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Raymond Bouchard

Raymond Bouchard, acteur, comédien, metteur en scène (né le 7 mars 1945 à Lauzon (maintenant Lévis), au Québec; décédé le 21 février 2026 à Montréal, au Québec). Acteur polyvalent aux multiples talents, Raymond Bouchard est du générique de plusieurs productions québécoises; il aura marqué le Québec culturel tant à la télévision, au théâtre qu'au cinéma. Son rôle dans La grande séduction (2003) lui ouvre les portes du cinéma francophone international. Il remporte deux prix Gémeaux (1990, 2003) et obtient une nomination comme meilleur acteur aux prix Jutra (désormais prix Iris) en 2004.

Formation et premières années

Raymond Bouchard est d’abord étudiant en histoire, en littérature et en archéologie. Doté d'une voix chaude et profonde, il fait partie de la chorale de son collège. Il s'inscrit ensuite au Conservatoire de musique et d'art dramatique du Québec, ce qui lui permet de devenir acteur « par la porte arrière », selon lui.

Au théâtre

Au milieu des années 1960, Raymond Bouchard dirige la Troupe des Treize, troupe de théâtre fondée par Jacques Duchesne. En 1971, il se joint à Paul Hébert pour fonder le Théâtre du Trident qui deviendra une des institutions culturelles les plus importantes du Québec.

Au théâtre, activité qu'il mène parallèlement à sa carrière télévisée, il offrira une performance des plus remarquable, dans ces pièces de répertoire classique, soit 12 hommes en colère, Le médecin malgré lui, Le malade imaginaire. En 2012, il porte sur ses épaules la pièce de Michel Tremblay, L'Oratorio de Noël, dans laquelle il incarne un homme atteint de la maladie d'Alzheimer.

À la télévision et au cinéma

On retrouve Raymond Bouchard dans une trentaine de téléromans et de séries dans lesquelles il incarne une panoplie de personnages, preuve de son grand talent. Que ce soit dans L'or et le papier (1989–1992), D'amour et d'amitié (1990–1992), Scoop (1992–1994), Annie et ses hommes (2002–2009), Lance et compte (2002–2010), Casino (2006–2008), Tranches de vie (2010–2013), Mauvais Karma (2010–2011) ou L’Imposteur (2016–2017), son talent ne se dément jamais.

Raymond Bouchard fait aussi une carrière florissante au grand écran avec plus de dix films à son actif dont Laura Cadieux… la suite (1999), Ding et Dong (1990), La Florida (1993), L'Automne sauvage (1992) et La grande séduction (2003), qui a été pour l’acteur « un pur cadeau du métier ». C'est d'ailleurs sa remarquable performance dans le rôle du rusé Germain Lesage qui lui vaut éventuellement un rôle dans le film français King Guillaume (2009). On retrouve également Raymond Bouchard dans la production La vie avec mon père (2005).

Distinctions

Raymond Bouchard reçoit deux prix Gémeaux : d’abord en 1990 pour meilleure interprétation premier rôle masculin dans une série dramatique dans L'or et le papier, puis en 2003 comme meilleur acteur de soutien pour son rôle du père dans la série Annie et ses hommes. En 2004, il est mis en nomination pour le prix Jutra (désormais prix Iris) du meilleur acteur pour souligner son magnifique rôle dans La grande séduction.