en flèche à 150 000 $ pour un contrat de trois ans. En moins d’une décennie, ils en sont à 21 000 $ par match.
Deux réalisateurs, Gérald Renaud à Montréal et George Retzlaff à Toronto, sont embauchés pour superviser les premières diffusions de l’émission HNIC. Gérald Renaud expérimente avec l’utilisation de trois caméras : une filme la patinoire dans toute sa longueur, une deuxième rend compte de l’action à mi‑distance, et la troisième effectue des gros plans des joueurs et montre les mises en jeu. Il teste cette configuration en filmant des matchs de ping‑pong. Ce système à trois caméras est mis en place pour le premier match télévisé de l’émission HNIC et il devient ensuite la norme.
Premières de l’émission HNIC en français et en anglais
La première transmission de Hockey Night in Canada à la télévision marque les débuts des matchs de hockey télévisés au Canada le 11 octobre 1952, en direct du Forum de Montréal. Ce match est une revanche de la finale de la Coupe Stanley de la saison précédente, et il oppose l’équipe locale des Canadiens de Montréal, menés par Maurice Richard, contre les Red Wings de Détroit, détenteurs du titre, avec leur joueur vedette Gordie Howe. Montréal remporte une victoire de 2 contre 1. Le match est diffusé en français et commenté par René Lecavalier.
L’émission HNIC fait ses débuts en anglais à l’occasion d’un match entre les Maple Leafs de Toronto et les Bruins de Boston au Maple Leaf Gardens, le 1er novembre 1952. La partie est retransmise sur les ondes à 21 h 30 heure de l’Est, une heure après la première mise en jeu.
La popularité de l’émission HNIC à la télévision est immédiate. En 1954, alors que le nombre de téléviseurs dans les foyers canadiens augmente d’environ 50 000 unités par mois, HNIC devient l’émission la plus populaire au pays. À Montréal, les samedis soir, 77 % des téléviseurs sont réglés sur le match des Canadiens. En 1957, la CBC commence à diffuser HNIC à travers le pays.
Cotes d’écoute
L’émission HNIC est un véritable pilier de la télévision canadienne pendant plus d’un demi-siècle, et elle est longtemps la série télévisée la plus regardée au pays. Pendant plusieurs décennies, elle attire régulièrement plus de 2 millions de téléspectateurs. Dans son livre Sport and Politics in Canada, Donald Macintosh écrit : « Au milieu des années 1960, les cotes d’écoute télévisuelles Nielsen démontraient régulièrement que les télédiffusions du hockey du samedi soir constituaient les émissions les plus regardées au Canada. En 1969, 6,2 millions de Canadiens ont écouté les finales de la Coupe Stanley entre Boston et Montréal. » Dans leur étude de 1972, ironiquement intitulée The Death of Hockey, Bruce Kidd et John Macfarlane écrivent : « Hockey Night in Canada est réellement une soirée de hockey au Canada., nous organisons nos vies autour de cette émission. »
Selon Encyclopedia of Television de Horace Newcomb, HNIC « était une émission qui était régulièrement en première place jusqu’au milieu des années 1990 ». Par exemple, le septième et dernier match de la finale de la Coupe Stanley de 1994, entre les Canucks de Vancouver et les Rangers de New York, attire près de 5 millions de téléspectateurs. Après cela, les cotes d’écoute chutent, mais elles demeurent relativement stables lors des 20 années suivantes. En 2015, à l’occasion des séries éliminatoires de la Coupe Stanley, les matchs de la première ronde entre les Canadiens de Montréal et les Sénateurs d’Ottawa attirent en moyenne 3,2 millions de téléspectateurs. Cependant, lors de la troisième ronde, alors qu’il ne reste plus d’équipes canadiennes, l’audience chute de 61 %.
L’année suivante, la situation ne fait qu’empirer. Lorsque les séries éliminatoires de la Coupe Stanley de 2016 commencent en avril, c’est la première fois qu’aucune équipe canadienne n’y participe depuis 1960. En conséquence, l’audience de HNIC chute à 721 000 par match. La saison 2016‑2017 démarre en force, avec une première émission qui attire une moyenne de 2,3 millions de téléspectateurs, le meilleur démarrage de saison depuis 2013 et une hausse de 10 % comparativement à l’émission d’ouverture de 2015. Cependant, la saison 2016‑2017 enregistre globalement une baisse de 20 % des cotes d’écoute de l’émission. Depuis, les matchs de la saison régulière attirent en moyenne 1,3 million de téléspectateurs par émission.
