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Le soccer au Canada

Le soccer (Association Football) est un sport qui oppose deux équipes de 11 joueurs jouant avec un ballon rond, généralement sur un terrain de gazon naturel ou synthétique. Seuls les deux gardiens de but peuvent intentionnellement toucher le ballon avec leurs mains, les autres joueurs ne peuvent se servir que de leurs pieds pour passer le ballon de joueur à joueur. Un but est marqué lorsque le ballon est envoyé dans le filet de l’équipe adverse à l’aide de coups de pieds ou de tête. Le nom traditionnel de ce sport était « football association », et il a été raccourci pour devenir « football ». Le terme « soccer » est dérivé de la deuxième syllabe du mot « association ». Il est utilisé au Canada et aux États-Unis afin de le distinguer du football américain.

Le soccer est le sport le plus populaire au monde, et il s’est répandu dans presque tous les pays. Plus de 200 pays sont maintenant membres de la Fédération internationale de football association (FIFA). Le soccer est également le sport le plus pratiqué par les enfants et les jeunes. Au Canada en 2014, 824 181 joueurs étaient inscrits dans un club de soccer, tous niveaux confondus. Plus de 41 % de ces joueurs sont des femmes et des jeunes filles.

Christine Sinclair, joueur de football

Débuts

Au Canada, on joue au soccer selon des règles variées depuis les premières années du 19e siècle. Le premier match joué selon les règles actuelles semble avoir eu lieu à Toronto en octobre 1876 entre deux équipes locales. À partir de 1876, le jeu prend de l’expansion et se répand dans tout le pays. Toutefois, pendant de nombreuses années, il n’est pas considéré comme une activité appropriée pour les femmes.

La Dominion Football Association est mise en place à Montréal en 1877. Elle organise une compétition pour une coupe au format plus ou moins structuré à laquelle participent surtout des équipes collégiales du sud de l’Ontario. La Western Football Association of Ontario (WFA) est formée en janvier 1880 à Berlin (maintenant Kitchener). Elle compte déjà 19 clubs membres en avril de la même année. Sa création donne lieu au premier match de soccer international en Amérique du Nord. Le Canada bat les États-Unis à 1‑0 en novembre 1885, à Newark au New Jersey. L’année suivante, le Canada perd à 3‑2.

David Forsyth, enseignant à la Berlin High School, fait partie des joueurs de l’équipe canadienne lors de ces deux matchs. Il joue par la suite un rôle déterminant dans la fondation de la WFA, participant aux premiers matchs internationaux et organisant une tournée en Grande-Bretagne en 1888. En Grande-Bretagne, l’équipe canadienne en tournée remporte neuf victoires et fait cinq matchs nuls contre certaines des meilleures équipes de l’époque. Une tournée semblable est organisée en 1891, et cette fois, l’équipe est composée de joueurs canadiens et américains.

En 1904, le Canada participe pour la première fois aux compétitions olympiques et est représenté par le Galt Football Club. Il remporte la médaille d’or aux Jeux olympiques de Saint-Louis dans le Missouri. N’ayant à confronter que deux équipes américaines lors de cette compétition, l’équipe canadienne remporte le premier match à 7‑0, et le deuxième à 4‑0.

En 1912, au moment de la formation de la Dominion of Canada Football Association (qui donne naissance à l’Association canadienne de soccer qui régit ce sport aujourd’hui), on compte des ligues et des associations dans tout le pays. En 1914, le Canada devient membre à part entière de la Fédération internationale de football association (FIFA), l’organisme qui régit le soccer international.

Le premier championnat national voit le jour en 1913 lorsque la coupe Connaught (présentée par le duc de Connaught) est offerte en récompense au vainqueur. Les Norwood Wanderers de Winnipeg sont la première équipe à remporter ce championnat. En 1926, la coupe Connaught est remplacée par un nouveau trophée, connu sous le nom de Challenge Trophy. Ce trophée est offert par la Football Association of England, et il est encore disputé de nos jours (comme l’est également le Jubilee Trophy, l’équivalent pour le soccer féminin). L’équipe des New Westminster Royals est l’équipe la plus titrée. Elle dispute dix finales et remporte huit titres en 1928, 1930, 1931, 1936, 1953, 1955, 1958 et 1960.

