Diane Tell (née Fortin), chanteuse, autrice-compositrice, guitariste, actrice (née le 24 décembre 1959 à Québec au Québec). Diane Tell est une autrice-compositrice-interprète pionnière de la musique québécoise. Elle a écrit sa première chanson à l’âge de 12 ans, elle a sorti son premier album en 1977 alors qu’elle était encore adolescente, et elle a remporté sept prix Félix avant l’âge de 25 ans. Elle a publié 14 albums de compositions originales, et un quinzième est prévu pour 2026. La musique de Diane Tell a marqué une transition de l’esthétique traditionnelle et les messages politiques de la musique folk vers un son plus raffiné, commercial et cosmopolite. Diane Tell détient les droits de l’intégralité de son catalogue musical, elle finance et produit ses propres albums, et elle possède sa propre maison d’édition musicale. Elle a également siégé au conseil d’administration de la SOCAN. Elle a été nommée Chevalière de l’Ordre des Arts et des Lettres de France en 2023 et elle a été intronisée au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens en 2024. Sa chanson emblématique, « Si j’étais un homme », a été intronisée en 2017.

Jeunesse et éducation
Diane Tell naît d’une mère américaine et d’un père québécois, et à l’origine, elle s’appelle Diane Fortin. Alors qu’elle est encore très jeune, sa famille déménage à Paris pour que son père puisse terminer sa formation en chirurgie. La famille s’installe éventuellement à Val-d’Or au Québec. Diane Tell a deux frères. Durant sa jeunesse, elle étudie le violon au prestigieux Conservatoire de musique de Val-d’Or, auquel elle est inscrite alors qu’elle a six ans. (Voir aussi Conservatoire de musique du Québec.)
Diane Tell est une enfant précoce et elle compose sa première chanson à l’âge de 12 ans. Durant son adolescence, elle développe également une passion pour la photographie, un passe-temps qui s’étend éventuellement à la vidéographie.
À la fin des années 1960, la mère de Diane Tell décide que sa fille devrait aller étudier à Montréal, où elle estime que les écoles sont meilleures. Diane aspire également à du changement; elle troque son violon contre une guitare, suivant ainsi la tendance de la musique populaire axée sur la guitare dans les années 1960. Pour entrer au Conservatoire de musique de Montréal, elle doit suivre des cours privés afin de rattraper son retard sur les autres élèves. C’est à cette époque qu’elle apprend la guitare classique.
Plusieurs années plus tard, Diane Tell auditionne pour l’école de musique du Cégep de Saint-Laurent. Bien qu’elle ait préparé une audition en tant que guitariste classique, elle remarque la longue file d’attente d’élèves qui espèrent auditionner pour le professeur Sam Balderman, qui enseigne le jazz et la guitare électrique. Malgré le fait qu’elle ne dispose ni de la formation ni de l’instrument qu’il faut, Diane auditionne pour Sam Balderman. Ce dernier lui dit d’abord qu’elle n’est pas au bon endroit. Malgré cela, Diane Tell est déjà convaincue qu’elle veut faire un important changement dans sa direction musicale.
Débuts de carrière
Au début de sa carrière, Diane Tell anime des émissions de radio sur les ondes de la populaire station de radio CKOI de Montréal. Alors qu’elle est adolescente, elle suit des cours durant la semaine et elle se produit durant les fins de semaine. Son père l’aide à acheter l’équipement dont elle a besoin, sa mère confectionne ses tenues, et ses frères l’accompagnent parfois dans les bars où elle chante. Parmi ses premières prestations, Diane Tell joue en première partie pour des artistes rock et pop de renom de l’époque, comme Leo Sayer, Rick Derringer et Chris de Burgh. Elle se produit régulièrement dans les bars de l’ouest de Montréal avant de sortir son premier album éponyme en 1977. Elle compose environ 50 chansons originales entre l’âge de 12 ans et la sortie de son premier album.
Faits saillants de carrière
Le style de Diane Tell est unique pour une chanteuse de la scène musicale du Québec des années 1970, car elle s’éloigne du son aux influences folk et des messages politiques de la génération précédente. Ses textes sont romantiques et le son de sa musique est plus cosmopolite, ancré dans le jazz et inspiré en partie de la musique latino-américaine. (De nombreuses personnes comparent son style à celui de groupes de « yacht rock » comme les Doobie Brothers.) À la fin des années 1970, entre la sortie de son premier album et de son deuxième, Diane Tell vit pendant un an à New York.