Innovations
Au fil des années, Hockey Night in Canada est le berceau de plusieurs innovations dans le domaine de la diffusion des sports en direct à la télévision. On attribue au réalisateur George Retzlaff l’invention de la « reprise instantanée » en 1955, grâce à une technique impliquant un traitement à chaud sur film qui lui permet de diffuser la reprise des buts. Cependant, il faut une autre décennie pour qu’un employé de la CBC, Ty Lemberg, améliore la technique et que la rediffusion instantanée devienne un élément régulier de la HNIC.
Le 24 mars 1965, le match entre les Canadiens de Montréal et les Maple Leafs de Toronto est le premier match de hockey télédiffusé en couleur. Au début de la saison 1966‑1967, tous les matchs diffusés de la HNIC sont en couleur, grâce à l’installation d’un nouvel éclairage au Forum de Montréal et au Maple Leaf Gardens pour améliorer la qualité de l’image. Les joueurs doivent s’adapter à des arénas plus lumineux, certains allant même jusqu’à placer de la cendre de liège sous leurs yeux pour atténuer les reflets de la lumière sur la glace.
D’autres innovations sont introduites dans l’émission, comme le segment « Hot Stove », qui est diffusé entre les périodes de jeu. Ce segment vient de l’époque où l’émission était radiodiffusée, et il présente des commentateurs venus de tout le pays qui débattent sur les divers aspects du match. En janvier 1995, le segment « Hot Stove » est relancé sous le nom « Satellite Hot Stove ».
HNIC produit également des émissions en plusieurs langues, notamment en inuktitut, en italien, en mandarin, en cantonais, en tagalog et en pendjabi. La CBC commence à produire l’édition en pendjabi de HNIC à temps pour la finale 2008 de la Coupe Stanley, Harnarayan Singh en est le commentateur. L’émission Hockey Night in Canada: Punjabi Edition est annulée par la CBC en 2011, mais elle est rapidement rétablie à la suite de protestations.
Thème musical
Jusqu’en 1968, la HNIC s’ouvre avec la musique « Happy Motoring » d’Esso, un clin d’œil à son principal commanditaire, la Compagnie Pétrolière Impériale Ltée, qui figure également dans les publicités à la radio et à la télévision. À l’approche de la saison 1968‑1969, les producteurs de la HNIC décident de commander un nouveau générique. La tâche est confiée à Dolores Claman, une compositrice de Vancouver qui est spécialiste dans les ritournelles publicitaires. Elle compose « The Hockey Theme » en imaginant des « gladiateurs romains sur des patins ». Les cinq premières notes emblématiques se matérialisent rapidement dans son esprit. Dolores Claman déclare au Globe and Mail en 2008 : « Cette musique n’a pas été difficile à composer. »
« The Hockey Theme » devient synonyme de hockey et du Canada pour plusieurs générations successives de Canadiens. « The Hockey Theme » devient si populaire qu’il est largement considéré comme le deuxième hymne national du Canada. Il est intronisé au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens en 2010.
Le 4 juin 2008, la musique se retrouve au centre d’une controverse nationale lorsque les éditeurs de Dolores Claman affirment que la CBC a refusé de renouveler les droits de la musique (voir Hockey’s Theme Song Fiasco). Alors que la CBC cherche un nouveau thème, la chaine rivale, soit CTV, achète les droits du célèbre morceau, qu’elle utilise ensuite lors des retransmissions régionales de hockey sur TSN.
Coach’s Corner
En plus du segment « Hot Stove », la HNIC propose d’innombrables autres segments qui sont diffusés durant les pauses entre les périodes. Les plus marquants comprennent le « Hockey Quiz » qui met en vedette Johnny Wayne de Wayne et Shuster, ainsi que les célèbres dessins animés « Peter Puck », diffusés dans les années 1970, qui mettent en vedette un personnage en forme de rondelle de hockey qui initie les téléspectateurs aux règles du jeu.
Le segment « Coach’s Corner » fait ses débuts sur HNIC lors des séries éliminatoires de la Coupe Stanley de 1980. Initialement, ce segment est diffusé durant la deuxième pause et il met en scène Don Cherry seul, qui utilise des extraits vidéo pour mettre en lumière ses observations. Rapidement, Dave Hogde, animateur de la HNIC, se joint à lui. En 1987, Ron MacLean, auparavant présentateur sportif en Alberta, prend la relève de Dave Hodge. Cette même année, le segment « Coach’s Corner » est déplacé de la deuxième à la première pause, où on estime que le segment attire parfois plus de téléspectateurs que le match lui-même. Ron MacLean anime également Hockey Night in Canada, un rôle qui lui vaut sept prix Gemini. En 2015, le segment « Coach’s Corner » est intronisé à l’Allée des célébrités canadiennes.