Une équipe canadienne nationale part en tournée en Australie en 1924 et en Nouvelle-Zélande en 1927. Dans les années 1920 et 1930, de nombreuses équipes de la Grande-Bretagne font des tournées au Canada. Dave Turner fait partie de l’équipe canadienne en tournée en Nouvelle-Zélande. Joe Kennaway, qui joue pour le Canada et pour l’Écosse, est un autre joueur remarquable. À son époque, il est l’un des meilleurs gardiens de but au monde.

Le Galt Football Club

Compétitions internationales masculines

L’afflux d’immigrants venus de partout dans le monde après la Deuxième Guerre mondiale change le visage du soccer canadien. Durant les années qui précèdent la guerre, son influence est surtout britannique. Mais elle devient rapidement internationale, plus particulièrement durant les années 1950 et 1960. Avec l’assimilation des immigrants à la vie canadienne, on commence à mettre l’accent sur la formation de joueurs canadiens. Par conséquent, le statut du Canada en tant que puissance du soccer s’améliore régulièrement dans les années 1970 et au début des années 1980. (Voir aussi Le Canada à la Coupe du monde de la FIFA 1986.) Toutefois, une série de mauvais résultats à la fin des années 1980 et tout au long des années 1990 fait reculer le sport. Malgré cela, les équipes du Canada participent régulièrement aux Jeux olympiques, aux Jeux panaméricains et aux Jeux de la Francophonie.

La première participation d’une équipe masculine canadienne à la Coupe du monde remonte à 1957. L’équipe canadienne ne dépasse pas le premier tour préliminaire avant 1978, lorsque l’équipe manque de peu sa qualification pour la phase finale. En 1982, elle rate la qualification pour la phase finale à un but près. En 1985, le Canada gagne son premier titre au championnat de la CONCACAF (Confédération de football d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes), ce qui lui garantit une place lors de la phase finale de la Coupe du monde de l’année suivante, en 1986. Le Canada se qualifie pour la Coupe du monde de 1986, sous la direction de l’entraineur Tony Waiters. Malgré ses défaites contre la France, la Hongrie et l’Union soviétique, qui sont des puissances mondiales de longue date, l’équipe se distingue par la qualité de son jeu. Depuis, l’équipe masculine canadienne se qualifie pour deux Coupes du monde; en 2022, et de manière automatique en tant que pays hôte en 2026. (Voir aussi Le Canada à la Coupe du monde de la FIFA 2022.)

Dwayne De Rosario

En 1976, l’équipe canadienne masculine se qualifie, en tant que pays hôte, pour les phases finales des Jeux olympiques de Montréal. L’équipe perd de peu face à l’Union soviétique et à la Corée du Nord. En finale, l’Allemagne de l’Est l’emporte sur la Pologne à 3‑1 devant une foule de 71 619 personnes au stade olympique de Montréal, ce qui constitue un record d’affluence pour un match de soccer au Canada.

Le Canada fait un pas de plus aux Jeux olympiques de Los Angeles en 1984 en accédant aux quarts de finale avant d’être battu par le Brésil. Le pointage est à égalité à 1‑1 après 90 minutes de jeu réglementaire et 30 minutes de prolongation. Le Canada perd sa chance d’accéder aux demi-finales lors de la séance de tirs au but. Depuis, l’équipe masculine canadienne ne parvient plus à se qualifier pour les Jeux olympiques d’été.

Toutefois, en février 2000, l’équipe masculine canadienne s’inscrit dans l’histoire du soccer en remportant de manière spectaculaire la Gold Cup de la CONCACAF, en grande partie grâce au jeu du gardien de but Craig Forrest, élu meilleur joueur du tournoi. La victoire du Canada est surnommée « le miracle de Los Angeles ». En 85e place au classement mondial, le Canada crée la surprise en battant le Mexique, classé 10e, à 2‑1 en quarts de finale, et il s’impose ensuite à 2-0 contre la Colombie en finale.

