La théorie des principales ressources est une théorie qui affirme que l'exportation des ressources naturelles, ou des matières premières, du Canada a un impact profond sur l'économie ainsi que sur les systèmes politiques et sociaux. (Voir aussi Commerce international.) Selon la théorie, différentes ressources (fourrure, poisson, bois, céréale, huile, etc.) ont des différents impacts sur les taux de règlements, les conflits entre les gouvernements fédéraux et provinciaux, etc. (Voir aussi Traite des fourrures au Canada; Histoire du commerce du bois.)

Contexte
La théorie des principales ressources a été formulée dans les années 1920 par les historiens de l'économie, Harold Innis et W. A. Mackintosh. Ils conviennent tous les deux que le Canada s'est créé à partir d'une économie de matières premières, mais divergent toutefois d'opinion. En effet, W. A. Mackintosh y voit une constante évolution vers une économie industrialisée mature basée sur la production de denrées de première nécessité, alors que Harold Innis voit plutôt que le Canada a une tendance à s'enfermer en permanence dans une dépendance d'arrière-pays à ressources. Les adeptes contemporains de la théorie soutiennent que la version de H. A. Innis décrit plus exactement la situation canadienne qui prévaut jusqu'à ce jour. (Voir aussi Histoire économique du Canada.)
Importance
La théorie des principales ressources est peut-être la plus importante contribution théorique à l'érudition (ou « aux connaissances ») de la part des spécialistes en sciences sociales et des historiens canadiens. (Voir aussi Histoire sociale.) La thèse a eu également une influence internationale, particulièrement dans l'analyse d'un pays comparable tel que l'Australie.