Jacques Rodrigue (alias Jacques Michel), C.Q., auteur-compositeur-interprète (né le 27 juin 1941 à Sainte-Agnès-de-Bellecombe (près de Rouyn), Québec; décédé le 5 mars 2026). Dans un langage tendre ou violent, les chansons de Jacques Michel évoquent l'amour, l'amitié, la liberté, la vie et l'enfance. En 2007, il devient chevalier de l’Ordre national du Québec, et en 2020 il remporte le prix Sylvain-Lelièvre de la Société professionnelle des auteurs et des compositeurs du Québec (SPACQ) pour l’ensemble de sa carrière.
Éducation et début de carrière
À 16 ans, Jacques Michel chante dans les cabarets de sa région, interprétant des chansons de Gilbert Bécaud, Charles Aznavour et Mouloudji, auxquelles il ajoute peu à peu ses propres compositions.
En 1965, Jacques Michel participe au spectacle de Muriel Millard à la Comédie-Canadienne (Montréal) et, la même année, il gagne le trophée de la chanson du Festival du disque avec « Je retourne chez moi ». Il chante ensuite au Théâtre de Quat'sous en août 1966, mais son talent est vraiment reconnu avec la chanson « À cause d'une fleur » pour laquelle il obtient le prix spécial du jury au Festival de la chanson québécoise en 1969.
Faits saillants de carrière, années 1970–1986
En 1970, Jacques Michel gagne le Grand prix de la Communauté radiophonique des programmes de langue française à Spa, Belgique, pour sa chanson « Amène-toi chez nous ». Il remporte un second prix au Festival international de la chanson populaire à Tokyo avec « Un nouveau jour va se lever ».
Il donne par la suite de nombreux récitals, notamment chaque année au Patriote (1971–1977) et au Théâtre du Nouveau-Monde (1973) à Montréal, au Grand Théâtre de Québec, au Centre national des arts et à la Place des Arts (1971, 1973, 1975, 1976, 1978, 1979). Il fait également des tournées dans les provinces maritimes (1971–1972) et en Ontario (1971, 1975, 1978). Il chante au St. Lawrence Centre de Toronto en 1972.
En 1974, Jacques Michel fonde une maison de production et de gérance, les Productions Rojamic. Il participe à de nombreuses émissions de variétés dont Zoom (1973), Vedettes en direct (1974, 1976, 1978), Dimanschowsoir (1977) et Les Beaux dimanches (1978) à la télévision de la SRC, ainsi qu'à Têtes d'affiche (1977) à Télé-Métropole où il a aussi animé Les Lauréats des découvertes (1978, 1990, 1991).
Jacques Michel quitte la scène en 1986 mais continue d’écrire des chansons pour Martine Chevrier, Nicole Martin, Johanne Blouin et Nathalie Simard. Il poursuit également une carrière de concepteur et scénariste à la télévision. Il a notamment conçu et scénarisé, avec Nathalie Simard, la série pour enfants Le Village de Nathalie.
Comme l'écrivait Benoît Lavoie dans Le Compositeur canadien, les chansons de Jacques Michel « durent longtemps parce que cimentées avec son cœur et sa passion ». Plusieurs ont été enregistrées par Isabelle Aubret (en France), Julie Arel, Pauline Julien, Ginette Reno et René Simard.
Retour à la musique, 2015–2025
Après une pause de presque trente ans, Jacques Michel revient à sa profession de musicien. Il fait paraître une compilation de ses chansons à succès intitulée Un nouveau jour (2015) et part en tournée. Quatre ans plus tard, il sort Tenir (2019), un nouvel album de compositions originales. Une autre tournée en 2024–2025, Seul à seuls, marque son bref retour dans l’industrie.
Distinctions
Jacques Michel devient chevalier de l’Ordre national du Québec en 2007. En 2020, il remporte le prix Sylvain-Lelièvre de la Société professionnelle des auteurs et des compositeurs du Québec (SPACQ) pour souligner l’ensemble de sa carrière.
Discographie
- Jacques Michel et ses chansons (1965)
- Jacques Michel, Grand prix du Festival du disque (1965)
- Jacques Michel (1966)
- Jacques Michel (1967)
- Jacques Michel (1969)
- Citoyen d'Amérique (1970)
- S.O.S. (1971)
- Pas besoin de frapper pour entrer... (1972)
- Dieu ne se mange plus (1973)
- Jacques Michel à la Comédie (1973)
- C'que j'ai l'goût d'dire (1974)
- Migration (1975)
- Ma nouvelle saison (1976)
- Le Temps d'aimer (1977)
- Le Coeur plus chaud (1978)
- Passages (1980)