Harnoy, Ofra



Harnoy, Ofra
Depuis ses débuts professionnels comme soliste avec le Boyd Neel Orchestra \u00e0 l'\u00e2ge de dix ans, elle s'est produite partout dans le monde (photo de Sussi Dorrell).

Harnoy, Ofra

 Ofra Harnoy. Violoncelliste (Hadera, Israël, 31 janvier 1965, naturalisée canadienne 1977). Elle prit ses premières leçons de violoncelle à six ans, avec son père, Jacob Harnoy. En 1971, sa famille déménagea à Toronto. Elle y étudia avec Vladimir Orloff, puis avec William Pleeth en Angleterre et dans des classes de maître animées par Pierre Fournier, Jacqueline du Pré et Mstislav Rostropovitch. En 1979, elle s'était déjà produite comme soliste avec de nombreux orchestres, dont l'OSM, le Boyd Neel Orchestra et le TS. Elle gagna des prix au Concours OSM (1978), au Concours de musique du Canada (1979) et remporta le New York Concert Artists Guild Award (1982, c'était la plus jeune lauréate depuis que ce prix existait). En analysant son premier récital à Carnegie Recital Hall, Edward Rothstein écrivit : « Son jeu n'était pas seulement celui d'une artiste accomplie, on sentait quelque chose d'inné entre elle et l'instrument... on aurait dit que la musique chantait en elle et qu'elle la traduisait, sans effort, en une gestuelle instrumentale dépourvue du moindre artifice » (New York Times, 19 décembre 1982). En 1983, Harnoy créa le Concerto en sol pour violoncelle d'Offenbach - l'oeuvre venait d'être découverte - avec l'OS de Cincinnati, et fut soliste en 1984 lors de la création nord-amér. du Concerto pour violoncelle de Bliss, à Santa Barbara, Cal. En 1991, elle s'était produite comme soliste avec quelques-uns des meilleurs orchestres au Canada, aux États-Unis, au Vénézuela, en Angleterre (où elle effectua trois tournées avec l'Orchestre philharmonique de Londres), en Europe, en Israël et en Australie. Elle se rendit sept fois au Japon entre 1985 et 1991 - avec l'Orchestre symphonique de Vancouver en 1991. En 1990, son enregistrement de concertos de Vivaldi (RCA 60155) fut l'un des albums de musique classique les plus vendus au monde, et ses autres enregistrements ont reçu de nombreux prix, dont trois Juno (1987, 1989, 1991), le Grand prix du disque du Conseil canadien de la musique (1989) et les titres de « disque de l'année » ou de « choix de la critique » décernés par les revues Gramophone, High Fidelity, Ovation et CD Review. À propos de la version qu'a enregistrée Harnoy des concertos pour violoncelle de Haydn (Fanfare DFL-6001), H.C. Robbins Landon écrivit : « Elle a abordé ces grands classiques avec fraîcheur; sa technique est superbe et son instinct musical sans faille - sans oublier ses attaques, excellentes. Bref, elle joue magnifiquement » (Ovation, vol. VI, octobre 1985). C'est avec une étonnante facilité que cette enfant prodige devint l'artiste accomplie que la plupart des observateurs considéraient en 1991 comme l'une des meilleures violoncellistes actuelles.

Lecture supplémentaire

  • Crabb, Michael. 'Early to rise,' Toronto Life, May 1982

    Singen, Kevin. 'Ofra Harnoy: cellist to be reckoned with,' PfAC, vol 19, Spring 1982

    Hamilton, Andrew. 'The prodigious talent of cellist Ofra Harnoy,' Music, vol 6, Jan-Feb 1983

    Pearce, John. 'A gift of virtuosity and showmanship,' Maclean's, 4 Apr 1983

    Kaptainis, Arthur. 'Ofra Harnoy rises above the notion of maturity,' Toronto Globe and Mail, 4 Jan 1983

    Harting-Ware, Lynn. 'Ofra Harnoy: Israeli-born cellist with RCA,' Music, vol 11, Nov-Dec 1988