Pessah au Canada

La Pessah, aussi connue sous le nom de Pâque juive, est le rituel printanier juif commémorant la libération des israélites de leur esclavage en Égypte, tel que raconté dans la Haggadah.

La Pessah, aussi connue sous le nom de Pâque juive, est le rituel printanier juif commémorant la libération des israélites de leur esclavage en Égypte, tel que raconté dans la Haggadah. Cette célébration est l’une des trois fêtes de pèlerinage judaïques et dure jusqu’à huit jours (voir Fêtes religieuses).

Date

La Pessah est célébrée du 15e au 21e jour du septième mois du calendrier juif et commence au coucher du soleil la veille du premier jour de célébration officielle. Bien que la Pâque juive ne soit pas un jour férié au Canada, les entreprises et les organisations juives peuvent fermer ou réduire leurs heures de services lors des célébrations (voir Jours fériés nationaux). La Pâque chrétienne coïncide souvent avec la Pessah.

Origines

Le mot pessa’h signifie « passer par‑dessus », rappelant l’histoire des israélites épargnés par la mort des premiers-nés d’Égypte telle que racontée dans l’Exode 12. Ce récit est bien connu des non-juifs, puisqu’il s’agit de l’histoire de Moïse. Selon le livre de l’Exode, Dieu a envoyé plusieurs plaies sur l’Égypte après que le pharaon ait refusé de laisser partir le peuple juif. Le pharaon ne cède qu’après la dernière plaie, qui tue tous les premiers-nés d’Égypte mais épargne les Israélites.

Célébration au Canada

Les juifs du Canada célèbrent la Pessah comme leurs coreligionnaires ailleurs dans le monde, c’est-à-dire autour d’une table et en compagnie de leur famille. Le premier et le dernier jours sont particulièrement importants. À cette occasion, les fidèles se rassemblent à la synagogue ou récitent des passages de la Torah, le tout marqué par des prières et des bénédictions spéciales ainsi que la consommation d’un repas cérémoniel.

Le séder est un service liturgique doublé d’un repas cérémoniel qui a lieu lors de la première nuit de la Pessah (ainsi que la nuit suivante en dehors d’Israël). On raconte alors l’histoire de l’Exode hors d’Égypte et divers aliments symboliques sont consommés. Le repas est souvent conclu par des bénédictions et des chansons traditionnelles. Le pain sans levain remplace le pain ordinaire lors des repas de la Pessah, la consommation de chametz (toute nourriture faite de grain et d’eau sujette à la levure ou à la fermentation) étant interdite lors de cette période. En renonçant au chametz pendant la Pessah, le fidèle rejette symboliquement l’égotisme et la vulgarité spirituelle.

Le plateau du séder contient trois matzoh (pains sans levain) empilés sur une assiette ou un tissu propre, et recouverts par un objet identique. Le matzoh représente la hâte avec laquelle les Israélites ont quitté l’Égypte. Des morceaux d’aliments symboliques sont placés par-dessus : le zerowa, un tibia ou un cou de poulet cuit; le bēṣa, un œuf dur; le maror, du raifort fraîchement gratté ou de petites feuilles de laitue romaine; le harosseth, un mélange fait à base de pommes, de noix et de vin; le karpass, un légume au goût non amer, par exemple un oignon ou une patate bouillie; et le hazéret, le plus souvent du raifort ou de la laitue romaine. Le plateau du séder est accompagné de deux bols, l’un contenant de l’eau salée, l’autre du vin. Chacun des aliments représente un aspect précis de l’histoire de la Pessah, et chacun doit être consommé dans le bon ordre lors du repas cérémoniel.

Le dernier jour de la Pessah, on marque aussi la fin de la célébration par un séder.

Voir aussi Religion.


Lecture supplémentaire

  • R. Bibby, Unknown Gods: The Ongoing Story of Religion in Canada (1993); David J. Goa, dir., Traditions in Transition: World religions in the context of Western Canada (1982); Rahel Musleah, Why on This Night? A Passover Haggadah for Family Celebration (2000); David Seljak et Paul A Bramadat, dir., Religion and ethnicity in Canada (2005); Emily Sper, The Passover Seder (for children) (2003).

Liens externes