Pipelines au Canada

Les pipelines sont un réseau de tuyaux servant au transport des liquides et des gaz, notamment du pétrole et des gaz naturels, sur de longues distances, depuis leur source jusqu’à l’endroit voulu. Plus de 840 000 km de pipelines sillonnent le pays et servent le secteur pétrolier, qui emploie entre 100 000 et 200 000 Canadiens. Selon Ressources naturelles Canada, ce secteur rapporte au gouvernement, en moyenne, 19 milliards de dollars en redevances, frais et impôts chaque année. Il compte également pour près de 8 % du produit national brut du Canada.

Les pipelines font malgré tout l’objet de controverses au Canada, puisque l’on craint que les combustibles fossiles qu’ils rendent accessibles contribuent grandement au changement climatique. Au cours des dernières années, des groupes autochtones, des activistes pour l’environnement, des municipalités, des maires et des syndicats se sont opposés à plusieurs projets de pipelines de crainte qu’ils ne contaminent les cours d’eau environnants à cause de déversements et de fuites.

Les pipelines sont un réseau de tuyaux servant au transport des liquides et des gaz, notamment du pétrole et des gaz naturels, sur de longues distances, depuis leur source jusqu’à l’endroit voulu. Plus de 840 000 km de pipelines sillonnent le pays et servent le secteur pétrolier, qui emploie entre 100 000 et 200 000 Canadiens. Selon Ressources naturelles Canada, ce secteur rapporte au gouvernement, en moyenne, 19 milliards de dollars en redevances, frais et impôts chaque année. Il compte également pour près de 8 % du produit national brut du Canada.Les pipelines font malgré tout l’objet de controverses au Canada, puisque l’on craint que les combustibles fossiles qu’ils rendent accessibles contribuent grandement au changement climatique. Au cours des dernières années, des groupes autochtones, des activistes pour l’environnement, des municipalités, des maires et des syndicats se sont opposés à plusieurs projets de pipelines de crainte qu’ils ne contaminent les cours d’eau environnants à cause de déversements et de fuites.


Contexte

La découverte des combustibles fossiles au Canada date des années 1850 à Enniskillen Township, près de Sarnia, en Ontario (voir  Industrie pétrolière). La construction de pipelines pour le transport du pétrole brut et du gaz naturel vers le marché intérieur (puis le marché international) s’ensuit rapidement. Pendant le siècle suivant, la découverte de pétrole dans la région de Sarnia, la construction de pipelines se fait plutôt lentement, avec seulement trois routes d’importance (de Turner Valley, en  Alberta, jusqu’à Calgary; de la côte du Maine à Montréal, et du Midwest américain à l’Ontario) en production.

Vers la fin des années 1940, des réserves suffisantes de pétrole et de gaz naturel sont constituées en Alberta dans les champs pétroliers de Leduc pour justifier la construction massive et rapide d’un réseau de pipelines afin d’acheminer le pétrole brut vers les marchés de l’est du Canada et des États-Unis. Vers la fin des années 1950, de nouveaux pipelines sont construits pour transporter le pétrole des puits éloignés jusqu’à Edmonton, puis jusqu’à Vancouver, et dans le sud afin de l’acheminer jusqu’aux pipelines américains. La capacité de transport augmente de manière considérable entre les années 1970 et 2010 avec la construction de pipelines supplémentaires reliant les champs de pétrole et de gaz naturel canadiens à des raffineries en Alaska, en Illinois et en Oklahoma.

Principaux pipelines au Canada

Aujourd’hui, plus de 840 000 km de pipelines sillonnent le Canada, partant de l’Alberta vers l’ouest jusqu’en Colombie-Britannique, vers le nord jusqu’aux Territoires du Nord-Ouest, vers le sud jusqu’au Texas et vers l’est jusqu’au Québec. Les pipelines de collecte, les pipelines d’amenée et les pipelines de transport acheminent du pétrole brut, du gaz naturel et du gaz naturel liquéfié des puits jusqu’aux points de collecte, traversant les frontières nationales et provinciales. Les pipelines de distribution livrent certains produits de gaz naturel directement aux consommateurs. Selon l’Association canadienne des producteurs pétroliers, 99,999 % de tout le pétrole et le gaz transporté par pipelines au Canada parvient à destination.

