Musique coréenne au Canada

Corée. En 1986, le recensement fit apparaître que sur 29 705 Canadiens d'origine coréenne, la moitié vivait dans la région métropolitaine de Toronto. Près de 7000 étaient nés au Canada et 22 800 avaient immigré - 7000 de 1978 à 1986, 15 000 entre 1967 et 1977, et les quelques autres avant 1967.

En 1986, le recensement fit apparaître que sur 29 705 Canadiens d'origine coréenne, la moitié vivait dans la région métropolitaine de Toronto. Près de 7000 étaient nés au Canada et 22 800 avaient immigré - 7000 de 1978 à 1986, 15 000 entre 1967 et 1977, et les quelques autres avant 1967. Les organisations communautaires coréennes (dont la plus importante, en 1991, était la Korean-Canadian Assn of Metropolitan Toronto) ont présenté à Toronto des manifestations annuelles telles qu'un festival coréen à l'automne et un concours Mlle Corée au printemps, où figurait parfois de la musique coréenne.

L'aspect le plus important de la tradition musicale coréenne est la musique folklorique classique, vocale et instrumentale. Les traditions et les instruments sont décrits dans l'étude de 1974 de Bang-song Song qui comprend des transcriptions de 21 chansons de folklore coréennes et de 9 oeuvres instrumentales. Associé à l'Université de Toronto et à l'Université McGill vers le milieu des années 1970, Song retourna ensuite à Séoul diriger l'Institut national de musique classique. En 1979, il avait recueilli 34 chansons et 22 pièces instrumentales.

En 1990, le professeur et compositeur Kim Yung (diplômé en musique de l'Université de Toronto et de l'Université de Western Ontario) commençait à publier un périodique coréen, Church Music (Toronto).

Les musiciens coréens ayant vécu au Canada et interprété de la musique occidentale incluent les pianistes In-Sung Chun (qui fut un enfant prodige) et Heekyung Koh, les violonistes Mi Hyon Kim, Hyung-Sun Paik, Young-Dae Park (membres tous les trois du TS en 1991), Yoon-Im Chang Hun Bang et Bok-Soo Kim (à partir de 1978, il fut durant plusieurs années violon solo de l'Orchestre symphonique de Saskatoon), et le ténor Jae-Yu Paeng, qui a enregistré Korean Art Songs chez RCA Victor. Formé en 1979 par le chef d'orchestre Chai-Hoon Park, le Toronto Korean-Canadian Choir a souvent accompagné des solistes coréens en visite, lors de ses interprétations du Messie, de la IXe Symphonie de Beethoven et d'autres oeuvres. Parmi les interprètes de musique populaire qui se sont produits au Canada figurent les Comet Sisters et les Korean Seoul Kittens. Les Little Angels of Korea, un choeur d'enfants, ont fait des tournées au Canada. Quant à la violoniste Kyung-Wha Chung, elle s'est souvent produite au Canada comme soliste et comme membre du Chung Trio, qui comprend aussi son frère Myung Whun Chung (piano) et sa soeur Myung Wha Chung (violoncelle); elle a également enregistré avec l'OSM.

En 1977, l'OMJM tint sa session annuelle à Séoul où Otto Joachim et Paul Duplessis furent répétiteurs respectifs pour les cordes et la percussion. La soprano Joan Patenaude donna un récital à Séoul en 1979 de même que l'organiste Raymond Daveluy. Le compositeur coréen Isang Yun conçut le rôle titre de son opéra Sim Tjong pour la soprano canadienne Lilian Sukis qui participa à la création de l'oeuvre au Festival olympique de Munich en 1972. De leur côté, les Elmer Iseler Singers ont participé au festival olympique des arts qui s'est tenu à Séoul en 1988.


Lecture supplémentaire

  • Song, Bang-song. The Korean-Canadian Folk Song: An Ethnomusicological Study (Ottawa 1974)