Histoire de la Nation Kainai (tribu des Blood)

Les Kainai, aussi connus sous le nom de Blood ou Kainaiwa, sont l’une des trois nations qui composent la Confédération des Pieds‑Noirs (les deux autres incluent les Siksika et Piikani). Les Kainai ont des terres situées sur une superficie de 1342,9 km2, bordées de tous les côtés par les rivières Oldman, St. Mary et Belly en Alberta. Selon le recensement de 2016, 1 000 personnes ont déclaré être de descendance Kainai.

Cette donnée offre un aperçu historique du peuple Kainai; pour plus d’information sur leur réserve, leur société, leur culture, et leur communauté moderne, veuillez consulter Nation Kainai (tribu des Blood).  

Les Kainai, aussi connus sous le nom de Blood ou Kainaiwa, sont l’une des trois nations qui composent la Confédération des Pieds‑Noirs (les deux autres incluent les Siksika et Piikani). Les Kainai ont des terres situées sur une superficie de 1342,9 km2, bordées de tous les côtés par les rivières Oldman, St. Mary et Belly en Alberta. Selon le recensement de 2016, 1 000 personnes ont déclaré être de descendance Kainai. Cette donnée offre un aperçu historique du peuple Kainai; pour plus d’information sur leur réserve, leur société, leur culture, et leur communauté moderne, veuillez consulter Nation Kainai (tribu des Blood).  


Danse pow-wow des Kainai

Danseurs kainai (Gens-du-Sang) de pow-wow, Alberta (vers 1910).
avec la permission de British Library /(HS85-10-22803)

Territoire traditionnel

Les Kainai ont jadis occupé les territoires de chasse compris entre les rivières Red Deer et Belly en Alberta. Ils sont même allés loin dans le Montana, et ils ont souvent fait du marchandage avec l’American Fur Company. Avec l’installation des Européens sur leurs terres au milieu des années 1800, les Kainai se déplacent plus au sud dans les régions du lac Pakowki et des rivières Belly et Teton (voir aussi Territoire autochtone.).

Travois de la tribu Kainai (Gens du Sang), vers 1910

(avec la permission de Bibliothèque et Archives Canada/PA 29769)

Vie avant le contact avec les Européens

Les Kainai ont une culture traditionnelle de chasse au bison et ils dépendent largement de cet animal pour leur nourriture, leurs abris, leurs vêtements, leurs outils domestiques et leurs armes. Ils font du pemmican à partir de la viande de bison, qui est une importante source de nourriture durant l’hiver lorsque le bison se fait rare. Les hommes Kainai chassent également lecerf, l’orignal et le mouflon et d’autres gros gibiers. Les femmes Kainai cueillent des baies et des légumes racines pendant les mois d’été, et les utilisent pour compléter leur alimentation.

Parflêche en cuir

Parflêche en cuir, vers 1930, Sud de l'Alberta, Kainai (avec la permission du Glenbow Museum).
(avec la permission du Glenbow Museum)

Les Kainai ont la réputation d’être de féroces guerriers. Leurs ennemis incluent les Cris, les Ktunaxa, les Shoshonis et les Crow. Durant les périodes de guerres intenses entre les peuples autochtones des plaines du Nord dans les années 1800, les hommes Kainai acquièrent un prestige social par leurs actes de guerre. Les archéologues ont trouvé des archives peintes des exploits et du savoir-faire des guerriers, ouvertement affichées sur les tipis et les vêtements des guerriers. (Voir aussi Peuples autochtones des Plaines au Canada.)

Les croyances Kainai concernant le monde des esprits et la vie dans l’au-delà sont semblables à la plupart des autres cultures autochtones des Plaines. Ils utilisent des sacs de médecine, ils organisent des cérémonies sacrées telles que la danse du soleil, et sollicitent les chamans pour des conseils spirituels ainsi que pour la guérison. (Voiraussi Religion et spiritualité des Autochtones au Canada.)

Épouse d’un ancien de la nation des Kainai (Gens du Sang)

Portrait de la femme d’un ancien de la tribu portant un vêtement en peau à franges incrusté de perles et une coiffure à plumes, tenant dans sa main un bâton, symbole d’autorité, couvert de plumes d’aigle, Alberta, 1926.
(avec la permission du Musée des sciences et de la technologie du Canada/CN005596)

Comme dans la plupart des cultures autochtones, les traditions orales préservent et transmettent les pratiques et les récits culturels des victoires de guerre, des cérémonies et du peuple kainai. En 1960, les Kainai autorisent l’Office national du film à documenter leur danse du soleil, une cérémonie sacrée que les chefs tribaux croient être sur le point de disparaître. De nos jours, ils continuent de célébrer certaines cérémonies culturelles, notamment les pow-wow. (Voir aussi Siksikáí’powahsin: la langue pied-noir.)

