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Guido Basso

Guido Basso, C.M., joueur de bugle (ou flugelhorn), trompettiste, arrangeur, compositeur, chef d’orchestre, harmoniciste (né le 27 septembre 1937 à Montréal au Québec; décédé le 13 février 2023 à Toronto en Ontario). Guido Basso était l’un des plus éminents trompettistes de jazz du Canada, et il était également reconnu pour le lyrisme de sa musique au bugle. On lui attribue la théorie selon laquelle on attaque la trompette et on fait l’amour au bugle. Guido Basso a participé à une trentaine d’enregistrements du Boss Brass, ainsi qu’à des albums d’Anne Murray, d’Ian Tyson, de Holly Cole, de Lenny Solomon, d’Oliver Jones, et d’autres. Son album Lost in the Stars a remporté le prix Juno en 2004 du meilleur album de l’année en jazz traditionnel. Guido Basso a été nommé membre de l’Ordre du Canada en 1994.

Jeunesse

Guido Basso commence à jouer de la trompette à l’âge de neuf ans, et il étudie au Conservatoire de musique du Québec à Montréal. Durant son adolescence, sous le nom de Stubby Basso, il travaille avec des groupes de danse et de spectacle dirigés par Al Nichols, Maury Kaye, et d’autres. Alors qu’il joue avec Maury Kaye au club El Morocco, il est remarqué par le chanteur américain Vic Damone qui l’engage pour une tournée en 1957-1958. Guido Basso travaille ensuite dans toute l’Amérique du Nord de 1958 à 1960 avec la chanteuse Pearl Bailey et l’orchestre qui est dirigé par son mari, le batteur Louis Bellson.

Faits saillants de carrière

En 1960, Guido Basso s’installe à Toronto et il est un trompettiste et un chef d’orchestre très en demande. Il accepte également des contrats en tant que joueur d’harmonica. Guido Basso est réalisateur musical de l’émission Nightcap (1963-1967) de la station CBLT et de l’émission Barris and Company (1968-1969) de CBC TV. Il est également covedette de l’émission Mallets and Brass avec le vibraphoniste Peter Appleyard, toujours sur CBC TV. Guido Basso est réalisateur musical de l’émission After Noon (1969-1971) de CBC Radio, et il dirige des orchestres pour deux séries télévisées de CBC TV qui sont consacrées à l’époque des « big bands », soit les émissions In the Mood (1971-1972) et Bandwagon (1972-1973). En 1975, il organise des concerts de « big band » qui présentent Dizzy Gillespie et Benny Goodman à la CNE.


Guido Basso se produit dans des boites de nuit et des salons d’hôtels de Toronto avec ses propres petits groupes, dont plusieurs jouent un mélange de jazz et de musique latine. Guido Basso est également un soliste important avec le Boss Brass (dont il est l’un des membres fondateurs), avec le Rob McConnell Tentet, avec le Nimmons'N’ Nine Plus Six et avec les big bands de Ron Collier et d’autres. Avec le ralentissement du travail en studio à la fin des années 1970, Guido Basso commence à diriger un orchestre communautaire qui devient éventuellement l’un des plus populaires à Toronto.

Malgré sa prééminence parmi les meilleurs trompettistes de jazz canadiens, Guido Basso est plutôt réticent à travailler dans ce style de musique. Comme il l’explique à l’auteur Bill King en 2016 : « Je pensais vouloir être un musicien de jazz, mais un meilleur mode de vie a fini par l’emporter. Pour certains puristes du jazz, c’était une trahison. Ce n’est pas une trahison; j’ai choisi mon mode de vie. C’est encore plus frustrant d’être dans le monde commercial en essayant de rester un artiste de jazz; ça engendre de nombreux combats intérieurs, tant sur le plan mental qu’émotionnel. Tout a un prix. Le jazz, pour moi, c’est un luxe. Je dois pouvoir me permettre de jouer du jazz. »

Néanmoins, Guido Basso est reconnu pour le style lyrique de son jeu au bugle dans les ballades de jazz, une réputation qui est largement confirmée par ses enregistrements avec le Boss Brass. Il est tout aussi capable de jouer de la trompette de manière incisive dans le style bebop. On lui attribue la théorie selon laquelle on attaque la trompette et on fait l’amour au bugle.


Enregistrements

Guido Basso ne fait son premier enregistrement de jazz sous son nom qu’en 1986, avec Guido Basso. Il collabore ensuite avec Doug Riley (A Lazy Afternoon, 1997) et Dave Turner (Midnight Martini, 1997). L’enregistrement Lost in the Stars de Guido Basso lui vaut le prix Juno de 2004 pour l’album de l’année en jazz traditionnel.

En tant que musicien accompagnateur, Guido Basso joue sur une trentaine d’enregistrements de Bross Brass, ainsi que sur plus de 200 albums d’une variété d’artistes comme Anne Murray, Ian Tyson, Mel Tormé, Holly Cole, Gene Lees, Jean-Pierre Ferland, Ranee Lee, Lenny Solomon et Oliver Jones.