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Lacs au Canada (résumé en langage simple)

Les lacs sont des étendues d’eau entourées de terre. Le Canada compte environ 2 millions de lacs, soit 14 % des lacs de la planète. Les Grands Lacs sont parmi les lacs les plus connus au Canada : lac Supérieur, lac Ontario, lac Huron et lac Érié. Le lac Supérieur, dont la superficie atteint 82 100 km², est aussi le plus grand lac du Canada.

(Cet article est un résumé en langage simple des lacs au Canada. Si vous souhaitez en savoir plus sur le sujet, veuillez consulter notre article complet, Lacs au Canada.)

Image satellite des Grands Lacs en hiver.

Description

Le cycle de l’eau est un processus naturel important. L’eau s’évapore des lacs et des océans et retombe parfois en pluie sur la terre ferme. Cette eau aboutit jusqu’aux ruisseaux et rivières. Si la terre forme une sorte de bassin, un lac peut s’y former.

Les lacs sont dynamiques : l’eau y entre et en sort constamment. Les lacs se modifient sur de longues périodes et peuvent même disparaître.

Photo en contre-plongée du lac Crawford

Formation des lacs

Les lacs peuvent se former de différentes manières, notamment par des processus glaciaires, tectoniques, côtiers, fluviaux, volcaniques et de dissolution.

Processus glaciaires

Les glaciers et calottes glaciaires sont de gigantesques morceaux de glace. Au cours des périodes glaciaires passées, ces morceaux ont creusé le sol et laissé derrière eux des amas de roches (moraines, eskers, drumlins). Les bassins ainsi formés se sont remplis d’eau, ce qui a mené à la création de lacs et d’étangs.

Processus tectoniques

Les mouvements de la croûte terrestre peuvent créer des bassins qui se remplissent ensuite d’eau et forment un nouveau lac. Le lac Supérieur a été créé par des processus glaciaires et tectoniques.

Processus côtiers

Les vagues et les courants peuvent déplacer le sable, les roches et la terre. Les bancs de sable qui se créent parfois de cette manière bloquent l’entrée des baies et créent des lagons. Des lacs se créent alors si de l’eau douce parvient au lagon. La côte atlantique de la Nouvelle-Écosse est riche en lacs formés par des processus côtiers.

Processus fluviaux

Certaines parties de rivières peuvent se séparer du cours principal de l’eau et former un lac, souvent en arc de cercle, ou un marécage. Si des sédiments s’accumulent à l’embouchure des rivières, des lacs peuvent se former suivant l’inondation de la zone touchée.

Paysage couvert de lacs en arc de croissant.

Processus volcaniques

Les centres des cônes volcaniques peuvent s’effondrer en cratère et former des lacs souvent très profonds. Les coulées de lave peuvent endiguer les rivières et former des lacs.

Processus de dissolution

Certaines roches peuvent s’éroder lentement lorsqu’elles sont exposées à l’eau. Si l’érosion a lieu sous terre, des cavernes et des grottes peuvent se former. Si ces cavernes s’effondrent, le trou se remplit souvent d’eau, et un nouveau lac se crée.

Le saviez-vous?
Le réservoir Manicouagan est un lac plutôt unique au Canada. Ce lac s’est formé lorsque l’eau a rempli le cratère laissé par l’impact d’une météorite dans le centre du Québec il y a 200 millions d’années.


Image satellite du réservoir Manicouagan.

Répartition des lacs au Canada

Le nombre de lacs au Canada s’élève à 2 millions. Environ 7,6 % des quelque 10 millions de kilomètres carrés du Canada sont couverts d’eau douce. Les lacs et rivières contiennent suffisamment d’eau pour inonder tout le pays sous plus de deux mètres d’eau. Le Canada possède près de 14 % des lacs du monde, et certains ont une superficie supérieure à 500 km².

Les lacs diffèrent d’un bout à l’autre du Canada en fonction de la géologie et du climat (voir Régions physiographiques).

Lacs dans le Bouclier canadien

Dans le Bouclier canadien, presque tous les lacs sont d’origine glaciaire. Comme les sols sont minces, les lacs sont souvent très clairs. La région comporte aussi de nombreuses zones humides (muskegs, tourbières), qui peuvent contenir de petits lacs. Certains anciens canaux fluviaux et rivages se sont également transformés en lacs dans cette région suivant l’accumulation de sédiments qui empêchent l’eau de s’écouler.

