Salish du continent

Les Salish du continent sont composés des Lillooets (ou Lil’wat; voir aussi Lillooet, Colombie-Britannique), des Shuswaps (maintenant appelés Secwepemc), des Sinixt, des Thompsons (maintenant appelés Nlaka'pamux) et des Okanagans (Syilx). Ces Premières Nations vivent dans les terres intérieures de la Colombie-Britannique (bien que certains territoires s’étendent jusque dans l’État de Washington, aux États-Unis). Ils parlent des langues appartiennent au groupe salish de l’intérieur de la famille linguistique salish. Lors du recensement de 2016 au Canada, 5620 personnes se sont identifiées comme étant des locuteurs salish, dont 1290 qui parlent shuswap (secwepemctsin). (Voir aussi Langues autochtones au Canada.)

Les Salish du continent sont composés des Lillooets (ou Lil’wat; voir aussi Lillooet, Colombie-Britannique), des Shuswaps (maintenant appelés Secwepemc), des Sinixt, des Thompsons (maintenant appelés Nlaka'pamux) et des Okanagans (Syilx). Ces Premières Nations vivent dans les terres intérieures de la Colombie-Britannique (bien que certains territoires s’étendent jusque dans l’État de Washington, aux États-Unis). Ils parlent des langues appartiennent au groupe salish de l’intérieur de la famille linguistique salish. Lors du recensement de 2016 au Canada, 5620 personnes se sont identifiées comme étant des locuteurs salish, dont 1290 qui parlent shuswap (secwepemctsin). (Voir aussi Langues autochtones au Canada.)


Les Salish du continent

Lil’wat (Lillooet)

Sur les plans linguistique, culturel et géographique, les Lillooets ou Lil’wat se répartissent en deux grands groupes : les Lillooets du fleuve Fraser, établis surtout près de la ville de Lillooet sur le fleuve Fraser ; et les Lillooets du mont Currie, établis surtout dans le voisinage de la communauté du mont Currie dans la vallée de Pemberton ainsi que plus au sud jusqu’à Skookumchuck, en Colombie-Britannique. Le terme « Lillooet » prête à confusion, puisqu’il ne s’applique qu’à ceux du mont Currie qui s’appellent les LEEL'-wa-OOL'(« les véritables, premiers Lillooets »).

Les Lillooets du fleuve Fraser se nomment eux-mêmes STLA’-tlei-mu-wh. Ces deux groupes parlent des dialectes légèrement différents de la même langue, le lillooet. Un troisième groupe est considéré à part : les Lil’wat des lacs, qui habitent près des lacs Seton et Anderson, situés à mi-chemin entre les territoires des deux autres.

Les Lil’wat appartiennent au groupe culturel du Plateau, soit un des six groupes culturels autochtones au Canada. (Voir Peuples autochtones du Plateau au Canada.) La communauté du mont Currie a également été fortement influencée par les cultures de la côte du Nord-Ouest. (Voir aussi Peuples autochtones de la côte nord-ouest au Canada.)

Secwepemc (Shiswap)

Le mot « Shuswap » est une adaptation anglaise du nom que se donnent ces gens et dont la transcription actuelle est « Secwepemc ». Les Shuswaps forment le groupe salish du continent le plus septentrional de la zone culturelle du Plateau. Autrefois, leur vaste territoire s’étendait des montagnes Rocheuses à l’Est jusqu’au fleuve Fraser à l’Ouest, et du lac Williams au Nord jusqu’à Armstrong au Sud. Les villages shuswaps sont établis à proximité des nombreux lacs sur leur territoire et dans les vallées des rivières Thompson Nord et Sud et de leurs affluents, ainsi que le long du fleuve Fraser.

Ntlakapamux (Thompson)

Les Thompsons, nommés d’après la rivière qui traverse leur territoire, se donnent eux-mêmes le nom autochtone in-thla-CAP’-mu-wh (parfois épelé « Ntlakapamux »). Historiquement, toutefois, on les a appelés les Thompson, du nom de la rivière coulant sur leur territoire.

Ils sont répartis en deux grands groupes: ceux du bas Thompson, établis le long de la gorge du fleuve Fraser depuis le sud de Lytton jusqu’au sud de Spuzzum ; et ceux du haut Thompson, formant quatre sous-groupes répartis sur un territoire s’étendant le long du Fraser depuis Lytton jusqu’à environ 20 km au sud de Lillooet et incluant le bassin hydrographique de la rivière Thompson, à partir de son embouchure jusqu’à Ashcroft, et le bassin de la rivière Nicola, ce qui comprend une vaste superficie dans les environs de Merritt.

À l’origine, la région des rivières Merritt et Nicola est occupée par les Athapascans Nicola-Similkameen. Les Ntlakapamux et les Okanagans (Syilx), toutefois, en prennent possession vers la fin du 19siècle.

Okanagan (Syilx)

Les Salish du continent qui habitent la vallée de l’Okanagan et le long de la rivière Similkameen sont appelés Okanagans ou Syilx, même s’ils font partie d’un groupe plus important que certains linguistes et anthropologues appellent aujourd’hui « Okanagan-Colville ». Leur territoire s’étend sur une superficie de 72 500 kmdans le centre-sud de la Colombie-Britannique (70 %) et le nord-est de l’État de Washington (30 %).

