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Gabrielle Lavigne

Gabrielle Lavigne, mezzo-soprano (née le 16 mars 1940 à Montréal, au Québec; décédée le 1er octobre 2018 à Montréal).

Formation

Diplômée de l'École des beaux-arts de Montréal (1961), Gabrielle Lavigne entreprend par la suite des études musicales à l'Université McGill avec Ria Lenssens (chant) et au Conservatoire de musique de Montréal avec Dick Marzollo (répertoire) et Pierre Héral (mise en scène) de 1961 à 1969. Durant ces années, elle enseigne les arts plastiques à la Commission des écoles catholiques de Montréal.

Finaliste du Concorso internationale de Voci verdiani à Busseto, en Italie (1967), Gabrielle Lavigne obtient ensuite une médaille avec distinction au Concours international d'exécution musicale de Genève, en Suisse (1969) et le premier prix dans sa catégorie au Concours national de la Société Radio-Canada (1970). Elle est finaliste des auditions régionales du Metropolitan Opera en 1970.

Faits saillants de carrière

Gabrielle Lavigne fait ses débuts à la scène dans le rôle d'Azucena dans Il Trovatore avec la Vancouver Opera Association (désormais Vancouver Opera) en 1971. Le Sadler's Wells de Londres, en Angleterre, l'invite à reprendre ce rôle l'année suivante. À l'automne de 1973, la chanteuse retourne à Vancouver pour jouer cette fois Eboli dans Don Carlo. En 1974, elle ajoute à ces rôles Federica (Luisa Miller de Verdi) et Maria (Mosè in Egitto de Rossini) au Koninklijke Opera de Gand, et Mistress Page (Falstaff de Verdi) à l'Opéra du Québec. Elle chante Marie dans L'Enfance du Christ (Berlioz) avec l'Orchestre du Centre national des arts (OCNA) à Ottawa et à New York en décembre de la même année.

Au Festival Ottawa, elle interpréte Ragonde (Le Comte Ory de Rossini, 1974 et 1976), Berta (Le Barbier de Séville, 1978) et Dorothée (Cendrillon de Massenet, 1979). Selon Claude Gingras (La Presse, Montréal, 23 mai 1979), elle est une Marguerite « tout à fait remarquable de beauté vocale, de distinction et d'expression » dans La Damnation de Faust présenté par l'Orchestre symphonique de Montréal (OSM).

Gabrielle Lavigne a été soliste de nombreux orchestres, tels l'Orchestre de chambre McGill (1971, 1972, 1984), l'OSM (L'Enfance du Christ, 1972; La Vida Breve, 1976; IXe Symphonie, 1977 et 1982; Symphonie no 8 de Mahler, 1984), l'Orchestre symphonique de Québec (Requiem de Verdi, 1973), le Toronto Symphony Orchestra (Le Roi David, 1974; Cantate pour une joie de Mercure, 1978; La Passion selon saint Jean de Bach, 1981; IXe Symphonie présentée au Carnegie Hall de la ville de New York avec le Choeur Mendelssohn de Toronto, 1984), ainsi que l’Orchestre symphonique de Victoria (1971), le Orchestre philharmonique de Hamilton (1971, 1972, 1990) et l’OCNA (1971, 1973, 1984).

« Excellente musicienne, elle apporte à tout ce qu'elle touche le plus grand soin artistique », écrit Gilles Potvin (Le Devoir, Montréal, 11 mai 1978) au lendemain de son interprétation des Cinq poèmes de Mathilde Wesendonck de Wagner avec l'OSM. Elle a donné de nombreux récitals à la Société Radio-Canada, notamment dans la série « Les Grands concerts », se révélant une interprète sensible de la mélodie française et du lied. Elle fait aussi partie de l'Ensemble cantabile de Montréal (1974–76).

Gabrielle Lavigne se produit fréquemment à l'Opéra de Montréal, notamment dans les rôles de Dorabella dans Così fan tutte (1981), de Charlotte dans Werther (1982), d'Adalgisa dans Norma (1982) et de Tisbe dans La Cenerentola (1987). Elle chante également Zazà de Leoncavallo au New Jersey State Opera (1986). Elle participe en 1985 au deuxième Festival international des Açores avec le New Orchestra of Boston, et en 1990 au Festival international de Lanaudière. Avec la pianiste Denise Massé, elle a enregistré « Larmes », « Un peu d'ombre », « Les Yeux noirs » et « Deux Poèmes » de Rodolphe Mathieu (1988).

Elle a commencé à enseigner au Centre culturel de Joliette en 1985 et donnait également des leçons particulières.