On retrouve, parmi les principaux oléoducs transportant du pétrole brut au Canada :


Pipeline Route Capacité
Réseau principal d’Enbridge Alberta au Wisconsin 2,5 millions de barils/jour
TC Énergie Keystone Alberta à l’Illinois 591 000 de barils/jour
Pipeline Trans Mountain de Kinder Morgan Alberta à la
Colombie-Britannique
300 000 de barils/jour
Canalisation 9 d’Enbridge Sarnia, en Ontario, à Montréal, Québec 300 000 barils/jour
Spectra Express Alberta au Wyoming 280 000 de barils/jour

On retrouve, parmi les principaux gazoducs transportant du gaz naturel actuellement en service au Canada :

Pipeline Route Capacité
Système Nova Gas Transmission Ltd Alberta 475 millions de mètres cubes/jour
Réseau principal de TC Énergie Alberta au Québec 445 millions de mètres cubes/jour
Pipeline Alliance Colombie-Britannique à la Saskatchewan 48 millions de mètres cubes/jour
Pipeline Westcoast Territoires du Nord-Ouest à la Colombie-Britannique 45 millions de mètres cubes/jour
Pipeline Maritimes and Northeast Du Nouveau-Brunswick à la Nouvelle-Écosse 15 millions de mètres cubes/jour

De nombreux projets de pipelines d’envergure ont été rejetés par le gouvernement fédéral ou interrompus au cours des dernières années (voir  Politique et controversesQuelques propositions notables). Le pipeline Northern Gateway d’Enbridge, entre l’Alberta et Kitimat, C.-B., a été rejeté par le premier ministre  Justin Trudeau en novembre 2016 du fait des protestations autochtones et des craintes en lien avec les déversements en milieu marin. Le projet Keystone XL de TC Énergie est approuvé conditionnellement par l’Office national de l’énergie avant d’être étouffé dans l’œuf par l’ancien président américain Barack Obama en 2015, une décision qui a depuis été annulée par la Maison-Blanche sous le président Donald Trump. Un autre projet de TC Énergie, le pipeline Energy East, devait transporter plus de 850 000 barils de pétrole par jour depuis l’Alberta jusqu’à des raffineries du Québec et du Nouveau-Brunswick. En octobre 2017, TC Énergie abandonne le projet Energy East et propose plutôt Eastern Mainline. Le projet gazier du Mackenzie, destiné à transporter du gaz naturel depuis le delta du Mackenzie jusqu’au nord de l’Alberta, est annulé par la Compagnie Pétrolière Impériale et ses partenaires en 2017.

Comment fonctionne un pipeline?

Un pipeline simple est un ensemble de tuyaux reliés entre eux sur une longue distance et munis de pompes, de valves et de dispositifs de contrôle pour transporter des liquides ou des gaz. Un réseau de pipelines comprend aussi des réseaux de collecte, de canalisations principales et de systèmes de distribution; ces parties sont en quelque sorte analogues aux racines, au tronc et aux branches d’un arbre. Le réseau de collecte transporte un mélange de pétrole, de gaz et parfois d’eau des puits de production jusqu’aux points de collecte, comme les usines de traitement ou les raffineries. C’est là que l’eau ou les contaminants présents dans le pipeline sont retirés du combustible fossile.

Vanne d'un pipeline gazier

Les canalisations principales (ou pipelines principaux) transportent le pétrole ou le gaz sous haute pression sur de longues distances à travers des tuyaux à large diamètre depuis les points de collecte jusqu’aux marchés. L’énergie nécessaire pour compenser la friction présente dans les tuyaux est fournie par des stations de pompage (pour les liquides) et des stations de compression (pour les gaz), installées à intervalles réguliers. Pour suivre l’expansion des marchés, la capacité d’une canalisation principale peut être augmentée par l’installation de lignes parallèles (appelées « doublements ») ou par l’ajout de pompes et de compresseurs supplémentaires. Pour ce qui est du pétrole, les canalisations principales fournissent les raffineries qui, en retour, distribuent le combustible fossile aux marchands par camion ou par productoduc.

