John Deserontyon, surnommé « Captain John », chef mohawk (né vers 1740 à Mohawk Valley, dans l’État de New York; décédé le 7 janvier 1811 dans la baie de Quinte, dans le Haut-Canada).
Rôle dans la Révolution américaine
Lorsqu'il est encore un jeune homme, John Deserontyon appuie les Britanniques pendant la guerre de Sept Ans et, plus tard, lors du soulèvement du chef odawa Obwandiyag (Pontiac) en 1763. Devenu chef lorsque la Révolution américaine éclate, il se range de nouveau du côté de ses vieux alliés. Avec Joseph Brant (Thayendanegea), il participe à la bataille d'Oriskany (1777) et, de sa propre initiative, il organise des raids en territoire ennemi.
Après la victoire américaine, John Deserontyon et Joseph Brant, irrités d'apprendre que le traité de paix de 1783 ne contient aucune disposition prévoyant la restitution aux Mohawks des terres ancestrales situées dans l'État de New York, s'empressent de faire connaître leur position au gouverneur Sir Frederick Haldimand, à Montréal. Finalement forcés d'accepter la situation, ils établissent leurs partisans mohawks sur les autres terres qui leur sont alors allouées.
Joseph Brant choisit de se retirer dans la vallée de la rivière Grand et prie John Deserontyon de se joindre à lui pour y former une communauté unifiée. Le chef mohawk préfère plutôt s'établir à la baie de Quinte, loin des « Yankees » victorieux, où il peut gérer ses affaires à sa guise. Avec l'aide du gouvernement, il construit une église et une école pour ceux qui l'ont suivi, dont la plupart sont chrétiens. À certains moments, il est contesté comme chef et des querelles entre factions marquent les dernières années de sa vie.
La ville de Deseronto, en Ontario, a été baptisée ainsi en son honneur.