Soccer féminin

Lorsque la Dominion Football Association est mise en place pour la première fois en 1877, le soccer n’est pas considéré au Canada comme une activité appropriée pour les femmes. Les possibilités sportives pour les femmes sont limitées. Seules les activités « raffinées » comme le patin, l’équitation et la navigation de plaisance sont acceptables pour la société victorienne. Vers la fin du 19e siècle, le tennis, le badminton et le golf deviennent populaires parmi les femmes, mais même le cyclisme demeure suspect. Les sports considérés comme étant virils (les sports qui nécessitent de courir et qui peuvent occasionner des contacts physiques) sont considérés comme étant absolument inacceptables. Lorsqu’arrivent les années 1920, les Canadiennes pratiquent alors des sports d’équipe comme le basketball, le baseball/balle molle et le hockey sur glace. Cependant, peu d’entre elles jouent au soccer.

En 1922, une équipe anglaise, le Dick, Kerr Ladies Football Club, se rend au Québec dans le cadre d’une tournée en Amérique du Nord et espère pouvoir disputer des rencontres contre d’autres équipes féminines. La Dominion Football Association annonce toutefois publiquement son opposition à l’idée que des femmes jouent au soccer et elle interdit même à tous les clubs (masculins) qui lui sont affiliés de disputer des rencontres contre le Dick, Kerr Ladies. Elle suit ainsi l’exemple de la Football Association en Angleterre qui a interdit à ce club de jouer sur ses terrains. Cette équipe féminine anglaise en tournée est donc obligée de jouer contre des équipes masculines aux États-Unis.

Pourtant, quelques femmes jouent tout de même au soccer au Canada au début du 20e siècle, malgré la désapprobation de la Dominion Football Association. Durant la Première Guerre mondiale, par exemple, le Globe rapporte qu’un match de soccer féminin a lieu le 5 août 1918 en soutien au War Auxiliary. En 1922, The Lethbridge Daily Herald, un journal du sud de l’Alberta, publie un article ayant pour titre « Amazons Stage Terrific Battle (Des Amazones se livrent un spectaculaire combat) », et décrit une partie entre deux équipes féminines rivales, celle des femmes célibataires et celle des femmes mariées, en précisant que « toutes les joueuses ont affiché une connaissance remarquable du jeu ». Selon l’historienne M. Ann Hall, des femmes ont également joué au soccer à Hamilton dans les années 1920.

En 1936, un article de The Free Press, un journal de London en Ontario, rapporte que « le soccer est devenu un sport d’automne important pour les jeunes femmes étudiant en premier cycle à l’Université Western Ontario ». Des jeunes filles jouent également au soccer au Central Collegiate, une école secondaire de la ville. En 1950, l’Université McGill forme une équipe de soccer féminine. Elle joue contre des équipes du Collège McDonald, de l’Université Bishop et de diverses écoles secondaires locales. Cependant, dans l’ensemble, peu de femmes jouent au soccer durant la première moitié du 20e siècle, étant donné que cette idée suscite alors encore de la résistance.

Dans les années 1960, la situation change. Le soccer devient très populaire parmi la jeunesse canadienne, garçons et filles. En 1972, la ville de Scarborough en Ontario peut se vanter de compter 14 équipes de filles, un nombre qui reste inférieur à celui des équipes de garçons, mais qui est tout de même significatif. En 1976, on compte 60 équipes de filles affiliées à la Calgary Minor Soccer Association. Lorsqu’arrive l’année 1980, la British Columbia Girls Soccer Association compte alors 317 équipes.

Depuis, le soccer est devenu l’un des sports les plus populaires parmi les jeunes filles et les femmes. De plus, l’écart entre le nombre de joueurs et de joueuses ne cesse de se réduire. En 1980, les femmes représentent moins de 10 % de tous les membres inscrits dans un club de soccer au Canada. En 2013, ce chiffre monte à 40 %. En 2019, Canada Soccer compte plus d’un million de joueurs et joueuses de soccer inscrits, contre 606 000 joueurs et joueuses de hockey inscrits au Canada.