Le soleil perdu, Colin Low, Office national du film du Canada

Le saviez-vous ? 
Bien que les histoires diffèrent, certains Kainai croient que Kxa’khom, la Terre mère, est la source de toute vie. Les Kainai eux-mêmes sont nés de ses entrailles, symbolisées par les sueries  dans lesquelles ils prient, purifient leur corps et leur âme et « renaissent ». Les Kainai croient que par la mort, leur esprit quitte leur corps et retourne à Kxa’khom, participant ainsi à un cycle de régénération.

D’autres traditions orales des Pieds‑Noirs  racontent l’histoire du Créateur, également appelé « Vieil Homme » ou Napi, qui est la lumière personnifiée et considérée comme étant le début du jour et le début de la vie. Comme dans d’autres religions autochtones, le Créateur est non humain et non genré. Le Vieil Homme a créé et fait éternellement partie de tous les êtres vivants, des créatures, et toute forme de vie sur la Terre.

Contact avec les Européens

Durant les années 1700, les Kainai marchandent avec la Compagnie de la Baie d’Hudson  ainsi qu’avec des marchands américains. En plus de l’augmentation des guerres entre les peuples autochtones, l’exposition aux maladies européennes comme la variole  et la diphtérie, réduit de manière importante la population Kainai lors de la première moitié des années 1800. Alors que la population Kainai précoloniale compte environ 2 500 à 3 500 personnes, elle est réduite à environ 1750 personnes après l’épidémie de variole de 1837. En dépit de cette importante baisse de population, la Confédération des Pieds‑Noirs reste l’un des groupes autochtones les plus puissants sur les plaines du Nord, empêchant temporairement l’expansion vers l’ouest des colons européens.

Après l’arrivée des missionnaires  catholiques et méthodistes à la fin des années 1800, le christianisme  devient une religion courante chez les Kainai et au sein de la Confédération des Pieds‑Noirs. Bien que le christianisme reste répandu dans ces communautés, les pratiques religieuses traditionnelles survivent.

Traité no 7

En 1831, le chef des Kanai, Bull Back Fat (également connu sous le nom de Buffalo Bull’s Back Fat ou Bull’s Back Fat), fait la paix avec les Américains, leur permettant d’ouvrir des postes de traite dans la région de la rivière Missouri supérieure. En 1855, les chefs des Kanai, incluant Father of Many Children, Bull Back Fat et Seen From Afar, signent un traité au nom des Kainai avec les Américains. Au Canada, Mékaisto (Red Crow) , le neveu de Seen From Afar, est le chef signataire du Traité no 7 conclu en 1877 avec le gouvernement fédéral  (voir aussi Traités numérotés ).

Les traités numérotés créent des réserves  qui mettent efficacement fin aux guerres intertribales et aux modes de vie traditionnels, comme la chasse au bison. Les Kainai participent à leur dernière chasse au bison durant l’hiver 1880‑1881. Les Kainai et la Confédération des Pieds‑Noirs ont du mal à survivre sur les réserves, étant privés de la possibilité de chasser le bison. Les historiens font couramment référence à l’hiver de 1883‑1884 comme étant « l’hiver de la famine, » en raison du manque de nourriture généralisée qui ravage la Confédération lors de cette saison.

Au départ, les Kainai se voient attribuer une réserve adjacente à celle des Siksikas  le long de la rivière Bow . Durant les années 1880, ils se déplacent vers un nouveau site situé entre les rivières St. Mary et Belly, où ils établissent la plus vaste réserve  au Canada. Dans les années 1890, les Kainai lancent une industrie d’élevage prospère (voir aussi Histoire des ranchs ). Après le tournant du siècle, ils deviennent agriculteurs à grande échelle.

Le saviez-vous ?
En 2014, les Kainai se joignent à d’autres Premières Nations  pour signer le Traité Iinii ou Traité du bison, incluant la nation des Pieds-Noirs, la nation des Siksikas, la nation des Piikani , les tribus Assiniboine  et Gros Ventre de la réserve de Fort Belknap, les tribus Assiniboine et Dakota  (Sioux) de la réserve de Fort Peck, les tribus confédérées des Salish et des Kootenai (voir aussi Salish de la côte  et Salish du continent ) ainsi que la nation des Tsuut’ina . En 2015, la nation des Stoneys‑Nakodas  et la nation Cri  de Samson signent également. Entre autres questions, les signataires conviennent d’unir le pouvoir politique des nations autochtones des plaines du Nord, d’œuvrer pour la protection du bison  et de renforcer les relations traditionnelles avec leurs terres.

Vie contemporaine

Aujourd’hui, la nation des Kainai est impliquée dans une variété de programmes économiques, agricoles et éducatifs visant à préserver leur territoire, leur culture et leur environnement ainsi qu’à promouvoir les entreprises Kainai. Pour plus d’information sur la réserve et la communauté Kainai, consultez Nation Kainai (tribu des Blood).


Guide pédagogique perspectives autochtones

Collection des peuples autochtones