Corinne Kernan Sévigny (Source primaire)

À seulement 16 ans, Corinne Sévigny s’est enrôlée dans le Service féminin de l’Armée canadienne pendant la Deuxième Guerre mondiale. Elle a servi comme chauffeuse et a fait partie des millions de femmes qui ont participé à l’effort de guerre, soit à l’étranger, soit au front intérieur. Lisez et écoutez l’histoire de Corinne Sévigny, dans laquelle elle détaille les réalisations extraordinaires de ses compagnes d’armes.

Prenez note que les sources primaires du Projet Mémoire abordent des témoignages personnels qui reflètent les interprétations de l'orateur. Les témoignages ne reflètent pas nécessairement les opinions du Projet Mémoire ou de Historica Canada.



Corinne Kernan Sévigny

« Mais remarquez à ce moment là, les femmes ont entré dans les usines. Ce n’était jamais pensé avant ça! Des milliers de femmes sont entré dans les usines. Ça été une révolution féminine extaordinaire!  »


Transcription

Oui, bien, je vais vous dire, le CWAC (Canadian Women’s Army Corp) venait d’être fondée. C’était tout à fait nouveau d’avoir des femmes dans l’armée. Je pense que nous étions 1500 quand j’ai joint. Et puis nous avons dépassé les milliers durant le cours de la guerre alors c’était tout à fait au commencement et c’était pas accepté, Eh, je me rappelle que mes pauvres parents se sont faits demandés des questions très profondes sur le fait qu’ils avaient laissé leur seule fille joindre l’armée. Mes amis même, mes amis de mon âge me disaient que j’étais complètement folle, que c’était, qu’on ne faisait pas ça. Y’avait bien des raisons pour lesquelles on pensait qu’on ne devrait pas faire ça. Et ses raisons là on vas les laisser de côté, on en parlera pas. Mais c’était pas accepté ou acceptable bien dans mon, bien, chez, dans mon, parmi mes amis, dans mon cercle d’amis de quitter la maison pour aller dans l’armée à mon âge.

Recrutement pour le CWAC à travers le Québec.

L’idée du Québec ne faisait pas parti, n’a jamais passer par ces dames pressées, on avait beaucoup trop, hum, des batailles beaucoup plus importantes que ça, ça fait que fallait d’abord qu’on se fasse accepter purement d’abords comme personnes. Parce que les hommes n’étaient pas tout à fait sur qu’on savait manger notre gruau. Et certainement pas sur qu’on pouvait faire quoi que ça soit. Alors on a été obligée. Non, nous étions les pionnières, c’est nous qui avons démontré que les femmes pouvaient prendre des positions sérieuses comme, au télégraphe, au téléphone, tout ce qu’il y avait de nouveau au point de vue de l’armée. De nouveaux coûts, durant le développement de la Deuxième guerre, la grande guerre, il y a eu énormément de développement, n’est-ce pas, au point de vue technique. Y’en a eu beaucoup, beaucoup qui dont les pionnières ont été des femmes. Ça, vous avez simplement à regarder l’histoire pour le voir. Je voulais faire parti du groupe de la défense de ce qui se passait dans le monde. C’était tout de même ce qui était le plus important dans le monde à ce moment là! Si on en faisait pas parti, bon, on était chez nous à se tourner les pouces. Ou, c’était à peu près ce que je pensais mais ce n’est pas nécessairement vrai. Évidemment parce que y’a bien des femmes qui ne se sont pas tourné les pouces pendant la guerre.

Mais remarquez à ce moment là, les femmes ont entré dans les usines. Ce n’était jamais pensé avant ça! Des milliers de femmes sont entré dans les usines. Ça été une révolution féminine extaordinaire!

Marche du Corps Féminin de l'Armée Canadienne (CWAC).

À part d’être bonne, bonne dansant, garde-malade, téléphoniste, servante, cuisinière, pensez-vous à d’autres choses qu’on pouvait faire avant la guerre? Les femmes ne prenaient pas de positions extraordinairement sérieuses ou centralement complexes. Ce n’était pas fait. On a été à prouver que les femmes pouvaient n’importe quand prendre des responsabilités. Aujourd’hui, vous voyez des femmes qui sont présidentes de corporations immenses. Ce n’était même pas pensé en haut d’une secrétaire, c’était le haut de la gamme. Au commencement, ils pensaient qu’on ne connaissait rien. Quand on a fini nos cours, hum, bien comme les cours sur les voitures, les cours sur la mécanique, on a été obligé de savoir, on connaissait la différence entre une roue pour les quatre roues et le roue dans l’auto, et ils ont été obligé d’accepté qu’on pouvait apprendre les codes, les codes pour les « décoding » et « coding », oui! On a appris tout! Qu’est que vous voulez, on ne savait rien!

Au cours de la guerre, la vie quotidienne n’a pas changé tellement excepté pour les femmes. A un moment donné nous les femmes ont faisait parti du monde!

Corinne Kernan Sévigny

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