Moments d'érable: Sir William Stephenson
vidéo- Histoire militaire
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Les espions ne sont pas censés être célèbres, ce qui explique pourquoi William Stephenson, cet espion canadien remarquable, est resté si longtemps dans l’ombre de l’histoire.
Le garçon, qui naît à Winnipeg en 1897, allait devenir un héros de la Première Guerre mondiale. Il pilote un Sopwith Camel dans l’armée de l’air britannique et reçoit la Croix militaire et la Croix du service distingué dans l’Aviation. Son avion est abattu au-dessus de la France et il est emprisonné par des Allemands. Puis il s’échappe, mais personne ne sait comment.
Dans les années qui précèdent la Deuxième Guerre mondiale, Stephenson dirige plusieurs entreprises en Angleterre, devient riche et fait la connaissance de Winston Churchill. Lorsque la guerre éclate et que Churchill devient premier ministre, il envoie Stephenson aux États-Unis. Il est officiellement agent britannique chargé du contrôle des passeports, mais en réalité, il coordonne toutes les activités d’espionnage britannique dans l’hémisphère occidental. Son adresse télégraphique est Intrépide, et bien des années plus tard, celle-ci est popularisée à tort comme étant son nom de code dans un livre intitulé Un homme nommé Intrépide.
Stephenson est responsable de censurer le courrier transatlantique, de déchiffrer les codes, de rechercher les espions nazis et de falsifier des documents. Il met également en place le Camp X à Whitby, en Ontario, où des centaines d’espions canadiens et alliés apprennent à perturber les opérations nazies derrière les lignes en Europe à l’aide de gadgets hautement technologiques, d’armes légères et d’explosifs puissants. Le Camp X forme tant d’espions américains que Stephenson devient le premier étranger à recevoir la plus haute distinction civile américaine, la Médaille du mérite. Il est également fait chevalier et devient Compagnon de l’Ordre du Canada.
Certaines rumeurs affirment qu’un officier du renseignement naval britannique nommé Ian Fleming aurait visité le Camp X. Mais dans le monde obscur de l’espionnage, il n’existe aucun document écrit pour le prouver. Fleming a écrit 12 romans sur ce qui est peut-être le plus célèbre espion fictif de tous les temps : James Bond. Fleming aurait déclaré que Bond est une version très romancée d’un véritable espion. L’homme en question, c’est William Stephenson.