Le mot autochton en-seel-ick-CHEEN désigne tous les peuples qui parlent l’okanagan-colville. En Colombie-Britannique, les anglophones appellent cette langue « okanagan » et, dans l’État de Washington, on la connaît surtout sous le nom de « Colville ». L’okanagan-colville compte sept aires dialectales, dont trois se trouvent en Colombie-Britannique (ou s’y trouvait, dans le cas du dialecte des Lillooets des lacs).

« Okanagan du Nord » désigne le dialecte que parlent les Autochtones dans la région du lac Okanagan et le long du bassin hydrographique de la rivière Okanagan. « Okanagan similkameen » est le nom du dialecte utilisé par les Autochtones qui vivent le long de la rivière Similkameen (territoire jadis occupé par les Athapascans nicola-similkameen).

Le dialecte des autochtones des lacs était parlé autrefois par les Autochtones vivant le long des lacs Arrow supérieur et Arrow inférieur. Aux alentours de 1870, ces derniers ont émigré dans l’État de Washington, au sud, où on leur a alloué des terres dans la réserve Colville.

Sinixt

Les Sinixt se trouvent dans le plateau intérieur de la Colombie-Britannique. Les Sinixt décrivent leur territoire comme s’étendant au nord de Revelstoke, en Colombie-Britannique, jusqu’à Kettle Falls, dans l’État de Washington, aux États-Unis, au sud. D’ouest en est, leur territoire s’étend de la crête de Monashee à la crête des Rocheuses.

Le gouvernement fédéral a déclaré l’extinction des Sinixt en 1956. Cela a empêché les Sinixt d’accéder à leurs terres et droits ancestraux. Les Sinixt ont engagé une procédure devant la Cour suprême pour obtenir une reconnaissance fédérale.

Culture des Salish du continent

Historiquement, les Salish du continent vivent de la pêche, de la chasse et de la cueillette. Leur mode de vie repose sur la subsistance. Leur quête de nourriture est régie par un cycle annuel qui détermine les divers lieux où se rendent les bandes pour y faire provision des ressources disponibles.

Au cours des mois d’hiver, les Salish du continent habitent des villages formés de groupements de maisons semi-souterraines ou creusées, où ils subsistent grâce aux aliments qu’ils ont préparés et conservés à d’autres moments de l’année. Ils construisent leurs maisons dans des trous plus ou moins circulaires d’environ 2 m de profondeur et d’environ 8m de diamètre. Les perches faîtières des toits coniques de chaque habitation sont isolées au moyen d’une épaisse couche d’herbe et de terre afin de protéger les occupants contre le froid. Les Salish de l’intérieur utilisent parfois des huttes coniques recouvertes de nattes de scirpe comme habitations d’hiver. Celles-ci, toutefois, ne servent généralement que durant les mois plus chauds.

Le village, l’unité politique de base de cette société, est dirigé collectivement. Chaque village compte quelques chefs ou dirigeants réputés pour leur habileté dans les domaines de la pêche, de la chasse, de la guerre ou de l’art oratoire (la parole). Tous les adultes mâles ont cependant les mêmes droits et responsabilités et participent à la prise des décisions. Les hommes et les femmes ont des rôles bien définis : les hommes chassent, pêchent et fabriquent des outils faits d’os, de bois ou de pierre ; les femmes préparent les repas, tissent des paniers et des nattes, tannent les peaux d’animaux dont elles confectionnent des vêtements et s’occupent des jeunes enfants.

Comme rite d’initiation à l’âge adulte, chaque enfant doit subir l’épreuve de la « quête de la vision » en s’entraînant, seul dans les montagnes, à recevoir le pouvoir d’un esprit gardien. Ce pouvoir conféré par un esprit guide et protège les initiés pendant toute leur vie et les munit de dons particuliers ou d’une force, ou vision, surnaturelle. Certains esprits gardiens sont plus puissants que d’autres et transmettent, par exemple, le pouvoir de guérir les maladies. Chaque année, par des chants et des danses au cours de cérémonies hivernales, on renouvelle la relation avec les esprits gardiens.

Contacts avec les Européens

Le premier contact des Salish du continent avec des Européens a lieu en 1793, lorsqu’Alexander Mackenzie atteint le Pacifique en traversant les Rocheuses et rencontre des groupes de Secwepemc près des extrémités septentrionales de leur territoire. Puis, en 1808, Simon Fraser rencontre des Secwepemc, des Lil’wat et des Ntlakapamux quand il descend le fleuve qui porte son nom. La première rencontre entre des Autochtones de langue okanagan et des Européens dans ce qui est maintenant la Colombie-Britannique a lieu en 1811 dans la région des lacs Arrow, lorsque David Thompson, explorateur de la Compagnie du Nord-Ouest, cherche de nouveaux stocks de fourrures. (Voir aussi Traite des fourrures au Canada.)

Après la Confédération (1867), on réduit sensiblement la superficie de quelques grandes réserves établies en Colombie-Britannique durant la période coloniale. Dans les années 1870, on commence à arpenter les terres des Salish de l’intérieur, on établit des réserves et c’est le début des revendications territoriales. Ces négociations se poursuivent encore aujourd’hui. De la lutte pour la reconnaissance des droits ancestraux émergent plusieurs leaders éminents chez les Salish de l’intérieur tels que les chefs Michelle (Ntlakapamux), Chillihitza (Syilx), David (Secwepemc) et, plus récemment, George Manuel, également un Secwepemc.