En date de 2025, le Canada se classe au troisième rang de tous les pays membres de la FIFA pour le nombre de filles et de femmes inscrites. Toutefois, Canada Soccer se fixe comme objectif de corriger le déséquilibre entre les hommes et les femmes qui pratiquent ce sport. En novembre 2025, Canada Soccer lance son programme « Réduire l’écart », un engagement officiel qui vise à réduire l’écart entre les sexes en matière de participation et de leadership, et à accroître la visibilité des femmes et des filles dans le soccer partout au Canada. D’autres programmes de Canada Soccer, comme « TELUS Elle coach » et « AccELLEérer », ont des objectifs semblables pour promouvoir le soccer auprès des femmes et des filles.

alphonso-davies

Compétitions internationales féminines

L’équipe canadienne féminine de soccer commence à participer à des compétitions internationales à la fin des années 1970. En 1977, une équipe de la Greater Vancouver Women’s Soccer League se rend à Hawaï pour une tournée de deux semaines. L’année suivante, elle participe au World Women’s Invitational Soccer Tournament à Taiwan. L’équipe, les Roadrunners du Imperial Order of the Daughters of Empire (IODE), représentent leur club plutôt que le Canada. Lors de ce tournoi mondial, elles battent plusieurs des 13 équipes participantes.

La première équipe nationale féminine canadienne est formée en 1986. Elle ne réussit pas à se qualifier pour la première Coupe du monde féminine de 1991. L’équipe canadienne participe à la Coupe du monde de 1995, mais n’obtient pas un classement assez élevé pour une place aux Jeux olympiques d’été à Atlanta, qui sont les premiers à inclure le soccer féminin au programme olympique. (Les huit meilleures équipes de la Coupe du monde se qualifient automatiquement pour les Jeux olympiques de 1996, faute de temps pour organiser un tournoi de qualification.) Le Canada participe à tous les tournois ultérieurs de la Coupe du monde, terminant quatrième lors de la Coupe du monde 2003. En 2008, l’équipe canadienne se qualifie pour les Jeux olympiques à Beijing en Chine, où elle atteint les quarts de finale.

L’équipe nationale féminine remporte à deux reprises (1998 et 2010) le titre du tournoi de la CONCACAF (Confédération de football d’Amérique du Nord, d’Amérique centrale et des Caraïbes). Elle remporte également des médailles aux Jeux panaméricains, dont une médaille d’or en 2011.

Le Canada se qualifie également pour les Jeux olympiques d’été de Londres en 2012, et réalise un parcours remarquable lors du tournoi. Le match de la demi-finale contre les favorites américaines est regardé par des millions de personnes. En dépit d’une prestation exceptionnelle de l’équipe et de sa capitaine Christine Sinclair qui marque trois buts, les États-Unis l’emportent à 4‑3 en prolongation. La victoire de l’équipe américaine arrive à la suite de deux pénalités controversées accordées contre le Canada, qui permettent aux États-Unis d’égaliser le match dans les dernières secondes du quatrième quart-temps. Mettant de côté leur déception, les Canadiennes battent les Françaises trois jours plus tard à 1‑0 et elles décrochent la médaille de bronze. (Voir L’équipe de soccer féminine remporte la médaille de bronze olympique.) Aux Jeux olympiques d’été de 2016 à Rio, le Canada bat le Brésil à 2-1 et remporte à nouveau la médaille de bronze, Deanne Rose et Christine Sinclair marquant chacune un but.

L’équipe féminine de soccer du Canada arrive aux Jeux olympiques d’été de 2020 à Tokyo avec l’ambition de « changer la couleur » de sa médaille olympique après deux médailles de bronze consécutives. L’équipe féminine dispute son premier match avant les cérémonies d’ouverture, faisant match nul à 1-1 contre le Japon, grâce à un but de Christine Sinclair, son 187e but international, ce qui est un record absolu pour un joueur ou joueuse de soccer, hommes et femmes confondus. Ce match nul contre le Japon est suivi d’une victoire à 2-1 contre le Chili et d’un match nul à 1-1 contre la Grande-Bretagne dans le groupe E. En quarts de finale, le Canada élimine le Brésil aux tirs au but, et il bat les États-Unis à 1-0 en demi-finales, une première en 20 ans. En finale, après un pointage de 1-1, le Canada bat la Suède à 3-2 aux tirs au but, remportant ainsi la médaille d’or olympique de façon spectaculaire.

