Jean Marchand, C.C., chef syndical, homme politique (né le 20 décembre 1918 à Champlain, au Québec; décédé le 28 août 1988 à Saint-Augustin-de-Desmaures, au Québec).

Faits saillants de carrière
Après avoir obtenu un diplôme de sciences sociales en relations industrielles à Laval (1942), Jean Marchand devient organisateur syndical pour la Fédération de la pulpe et du papier, et, en 1944, pour la Confédération des travailleurs catholiques du Canada (CTCC). Secrétaire général de la CTCC à partir de 1947, il en est élu président en 1961.
Au cours des années 1950, il contribue, avec d'autres syndicalistes, des intellectuels et des réformistes du Parti libéral du Québec, à la défaite de l'Union nationale, qui survient en 1960. Sa centrale syndicale, rebaptisée la Confédérations des Syndicats Nationaux en 1960, travaille en étroite collaboration avec le gouvernement libéral de Jean Lesage et obtient des réformes législatives, notamment le droit des employés gouvernementaux de se syndiquer et de faire la grève.
Critiquant la montée du séparatisme au Québec au début des années 1960, Jean Marchand se laisse convaincre par le premier ministre Lester B. Pearson de siéger à la Commission royale d'enquête sur le bilinguisme et le biculturalisme et d'adhérer au Parti libéral fédéral en 1965. Sa venue vise à rehausser la présence francophone au Cabinet et à défendre la cause du fédéralisme au Québec. Il accepte à la condition que ses deux amis de longue date, Pierre Elliott Trudeau et Gérard Pelletier, puissent se joindre à lui. Il occupe plusieurs postes importants au sein du gouvernement, démissionnant en 1976 pour se porter candidat aux élections provinciales du Québec et tenter d'empêcher la prise du pouvoir par le Parti québécois. Il échoue sur les deux plans.
Jean Marchand est nommé au Sénat en décembre 1976, et orateur du Sénat en mars 1980. Il jouera d'ailleurs un rôle central dans le débat de 1981 sur la réforme de la Constitution. Après sa démission du Sénat, il est président de la Commission canadienne des transports de 1983 à 1985, puis directeur de Ports Canada et vice-président de la Société du port de Québec. En 1986, il devient Compagnon de l'Ordre du Canada.