La carrière de Diane Tell prend son essor au début des années 1980. En 1980, elle représente le Québec au Festival international de la chanson française à Spa en Belgique, où elle interprète deux chansons et est la seule femme en compétition. Elle commence rapidement à remporter d’importants prix au Québec et en France. Son troisième album, En flèche (1980), engendre plusieurs succès et il se vend à 175 000 exemplaires. Diane Tell commence rapidement à se produire avec le groupe québécois de jazz fusion UZEB, ce qui contribue à rendre ses concerts encore plus uniques. Durant cette période, ses prestations attirent un public de plus en plus nombreux, faisant salle comble dans les importantes salles de concert de Montréal comme le Forum et le Théâtre Saint-Denis.
En 1990, Diana Tell est choisie pour jouer un rôle dans l’opéra rock La Légende de Jimmy. Cette comédie musicale est inspirée de la vie de l’acteur américain James Dean et est créée par Luc Plamondon et Michel Berger, les auteurs de l’opéra rock à succès Starmania. La première a lieu en 1990 au Théâtre Mogador à Paris. En 1991, Diane Tell joue à nouveau un rôle principal, cette fois dans la comédie musicale Marilyn Montreuil. Elle compose les chansons originales et elle incarne Marilyn. Cette comédie musicale est jouée au Théâtre National de Chaillot à Paris.
Dans les années 1990, Diana Tell signe avec Sony Music, tout comme Céline Dion, et elle a ainsi accès à de considérables budgets d’enregistrement. L’album original Marilyn Montreuil est mixé au studio Paisley Park du chanteur Prince, à Minneapolis. Diana Tell vit également durant six mois à Londres et elle collabore avec de nombreuses figures importantes de l’industrie musicale. C’est aussi durant cette décennie qu’elle apprend à piloter, et elle commence à effectuer régulièrement des missions humanitaires en Afrique pour soutenir ASI (Actions de Solidarité Internationale). Pendant qu’elle vit à Londres, Diane Tell enregistre quatre chansons en anglais, ses seules œuvres en langue anglaise.
De 2018 à 2023, Diane Tell siège au conseil d’administration de la SOCAN, la Société canadienne des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique. En date de mars 2026, elle est toujours en tournée et en studio. Son album Polissonne doit sortir plus tard dans l’année 2026, et des dates de tournée sont confirmées d’octobre 2026 à avril 2027. Apparemment, elle travaille également au développement d’une collection de lingerie.
Vie personnelle
Diane Tell vit en Europe depuis l’âge de 25 ans, et elle vit en Suisse depuis environ 2014. Elle est en relation et vit avec le réalisateur Jérôme Savary, le metteur en scène de La Légende de Jimmy et de Marilyn Montreuil, jusque dans les années 1990, mais le couple ne marie jamais. De 2004 à 2017, Diane Tell est mariée à Pierre Arostéguy, un homme d’affaires qui est propriétaire d’une épicerie à Biarritz en France.
Distinctions
Diane Tell remporte sept prix Félix avant l’âge de 25 ans. En 2017, le canton suisse du Valais lui décerne son prix Étoile du Valais. Cette même année, sa chanson emblématique, « Si j’étais un homme », est intronisée au Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens. Elle-même y est intronisée personnellement en septembre 2024.
Prix
Prix Félix
- Révélation de l’année (1980)
- Meilleur album (Entre Nous) (1980)
- Auteur-compositeur de l’année (1980)
- Auteur-compositeur de l’année (1981)
- Meilleure chanson (« Si j’étais un homme ») (1981)
- Meilleur album (En Flèche) (1981)
- Interprète féminine de l’année (1981)
Autres
- Artiste de l’année, MIDEMAwards (1982)
- Meilleur album francophone (Faire à nouveau connaissance), Victoire de la musique (1986)
- Prix Robert Charlebois (influence internationale), Fondation SPACQ (2015)
- Intronisée (« Si j’étais un homme »), Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens (2017)
- Intronisée, Panthéon des auteurs et compositeurs canadiens (2024)
Discographie
- Diane Tell (1977)
- Entre nous (1979)
- En flèche (1980)
- Chimères (1982)
- On a besoin d’amour (1984)
- Faire à nouveau connaissance (1986)
- Dégriffe-moi (1988)
- Marilyn Montreuil (1991)
- Désir Plaisir Soupir (1996)
- Popeline (2005)
- Docteur Boris & Mister Vian (2009)
- Rideaux ouverts (2011)
- Une (2013)
- Haïku (2019)
- Polissonne (2026)