Cependant, Don Cherry est souvent au cœur de controverses. En 1980, à peine un mois après qu’il ait commencé à travailler pour l’émission Hockey Night in Canada, la CBC veut le congédier « pour protéger les enfants anglophones du Canada ». On lui reproche souvent son style de langage très familier et souvent décousu à l’écran. Le producteur exécutif de la CBC, Ralph Mellanby, le défend à l’époque, estimant que son approche trouve un écho auprès de nombreux cols bleus canadiens.
Tout au long de sa présence à « Coach’s Corner », Don Cherry fait face à des accusations de sectarisme et de racisme, en raison de ses préjugés et de ses déclarations concernant les joueurs nés à l’étranger, plus particulièrement les Suédois, les Finlandais et les Russes, ainsi que les Canadiens français. Il tient également des propos désobligeants à l’égard des peuples autochtones, comme en 2015, lorsqu’il traite les Inuits de « sauvages » et de « barbares » parce qu’ils mangent du phoque.
Don Cherry est régulièrement critiqué pour sa défense, voire sa glorification, des bagarres et de la violence au hockey. Ces critiques s’intensifient des années plus tard lorsque de nouvelles informations sur les conséquences des traumatismes crâniens sont rendues publiques. En 2011, Don Chery est contraint de s’excuser après avoir traité les anciens hommes de main de la LNH, soit Chris Nilan, Stu Grimson et Jim Thomson, de « vomissures », de « pourris » et « d’hypocrites », alors que ces derniers se prononcent contre les combats au hockey. Les joueurs menacent d’intenter des poursuites judiciaires si Don Cherry ne présente pas d’excuses publiques, ce qu’il finit par faire.
Le 11 novembre 2019, Rogers Sportsnet annonce que Don Cherry « démissionne immédiatement de ses fonctions dans l’émission Hockey Night in Canada ». Cette décision est prise en réaction à ses commentaires lors du segment de « Coach’s Corner » du 9 novembre. Dans ce segment, il critique les immigrants de Toronto et de Mississauga pour ne pas avoir porté de coquelicots afin de commémorer le jour du Souvenir. Don Cherry déclare : « Vous autres… vous aimez notre mode de vie, vous aimez notre lait et notre miel, vous pourriez au moins payer deux dollars pour un coquelicot ou quelque chose du genre… Ces gars [les militaires canadiens] ont payé pour ce mode de vie que vous aimez tant au Canada, ces gars ont payé le prix le plus lourd. » L’utilisation du terme « vous autres » de Don Cherry offense de nombreux Canadiens, en particulier ceux appartenant à des minorités ethniques. Farhan Lalji, de TSN, explique par exemple qu’il a perçu les commentaires de Don Cherry comme une attaque contre les personnes nées à l’étranger et qu’il « a dépassé les bornes ».
Suite au congédiement de Don Cherry, les opinions des Canadiens à ce sujet sont divisées. Certains fidèles partisans de Hockey Night in Canada continuent à soutenir Don Cherry, et ils critiquent la décision de Rogers Sportsnet. De nombreux autres Canadiens croient que le congédiement de Don Cherry aurait dû avoir lieu longtemps auparavant.
Rogers achète les droits de la LNH
Le 26 novembre 2013, Rogers Communications annonce avoir acheté les droits multimédias et de diffusion au Canada de tous les matchs de la LNH, pour une durée de 12 ans à coût de 5,2 milliards de dollars canadiens. Dans un communiqué de presse, la ligue qualifie cet accord de « l’un des plus importants contrats en matière de droits médiatiques de l’histoire, et le plus important contrat de droits médiatiques dans le domaine du sport jamais conclu au Canada ».
Un accord de sous‑licence d’une durée de quatre ans est également conclu entre Rogers et la CBC, garantissant que l’émission Hockey Night in Canada restera diffusée sur la chaine publique. Toutefois, l’émission est désormais diffusée non seulement sur la CBC, mais également sur les chaines CityTV et Sportsnet, qui appartiennent à Rogers.
Le 10 mars 2014, lors du premier et plus important remaniement depuis l’acquisition de HNIC, Rogers annonce que le populaire animateur de télévision George Stroumboulopoulos prend la relève en tant qu’animateur de l’émission. Il remplace Ron MacLean, qui occupe ce rôle depuis 1987 et qui est demeuré à l’animation du segment de « Coach’s Corner ».