Cependant, aux Jeux olympiques d’été de 2024 à Paris, l’équipe canadienne arrive à la compétition dans un climat de controverse. L’équipe féminine de soccer canadienne se retrouve au cœur d’un scandale après qu’on ait découvert qu’un drone a été utilisé pour espionner l’équipe féminine de la Nouvelle-Zélande durant un entrainement. Jasmine Mander, entraineuse adjointe, Joseph Lombardi, analyste de l’équipe, et Bev Priestman, entraineuse-chef, sont tous renvoyés au Canada pour leur implication. Des enquêtes plus approfondies révèlent que les équipes masculine et féminine de soccer avaient largement recours à l’espionnage par drone depuis au moins 2016. Cet incident et les révélations qui s’ensuivent jettent non seulement une ombre sur la présence du Canada aux Jeux olympiques de Paris, mais également sur la médaille d’or remportée par l’équipe féminine canadienne aux Jeux olympiques de Tokyo en 2020.

Michael Bradley (à gauche)

Soccer masculin; les joueurs

La participation croissante aux compétitions internationales permet l’émergence de plusieurs joueurs canadiens exceptionnels. Bruce Wilson joue dans la North American Soccer League (NASL) et est capitaine de l’équipe canadienne lors des Jeux olympiques de 1984 et de la Coupe du monde de 1986. Au début de 1999, Bruce Wilson est élu l’un des joueurs de soccer du siècle dans les Amériques. Boby Lenarduzzi joue aux côtés de Bruce Wilson dans de nombreux matchs internationaux. Il a lui aussi une carrière remarquable avec les Whitecaps de Vancouver de la NASL, et il devient entraineur de l’équipe nationale. D’autres joueurs qui se distinguent à la fin des années 1970 et au début des années 1980 comprennent Randy Samuel, Sam Lenarduzzi (le frère aîné de Bob), Buzz Parsons, Randy Ragan, Gerry Gray, Jimmy Douglas et Robert Larusci, qui joue également pour les mondialement célèbres Cosmos de New York. La majorité des joueurs qui représentent le Canada à cette époque jouent dans la NASL.

De nombreux joueurs canadiens connaissent un succès international au sein d’équipes canadiennes ou d’équipes d’autres pays. Le gardien de but Craig Forrest se distingue avec Ipswich Town et West Ham United. L’attaquant Paul Peschisolido joue avec Birmingham City, Stoke City et Fulham. Le défenseur Jim Brennan joue avec Bristol City et Notts Forest, et Jason de Vos joue avec Dundee United, Wigan Athletic et Ipswich Town, tous des clubs anglais. Le milieu de terrain Colin Miller se rend en Écosse pour jouer avec les Rangers, les Hearts et Dunfermline Athletic. L’avant Alex Bunbury joue au Portugal pour le Maritimo.

Le milieu de terrain Dwayne De Rosario joue avec les FSV Zwickau d’Allemagne au début de sa carrière professionnelle. Il retourne ensuite en Amérique du Nord pour jouer dans la MLS (incluant deux passages au Toronto FC). Élu quatre fois joueur canadien de l’année, Dwayne De Rosario remporte également quatre coupes de la MLS et est élu meilleur joueur de la MLS en 2011. En 2012, il est sélectionné pour faire partie de l’équipe masculine Canada XI de tous les temps. Julian de Guzman, un autre milieu de terrain, joue en France, en Allemagne, en Espagne et en Grèce ainsi que dans la MLS pour le Toronto FC et pour le Fury d’Ottawa. Il est élu meilleur joueur de la Gold Cup de la CONCACAF en 2007, et joueur canadien de l’année en 2008.