Lacs des basses terres intérieures occidentales

La ligne de contact entre le Bouclier canadien et les basses terres intérieures occidentales abrite certains des plus grands lacs du Canada, comme le Grand lac de l’Ours dans les Territoires du Nord-Ouest et les Grands Lacs de l’Ontario.

Les lacs des prairies des basses terres intérieures occidentales sont généralement moins profonds et contiennent plus de sédiments, car les prairies ont un sol épais. Ces lacs sont très importants pour l’agriculture de la région et pour les animaux sauvages comme le canard.

Le nord de la région compte aussi de nombreuses zones humides comme les muskegs et les tourbières du Bouclier canadien.

Lacs de l’ouest du Canada

Il y a moins de lacs dans l’ouest du Canada que dans le centre ou l’est. Ceux qui s’y trouvent sont variés, certains étant issus d’anciens processus glaciaires et tectoniques. D’autres lacs se sont formés lorsque d’anciens fjords se sont séparés de la mer.

Lacs des provinces atlantiques

Les provinces atlantiques occupent une région d’anciennes montagnes. Elles ont aussi été recouvertes par des glaciers au cours de la dernière période glaciaire. Ainsi, les lacs des provinces atlantiques sont très semblables à ceux du Bouclier canadien. La côte est de la Nouvelle-Écosse compte de nombreux lacs côtiers.

Lacs de la région des basses terres du Saint-Laurent et des Grands Lacs inférieurs

On trouve dans cette région généralement moins de lacs que dans le Bouclier canadien, mais le sol y est épais et propice à l’agriculture. C’est tout de même là que se trouvent les immenses Grands Lacs. Ensemble, les Grands Lacs (lacs Supérieur, Huron, Michigan, Érié et Ontario) constituent le plus grand bassin d’eau douce de la planète.

Rivage sablonneux du lac Supérieur.

Conséquences de l’activité humaine

L’être humain peut influencer la forme des lacs et la qualité de leur eau.

Eutrophisation des lacs

L’eutrophisation représente l’apport excessif de nutriments dans les lacs, qui perdent en profondeur, se réchauffent et deviennent troubles. C’est un phénomène qui peut être parfois d’origine naturelle, mais il peut aussi être la cause de l’apport d’eaux usées ou de terre agricole dans l’eau. L’abattage des arbres et l’élimination des plantes autour des lacs et des rivières sont aussi en cause. L’eutrophisation des lacs peut être dangereuse à tout ce qui en consomme l’eau. Les bactéries se développent dans le lac, les poissons meurent et plus personne ne peut s’y baigner ou en boire l’eau sans courir de danger.

Pluies acides et toxines

Certains composés peuvent être nocifs s’ils aboutissent dans les lacs. C’est le cas de certains produits chimiques utilisés en agriculture, dans l’industrie minière et en foresterie qui sont toxiques lorsqu’ils sont ingérés. Les pluies acides causées par la combustion de matières fossiles peuvent rendre les lacs plus acides. Le sel des routes est aussi coupable de rendre les lacs plus salés. Tous ces changements peuvent nuire à certaines espèces animales et végétales habitant autour du lac. Certains de ces composés peuvent même rendre les lacs impropres à la baignade et à la consommation.

Déclin de la biodiversité et espèces envahissantes

De nombreuses plantes et animaux contribuent à la santé des lacs. Certaines plantes freinent en effet l’érosion du littoral. La tortue serpentine se nourrit de matières organiques qui se retrouvent dans le lac, ce qui aide le lac à demeurer en bonne santé. Lorsque la faune et la flore diminuent autour d’un lac, celui-ci peut changer et devenir moins propice à la baignade et à la consommation.

Front d'une tortue serpentine

À l’inverse, certaines plantes et certains animaux qui ne sont pas du Canada peuvent nuire aux lacs canadiens. C’est ce qu’on appelle des espèces envahissantes. Parmi les espèces connues pour leurs effets néfastes sur les lacs canadiens, citons le roseau commun (Phragmites australis), la salicaire pourpre, la carpe asiatique, la moule zébrée, la moule quagga et la lamproie marine (voir Espèces envahissantes au Canada : Plantes, Espèces envahissantes au Canada : Animaux).

Plantes de phragmites ressemblant à de l'herbe, émergeant d'un rivage.

Destruction des zones humides et altération des rivières

Les lacs reçoivent l’eau de l’écosystème dont ils font partie, qui doit parcourir dans certains cas des centaines de kilomètres de rivières et zones humides. Lorsque les zones humides sont détruites ou que le cours des rivières est modifié, les lacs en aval peuvent en subir des conséquences qui sont difficiles à prévoir.