George Stroumboulopoulos, qui a passé les dix années précédentes à animer une émission‑débat sur CBC, est embauché pour attirer des téléspectateurs plus jeunes. Cependant, après deux années de faibles cotes d’écoute, qui coïncident avec les mauvaises performances des équipes canadiennes de la LNH, George Stroumboulopoulos est démis de ses fonctions le 27 juin 2016. Ron MacLean est réintégré, et David Amber devient également un animateur régulier.
Le 19 décembre 2017, la CBC et Rogers annoncent un nouvel accord de sept ans pour la diffusion de Hockey Night in Canada « sur les ondes de CBC et sur toutes les plateformes de Rogers Media ». Cet accord prend fin après la saison 2025-2026 de la LNH, ce qui coïncide avec l’expiration du contrat avec Rogers.
Le 16 juin 2026, Rogers Sportsnet et la CBC annoncent que l’accord de sous-licence du diffuseur public ne sera pas renouvelé pour la saison 2026-2027 et que la CBC ne diffusera plus les matchs de la LNH. Dans un communiqué, la CBC indique que le diffuseur va aller de l’avant « avec une nouvelle stratégie de programmation sportive suite au succès sans précédent des Jeux olympiques de Milan/Cortina ». Chuck Thompson, cadre supérieur aux affaires publiques de CBC, déclare : « La CBC est propriétaire de la marque “Hockey Night in Canada” et nous avons bien l’intention de l’utiliser à l’avenir. Nous en dirons plus sur la manière dont nous comptons procéder dans les semaines à venir. »
Cependant, l’annonce de la fin de l’émission suscite une onde de choc et de tristesse partout au pays. « Ça a été un choc terrible », déclare Craig Baird, animateur du balado Canadian History Ehx sur CBC News. « Ce n’est pas qu’une simple émission, ça fait partie de notre culture. C’est profondément ancré dans le tissu du Canada. »
Animateurs
- Wes McKnight (1952‑1958)
- Ted Darling (1955‑1970)
- Ward Cornell (1958‑1971)
- Jack Dennett (1959‑1975)
- Frank J. Selke (1960‑1965)
- Brian McFarlane (1964‑1991)
- Bill Good Jr. (1970‑1978)
- Mike Anscombe (1970‑1972)
- Dave Hodge (1971‑1987)
- Dave Reynolds (1972‑1976)
- Dick Irvin Jr. (1976‑1999)
- Steve Armitage (1978‑2014)
- Ron MacLean (1986‑2014, 2016‑2026)
- George Stroumboulopoulos(2014‑2016)
- David Amber (2016‑2026)
Prix
- Meilleure émission ou série de sport (Larry Isaac, Mark Askin, Ron Harrison) (1992)
- Meilleur animateur/présentateur sportif (Ron MacLean) (1992, 1994, 1998)
- Meilleur événement sportif en direct (Paul Graham, Joel Darling, Dan Bjarnason) (2002)
- Meilleur animateur ou intervieweur d’une émission ou d’un reportage de sport (Scott Oake) (2003)
- Meilleure émission ou série de sport (Joel Darling, Chris Irwin, Sherali Najak) (2004)
- Meilleur événement sportif en direct (Sherali Najak, Joel Darling) (2007)
- Meilleure réalisation d’un événement sportif en direct (Ron Forsythe) (2007, 2009)
- Meilleur animateur ou intervieweur d’une émission ou d’un reportage de sport (Ron MacLean) (2004, 2006, 2007, 2008)
- Meilleur analyste en studio (Kelly Hrudey) (2007)
- Meilleur analyste ou commentateur sportif (Bob Cole) (2007)
- Meilleur segment sportif (Jennifer Barr) (2008)
- Meilleur événement sportif en direct (Brian Spear, Doug Walton, Sherali Najak) (2008)
- Meilleure émission d’analyse ou de commentaires de sport, série ou segment (Sherali Najak, Brian Spear) (2008)
- Meilleur commentateur sportif (Don Wittman) (2008)
- Meilleur événement sportif en direct (Sherali Najak, Brian Spear, Trevor Pilling) (2011)
- Meilleur reportage sportif (Elliotte Friedman) (2011)
- Réalisation d’un événement sportif en direct (Ron Forsythe) (2013)
- Présentateurs sportifs dans une émission ou une série (Jim Hughson) (2014)
- Meilleur analyste sportif (Ron MacLean) (2015)