Bloc québécois

Le Bloc québécois est un parti politique fédéral fondé officiellement le 15 juin 1991 (reconnu le 11 septembre 1993 par Élections Canada). Le Bloc québécois tire son origine d’un mouvement parlementaire composé de députés fédéraux du Québec qui ont quitté le Parti conservateur et le Parti libéral après l’échec de l’Accord du lac Meech. Ce parti défend les intérêts, ainsi que l’autonomie et la souveraineté du Québec à la Chambre des communes. Au départ, le Bloc est dirigé par un ancien ministre conservateur fédéral, Lucien Bouchard, jusqu’à ce que celui-ci démissionne pour devenir chef du Parti québécois et premier ministre du Québec en janvier 1996. Gilles Duceppe a marqué de manière significative la direction de ce parti, demeurant son chef pendant près d’une quinzaine d’années. Le 18 mars 2017, Martine Ouellet a été élue à la tête du Bloc québécois, mais elle a démissionné en juin 2018 après un vote de confiance défavorable. Yves-François Blanchet lui a succédé comme chef de parti en janvier 2019. Sous Yves-François Blanchet, le Bloc remporte 32 sièges lors des élections fédérales d’octobre 2019, revenant ainsi à son statut de parti officiel.

Le Bloc québécois est un parti politique fédéral fondé officiellement le 15 juin 1991 (reconnu le 11 septembre 1993 par Élections Canada). Le Bloc québécois tire son origine d’un mouvement parlementaire composé de députés fédéraux du Québec qui ont quitté le Parti conservateur et le Parti libéral après l’échec de l’Accord du lac Meech. Ce parti défend les intérêts, ainsi que l’autonomie et la souveraineté du Québec à la Chambre des communes. Au départ, le Bloc est dirigé par un ancien ministre conservateur fédéral, Lucien Bouchard, jusqu’à ce que celui-ci démissionne pour devenir chef du Parti québécois et premier ministre du Québec en janvier 1996. Gilles Duceppe a marqué de manière significative la direction de ce parti, demeurant son chef pendant près d’une quinzaine d’années. Le 18 mars 2017, Martine Ouellet a été élue à la tête du Bloc québécois, mais elle a démissionné en juin 2018 après un vote de confiance défavorable. Yves-François Blanchet lui a succédé comme chef de parti en janvier 2019. Sous Yves-François Blanchet, le Bloc remporte 32 sièges lors des élections fédérales d’octobre 2019, revenant ainsi à son statut de parti officiel.


Gilles Duceppe, politicien

Renouveau : élections fédérales 2019

Sous Yves-François Blanchet, le Bloc s’aligne sur la Coalition avenir Québec,un parti nationaliste de centre-droit qui remporte les élections provinciales du Québec en 2018. Lors de la campagne électorale fédérale de 2019, Yves-François Blanchet souligne l’importance du nationalismequébécois (plutôt que la souveraineté) et accentue son soutien envers le très controversé projet de loi 21 sur la laïcité. Le projet de loi 21 interdit le port de signesreligieux à certains employés du secteur public tels que le hijab musulman, le turban sikh et la kippa juive.Le Bloc appuie également la protection de l’environnement, incluant l’opposition aux pipelines.

Aux élections fédérales du 21 octobre 2019, le Bloc québécois remporte 32 sièges. Il retrouve son statut de parti officiel et termine troisième au classement général, supplantant le NPD.


Chefs du Bloc québécois

Chefs du Bloc québécois

Années

1993–96

Michel Gauthier

1996–97

1997–2011

Vivian Barbot (intérim)

2011

2011–13

Mario Beaulieu

2014–15

Gilles Duceppe

2015

Rhéal Fortin (intérim)

2015–17

Martine Ouellet

2017–

En savoir plus

Lecture supplémentaire

  • Mario Cardinal, Point de rupture. Québec/Canada : le référendum de 1995 (Bayard Canada, 2005).

    Marie-France Charbonneau et Guy Lachapelle, Le Bloc québécois : 20 ans au nom du Québec (Richard Vézina, éditeur,‎ 2010).

    Manon Cornellier, The Bloc (James Lorimer, 1995).

    Robert Comeau, Charles-Philippe Courtois et Denis Monière, Histoire intellectuelle de l’indépendantisme québécois, 2 tomes (VLB éditeur, 2010 et 2012).

    Chantal Hébert (avec Jean Lapierre), Confessions post-référendaire. Les acteurs politiques de 1995 et le scénario d’un oui (Éditions de l’Homme, 2014).

Liens externes