Le milieu de terrain Atiba Hutchinson connait une longue et brillante carrière en tant que véritable pilier du soccer canadien. Élu six fois joueur canadien de l’année, un record, Atiba Hutchinson joue au soccer professionnel jusqu’à sa retraite en 2023, à l’âge de 40 ans. À 43 ans, il est capitaine de l’équipe nationale masculine lors de la Coupe du monde 2026. En 2010, alors qu’il joue pour le FC Copenhague, Atiba Hutchinson devient le premier Nord-Américain à être nommé joueur de l’année de la Superliga danoise.

L’attaquant Cyle Larin est le meilleur buteur de tous les temps de l’équipe nationale canadienne masculine de soccer. Il est le premier joueur canadien à être sélectionné en première position du MLS SuperDraft, et il est nommé recrue de l’année de la MLS en 2016. Après avoir marqué 43 buts en 87 matchs en trois saisons avec le Orlando City SC, il est transféré au Beşiktaş JK de la Süper Lig de Turquie, en 2018. Cyle Larin aide le Beşiktaş JK à remporter la Süper Lig, la Coupe de Turquie et la Supercoupe de Turquie lors de la saison 2020‑2021. Il joue également pour le Canada lors de la Coupe du monde de la FIFA en 2022 et en 2026.

L’ailier Alphonso Davies est largement considéré comme le plus grand joueur de soccer masculin que le Canada ait jamais connu. Il joue au niveau professionnel avec les Whitecaps de Vancouver et le Bayern Munich en Bundesliga, où il est nommé recrue de la saison en 2020. Alphonso Davies est le plus jeune joueur de l’histoire de l’équipe nationale canadienne, et il est nommé joueur canadien de l’année en 2018, 2020, 2021 et 2022. Il reçoit également le prix Lionel Conacher, qui est décerné à l’athlète masculin canadien de l’année, et le prix Northern Star, décerné à l’athlète canadien de l’année.

Soccer féminin : les joueuses

Du côté des femmes, Carrie Serwetnyk devient la première joueuse canadienne de soccer à jouer au niveau professionnel. Elle signe avec un club japonais en 1992. Charmaine Hooper, qui joue au niveau professionnel à l’étranger ainsi que pour la Women’s United Soccer Association, s’impose comme l’une des meilleures joueuses de soccer au monde. Elle représente le Canada lors de trois Coupes du monde féminines de la FIFA (1995, 1999, 2003) et elle remporte deux médailles d’argent avec le Canada aux Championnats féminins de la CONCACAF (1991, 1994). Elle contribue également à mener le Canada à sa première médaille d’or de la CONCACAF en 1998. Elle est nommée joueuse canadienne de l’année en 1994, 1995, 2002 et en 2003, et elle est la première joueuse à atteindre les 100 sélections en équipe nationale féminine.

Christine Sinclair, la première joueuse de soccer au Canada, est la meilleure buteuse de l’histoire du soccer international. Elle marque plus de buts internationaux (190) que tout autre joueur au monde, hommes et femmes confondus. Christine Sinclair mène l’équipe féminine canadienne à trois Coupes du monde (2011, 2015, 2019) et à quatre Jeux olympiques d’été (Pékin 2008, Londres 2012, Rio 2016, Tokyo 2020). L’équipe remporte deux médailles consécutives en 2012 et en 2016 avant de remporter l’or à Tokyo. Christine Sinclair est nommée meilleure joueuse canadienne de l’année à 14 reprises, un chiffre remarquable. Elle reçoit le prix Bobbie Rosenfeld en 2012 et 2020, et elle est nommée joueuse de la décennie par Canada Soccer en 2019. Elle est également la première joueuse de soccer à remporter le trophée Lou Marsh (maintenant le prix Northern Star) en tant qu’athlète canadienne de l’année.

Christine Sinclair et plusieurs de ses coéquipières (par exemple Diana Matheson, Erin McLeod, Karina LeBlanc, Melissa Tancredi, Rhian Wilkinson, Candace Chapman, Silvana Burtini, Sophie Schmidt, Andrea Neil, Kara Lang) jouent dans des ligues professionnelles en Amérique du Nord et en Europe.