Le gaz naturel est retiré de la canalisation principale et livré aux consommateurs grâce au système de distribution. Cette partie du réseau est la plus longue des trois. Normalement, les tuyaux de ce réseau sont d’un diamètre réduit et sont opérés à basse pression.

Comment les pipelines sont-ils construits?

La plupart des pipelines sont faits d’acier, même si on utilise parfois le plastique et l’ aluminium dans la construction du réseau de distribution du gaz naturel. Les pipelines d’acier sont formés de tuyaux soudés. Les soudures sont ensuite examinées aux rayons X pour repérer le moindre défaut, après quoi le pipeline est recouvert d’une couche protectrice et est enterré. Tous les pipelines, peu importe leur type, sont alors inspectés et soumis à des essais sous pression avant d’être mis en service. Quant aux tuyaux de plastique de plus petit diamètre, ils peuvent être déroulés d’une large bobine tirée par un puissant tracteur, une méthode rapide d’installation des pipelines.

Les tuyaux les plus larges sont généralement enterrés à 1,5 mètre de profondeur (un peu moins pour les plus petits), même si certains réseaux, comme le réseau interprovincial traversant le détroit de Mackinac, sont enterrés à des profondeurs pouvant dépasser les 70 mètres. Le Canada est un leader mondial en matière de construction de pipelines adaptés à l’hiver, ayant mis au point des trancheuses uniques pour travailler avec le  pergélisol et le  muskeg. Des sociétés canadiennes de pipelines ont déjà élaboré et construit des pipelines en Russie, en Chine et en Asie du Sud-Est.

Comment les pipelines sont-ils contrôlés et entretenus?

Les pipelines sont en service tous les jours de l’année. Des opérations informatisées permettent de contrôler en permanence la pression, le débit et la consommation d’énergie du réseau. Les ordinateurs peuvent effectuer rapidement des calculs de détection des fuites et initier des mesures correctrices en cas d’urgence, notamment en fermant des valves d’urgence, en coupant l’alimentation des pompes et en prévenant les équipes de réparation (voir aussi Applications de l’informatique). Des recherches suggèrent toutefois que les postes de commande ne détectent qu’environ 15 à 20 % des fuites des pipelines. En outre, les sociétés emploient fréquemment des systèmes de détection « non continus », notamment des chiens entraînés et des inspections visuelles comme des contrôles aériens par hélicoptère.

Comme précaution supplémentaire, des tests sont effectués régulièrement pour assurer le fonctionnement sécuritaire des pipelines. Les pipelines de pétrole peuvent être ramonés afin d’en retirer la cire et les autres corps étrangers. Un cylindre couvert de crin traverse le pipeline sous l’effet de la pression du fluide, le nettoyant au passage. Le nom anglais de ce procédé, « pigging », vient du couinement que produisent les crins en frottant les parois du tuyau. Aujourd’hui, certains « smart pigs » (les cylindres en question, appelés « racleurs ingénieux ») sont équipés de capteurs et d’enregistreurs afin de détecter de l’intérieur la corrosion et les points faibles dans les pipelines. Des essais sous pression peuvent y être combinés, voire remplacer les inspections au « smart pig ».

Quelle est la réglementation sur les pipelines?

La première Loi sur les pipelines au Canada est adoptée en 1949. Cette législation fédérale élabore des lignes directrices et des normes de sécurité en lien avec la méthode et l’emplacement de la construction des pipelines. Une décennie plus tard, le gouvernement fédéral crée l’Office national de l’énergie (ONE), une agence indépendante ayant le pouvoir de réglementer les pipelines traversant les frontières provinciales et internationales ainsi que l’export du pétrole brut et du gaz naturel.

