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Herman James Good

Herman James Good, VC, bûcheron, soldat (né le 29 novembre 1887 à South Bathurst au Nouveau-Brunswick; décédé le 18 avril 1969 à Bathurst). Herman James Good a reçu la Croix de Victoria (VC) pour sa bravoure lors de la bataille d’Amiens durant la Première Guerre mondiale.

Photo en noir et blanc du soldat canadien Herman Good

Jeunesse

Herman Good est l’un des quatorze enfants de Walter Frederick Good et de Rebecca Anne (née Sealy). Ses parents sont agriculteurs et membres de l’Église d’Angleterre (voir Anglicanisme au Canada). Après ses études, Herman travaille sur la ferme et dans l’industrie du bois.

Première Guerre mondiale

Le 4 août 1914, la Grande-Bretagne et le Canada déclarent la guerre à l’Allemagne. L’année suivante, le 29 juin, Herman Good s’enrôle à Sussex au Nouveau-Brunswick, dans le Corps expéditionnaire canadien d’outre-mer; il a alors 27 ans.

Le dossier militaire d’Herman Good indique qu’il s’embarque pour l’Angleterre à bord du SS Corsican à la fin d’octobre 1915 et il y arrive le 9 novembre. En avril 1916, il traverse la Manche et il est affecté au 13e Bataillon (Royal Highlanders of Canada) du Corps expéditionnaire canadien (CEC) en France. Un mois plus tard, il est blessé par balle aux fesses et doit suivre plusieurs semaines de soins et de convalescence avant de pouvoir retourner rejoindre son unité. Il vit ensuite une tragédie personnelle lorsqu’il apprend la mort de son frère, le soldat Ernest Robert Good, qui est tué le 4 septembre 1916 dans la bataille de la Somme.

Plus tard ce même mois, le 13e Bataillon prend part à la bataille de la crête de Thiepval (du 26 au 29 septembre), qui est marquée par des combats acharnés et de violents bombardements. Le 27 septembre, Herman Good est retiré du front après avoir reçu un diagnostic de traumatisme dû aux bombardements. Il retourne à son unité à la fin d’octobre, mais il est de nouveau hospitalisé en décembre pour une forte fièvre. Herman Good fait plusieurs allées et venues à l’hôpital pendant plusieurs mois, notamment pour un traitement contre les oreillons en mai. Il reprend du service en juin 1917. Les archives indiquent qu’il est promu caporal suppléant intérimaire en août 1917, et caporal en décembre.

Bataille d’Amiens

Le 8 août 1918, les Canadiens et leurs alliés lancent une série d’offensives contre l’Allemagne, connues sous le nom d’offensive des Cent-Jours, qui mettent fin à la Première Guerre mondiale. Cette série d’offensives commence par une attaque-surprise contre les forces allemandes à Amiens. Les troupes alliées se mettent secrètement en position et attaquent sans avertissement, soutenues par des milliers de canons de campagne, d’obusiers, plus de 600 chars et 2000 avions. Au lieu d’un long bombardement préalable à l’attaque, les troupes alliées s’avancent derrière un barrage roulant composé de fumée et de gaz toxiques. Les Allemands sont pris par surprise et plusieurs d’entre eux se rendent dès qu’ils en ont l’occasion. Cependant, d’autres continuent à se battre.

Au cours des combats du 8 août, la compagnie du caporal suppléant Herman Good est bloquée par un feu nourri provenant de trois mitrailleuses, ce qui ralentit considérablement son avancée. Conscient de la gravité de la situation, Herman Good se rue à l’assaut, tuant plusieurs soldats de la garnison et capturant les survivants. Plus tard, il fait face à une batterie de canons de 150 mm. Rassemblant trois hommes de sa section, il charge la batterie sous un feu nourri de tirs à bout portant, et il capture les trois hommes de l’équipe des mitrailleuses. Pour ses actes de bravoure ce jour-là, Herman Good reçoit la Croix de Victoria, la plus haute distinction pour bravoure militaire décernée par l’Empire britannique.

Photo en noir et blanc du soldat canadien Herman Good

Blessure due au gaz

Après la victoire à Amiens, les Canadiens sont rapatriés pour aller rejoindre la Première Armée britannique près d’Arras. À partir de la mi-août, les préparatifs commencent en vue d’une attaque vers l’est, en direction de la ligne Drocourt-Quéant, qui est tenue par les Allemands. Durant cette période, les Canadiens sont la cible d’attaques d’obus à gaz allemands. Ils ne peuvent pas faire grand-chose pour se défendre, comme en témoigne une note dans le journal de guerre du 13e Bataillon, datée du 20 août : « Comme il n’y a pas de défenses contre les gaz dans le secteur, et que les autorités supérieures affirment ne pas pouvoir se procurer de matériel anti-gaz, il est difficile de contrer ces attaques, et nos hommes […] en souffrent en permanence. » (Voir aussi Le Canada et la guerre des gaz.)

Herman Good fait partie des victimes affectées par ces attaques au gaz. Selon son dossier militaire, il est admis à l’hôpital le 21 août 1918 pour être soigné d’une « blessure due au gaz ». Un mois plus tard environ, le 17 septembre 1918, il est promu caporal.

Vie d’après-guerre

Bien que la Première Guerre mondiale se termine le 11 novembre 1918, de nombreux Canadiens doivent attendre plusieurs mois avant de pouvoir rentrer chez eux. Le 22 avril 1919, toute la ville de Bathurst se rassemble pour accueillir Herman Good, leur héros local. Après sa libération des forces armées en 1919, Herman Good travaille dans l’industrie du bois, et ensuite comme garde-chasse pendant 20 ans.

Photo en noir et blanc d’une foule à Bathurst au Nouveau-Brunswick, en 1919.

Mariage et famille

Le 6 août 1919, Herman Good épouse Martha Blanche Moore, âgée de 19 ans, à l’église anglicane St. George de Bathurst. Le couple construit sa maison dans la communauté de Big River, au sud de Bathurst, et ils ont trois garçons : Franklin, Alfred et Milton, qui meurt avant l’âge d’un an. Martha meurt en 1941.

Legs

Au début des années 1960, la filiale locale de la Légion royale canadienne de Bathurst est renommée Légion royale canadienne, filiale no 18 Herman J. Good CV en son honneur. Un musée de la guerre est également établi au même endroit.

Herman James Good meurt le 18 avril 1969, à l’âge de 81 ans. Après une cérémonie funéraire à l’église St. George, il est inhumé avec les honneurs militaires au cimetière St. Alban de Bathurst. En plus de la pierre tombale familiale, une plaque commémorative rendant hommage à sa Croix de Victoria est apposée par la Commission des sépultures de guerre du Commonwealth. Les médailles d’Herman James Good sont conservées au Musée canadien de la guerre à Ottawa.

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