Canada XI de tous les temps (Association canadienne de soccer, 2012)

En 2012, dans le cadre des célébrations du centenaire de l’Association canadienne de soccer, deux équipes (masculine et féminine) composées des 11 meilleurs joueurs et meilleures joueuses de tous les temps au Canada sont sélectionnées par les partisans.

Hommes

Craig Forrest

Bruce Wilson

Jason de Vos

Randy Samuel

Robert Iarusci

Atiba Hutchinson

Mike Sweeney

Dwayne De Rosario

Alex Bunbury

John Catliff

Dale Mitchell

Femmes

Erin McLeod

Janine Helland

Martina Franko

Candace Chapman

Rhian Wilkinson

Diana Matheson

Geraldine Donnelly

Andrea Neil

Kara Lang

Charmaine Hooper

Christine Sinclair

Soccer professionnel au Canada

Les perspectives professionnelles pour les joueurs de soccer canadiens changent au fil des décennies. Dans les années 1920, une ligue professionnelle masculine, la National Soccer League, est formée au Canada. Elle existe jusqu’en 1997. Durant les années 1960, la Eastern Canada Professional Soccer League (ECPSL) connait une popularité considérable, et certains matchs attirent près de 10 000 spectateurs. Le Toronto City, un des clubs de la ECPSL, compte dans ses rangs des vedettes du soccer britannique comme Stanley Matthews, Danny Blanchflower, Johnny Haynes, Jackie Mudie et Tommy Younger.

De 1968 à 1984, les joueurs canadiens peuvent également jouer dans la North American Soccer League (NASL), une ligue professionnelle de haut niveau. À sa création, cette ligue compte deux équipes canadiennes (les Falcons de Toronto et les Royals de Vancouver). Au moment de sa dissolution au début de 1985, la ligue regroupe cinq équipes canadiennes : les Boomers de Calgary, les Drillers d’Edmonton, les Manic de Montréal, les Whitecaps de Vancouver, et le Blizzard de Toronto (anciennement connu sous les noms Metros de Toronto et Metros-Croatie de Toronto). Les Metros-Croatie remportent le championnat de la NASL en 1976, un exploit qui est répété par les Whitecaps de Vancouver en 1979. Le Blizzard atteint la finale en 1983 et 1984.

Après la dissolution de la NASL, l’Association canadienne de soccer crée la Ligue canadienne de soccer. Cette ligue commence à jouer au printemps 1987 avec des équipes à Vancouver, Edmonton, Calgary, Winnipeg, Hamilton, Toronto, Ottawa et North York. Elle cesse ses activités en 1992.

En 2015, on trouve des franchises canadiennes dans trois ligues professionnelles masculines d’Amérique du Nord. Le Toronto FC, les Whitecaps de Vancouver, et l’Impact de Montréal jouent dans la Major League Soccer (MLS), la première division. Le FC Edmonton et le Fury d’Ottawa jouent dans la North American Soccer League (NASL), la deuxième division, qui est relancée en 2009. Trois franchises canadiennes jouent également dans la United Soccer League (USL), la troisième division, en 2015.

Du côté des femmes, plusieurs franchises canadiennes jouent dans la ligue semi-professionnelle W-League (par exemple, les Comets de Laval, les Lady Lynx de Toronto, les Whitecaps Women de Vancouver et le Fury d’Ottawa). Cependant, quatre équipes canadiennes se retirent de la ligue pour la saison 2015 en raison d’une faible affluence. Les Canadiennes jouent également dans les ligues de la Women’s United Soccer Association (2001-2003) et de la Women’s Professional Soccer (2009-2012), qui n’ont qu’une brève existence, ainsi que dans la National Women’s Soccer League (depuis 2013).

La première ligue professionnelle féminine de haut niveau au Canada, la Northern Super League, commence à jouer en compétition en avril 2025. Elle joue au sein de la CONCACAF et comprend six équipes : le Wild FC de Calgary, le Tides FC de Halifax, le Roses FC de Montréal, le Rapid FC d’Ottawa, le AFC Toronto et le Rise FC de Vancouver. Diana Matheson, ancienne joueuse de l’équipe nationale, est la force motrice derrière la création de cette ligue.

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