De plus, l’ONE analyse les enjeux liés à la construction des pipelines, comme l’estimation des réserves de pétrole, les coûts, les facteurs environnementaux et les pratiques d’i ngénierie et de sécurité. L’ONE a également procédé à des évaluations de l’impact sur l’environnement dans le cadre de soumissions de projets d’infrastructure énergétique. Dans de rares cas, une commission est mise sur pied pour analyser un projet spécifique, comme cela s’est passé dans les années 1970 pour le  pipeline de la vallée du Mackenzie, lorsque des protestations de la part des écologistes et des revendications territoriales autochtones compliquent le processus d’analyse à tel point qu’il ne relève plus du mandat de l’Office.

Politique et controverses

La construction de pipelines a souvent été un sujet chaud en politique. Un pipeline de TransCanada (aujourd'hui TC Énergie), désormais connu sous le nom de Canadian Mainline, a fait l’objet de nombreux débats en 1956; une controverse musclée entoure également le pipeline de la vallée du Mackenzie, un projet reporté indéfiniment dans les années 1970, repris par la Compagnie Pétrolière Impériale Ltée en 2004, puis abandonné de nouveau en 2017.

Le projet d’expansion du Trans Mountain, à l’origine propriété de Kinder Morgan et maintenant géré par le gouvernement canadien, est lui aussi depuis un certain temps au cœur de débats politiques incessants. Au début de 2018, un différend commercial éclate entre la Colombie-Britannique (s’opposant fortement au pipeline sous le premier ministre néo-démocrate John Horgan) et l’Alberta, lorsque le gouvernement de John Horgan propose d’interdire l’augmentation du transport du bitume de l’Alberta. S’en suivent plusieurs mois de disputes entre les provinces.


Le saviez-vous?
En mai 2018, Kinder Morgan menaçant d’abandonner le projet devant une forte opposition en Colombie-Britannique, le gouvernement fédéral prend la décision controversée d’acheter le pipeline Trans Mountain et son expansion au coût de 4,5 milliards de dollars. En août de la même année, la Cour d’appel fédérale statue sur les contestations portées devant les tribunaux par six  Premières nations, deux groupes environnementaux et les villes de  Burnaby et de  Vancouver. La Cour, constatant certaines lacunes dans l’approbation du projet par le gouvernement, ordonne de stopper l’expansion et de revoir certains aspects du processus (voir Projet d'expansion du pipeline Trans Mountain).

La consultation des Autochtones et leur approbation des projets de pipelines sont devenues des facteurs clés pour que ceux-ci soient acceptés par les gouvernements, les autorités de réglementation et le public. Avant la contestation juridique réussie du projet d’expansion du Trans Mountain, les membres des Premières nations de Colombie-Britannique font déjà appel au système judiciaire et à l’obligation de consulter du gouvernement pour s’opposer au pipeline Northern Gateway. Plus récemment, à l’hiver 2018-2019, on parle dans tous les journaux nationaux des deux points de contrôle mis en place par un groupe de militants Wet’suwet’en ( voir Dakelh) afin de mettre un frein à la construction du pipeline Coastal GasLink de TC Énergie sur leurs territoires ancestraux. Des groupes de sympathisants organisent alors des manifestations à l’échelle du pays afin d’appuyer les opposants au pipeline de la communauté Wet’suwet’en, dont 14 sont mis en état d’arrestation par la GRC en janvier 2019. Toutefois, le pipeline Coastal GasLink suscite aussi la discorde au sein même des Wet’suwet’en, certains chefs héréditaires et conseils de bande élus appuyant le projet.

La principale inquiétude de plusieurs communautés autochtones provient des risques que pose l’installation d’infrastructures de pétrole ou de gaz naturel dans les habitats, ou à proximité, des sources de nourriture sauvage dont elles dépendent. Les risques pour la santé sont aussi un enjeu : en plus de la contamination de l’eau potable, on craint que le fait de vivre à proximité d’un site d’extraction de combustibles fossiles augmente les chances de développer un cancer, comme le démontre une étude conjointe de Santé Canada et de l’Université du Manitoba portant sur la Première Nation Chipewyan d’Athabasca et la Première Nation crie Mikisew en 2014 (voir aussi DénéCris). En effet, ces deux communautés vivent non loin de sables pétrolifères en Alberta.

Carte des sables bitumineux
L'extraction et le raffinage du bitume provenant des sables\u00a0pétrolifères de l'Alberta nécessitent une immense quantité\u00a0d'eau dont une grande\u00a0partie aboutit dans des bassins à résidus, sous forme de déchets\u00a0toxiques. Un planteur passe devant un bassin qu'il contribue à régénérer, en plantant des arbres pour une grande\u00a0société pétrolière.
Extraction des sables bitumineux

À l’inverse, certains projets de pipelines ont obtenu le soutien des communautés autochtones. Par exemple, la Société régionale Inuvialuit, le Conseil tribal Gwich’in et le Sahtu Pipeline Trust s’allient pour se joindre au projet gazier du Mackenzie sous le nom Aboriginal Pipeline Group (voir aussi InuvialuitsGwich’inSahtu Got’ine). Le projet du pipeline Eagle Spirit, proposé comme solution de rechange au Northern Gateway, est soutenu par plusieurs Premières Nations, désireuses de faire bâtir un pipeline appartenant aux Autochtones.

Les écologistes insistent désormais pour que les sociétés pétrolières, les gouvernements et l’ONE prennent en compte l’augmentation importante d’émission de gaz à effet de serre que causent les pipelines, qui facilitent l’extraction et la combustion massive de combustibles fossiles. En décembre 2015, à l’occasion de la Conférence de Paris sur les changements climatiques, le Canada s’est engagé à réduire ses émissions de carbone de 523 mégatonnes par an d’ici 2030, soit une réduction de 30 % par rapport aux chiffres de 2005. Comme il est déjà fort improbable que le Canada atteigne l’objectif fixé à Paris, certains affirment que la tâche sera tout simplement impossible si l’on augmente la capacité des pipelines reliés aux sables pétrolifères de l’Alberta. (Voir aussi Changements climatiques.)

Le système d’approbation des pipelines a lui-même fait l’objet de critiques; certains estiment que les Canadiens doutent de la capacité de l’ONE de porter un jugement impartial sur les projets énergétiques. Pendant l’hiver 2016-1017, un groupe d’experts nommés par le gouvernement ont rencontré des groupes d’industriels, d’actionnaires et d’autochtones dans le cadre d’un grand projet de réorganisation du processus d’évaluation et d’approbation des projets à venir par l’ONE.

Quelques propositions notables

Parmi les propositions qui sont encore valides ou en construction, on compte l’expansion du Trans Mountain initié par Kinder Morgan (appartenant désormais au gouvernement fédéral), le Keystone XL de TC Énergie et le projet de remplacement de la canalisation 3 d’Enbridge. Quant au pipeline Northern Gateway d’Enbridge et le projet gazier du Mackenzie, mené par la Compagnie Pétrolière Impériale, ils sont tous deux interrompus.


Pipelines au Canada // Termes clés

Combustibles fossiles

Combustibles naturellement formés sous la surface terrestre, tels du charbon, du pétrole et du gaz naturel. Après des millions d’années, des plantes et des animaux se décomposent en composés chimiques organiques, appelés hydrocarbures, qui forment ces combustibles.

Pétrole brut

Huile hydrocarbure non raffinée qui est extraite de la terre puis traitée pour servir à différents usages.

Bitume

Mélange d’hydrocarbures noir et épais extrait de la terre ou formé pendant le processus de traitement du pétrole.

Bitume dilué (« dilbit »)

Bitume dilué avec des pétroles plus légers afin qu’il puisse couler dans les pipelines.

Gaz naturel

Gaz recueilli sous la surface terrestre, composé d’un mélange d’hydrocarbures (comme le méthane). Une fois converti en liquide pour le transport ou l’entreposage, on l’appelle gaz naturel liquéfié.

Gaz à effet de serre

Gaz qui emprisonnent la chaleur dans l’atmosphère. Il existe de nombreux types de gaz à effet de serre, mais deux d’entre eux en particulier sont responsables des changements climatiques : le dioxyde de carbone (CO2) et le méthane (CH4).

En savoir plus

Liens externes

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