Sean Fraser, ministre de la Justice, procureur général du Canada, ministre responsable de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique depuis 2025, député depuis 2015, secrétaire parlementaire, ministre, politicien, avocat (né le 1er juin 1984 à Antigonish en Nouvelle-Écosse). Avant de se lancer en politique, Sean Fraser était un avocat et un citoyen engagé. En 2015, il a été élu candidat du Parti libéral dans la circonscription de Central Nova en Nouvelle-Écosse, un bastion conservateur de longue date. Sean Fraser a été secrétaire parlementaire pour divers ministères avant d’être nommé ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté en 2021. Il a également été ministre du Logement, de l’Infrastructure et des Collectivités. Il est ministre responsable de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique, ainsi que procureur général et ministre de la Justice du Canada, depuis mai 2025.

Jeunesse et éducation
Sean Fraser grandit dans une famille nombreuse qui vit dans la communauté rurale de Merigomish, dans le comté de Pictou en Nouvelle-Écosse. Ses parents sont enseignants.
En 2006, Sean Fraser obtient un baccalauréat en sciences à l’Université St. Francis Xavier. Il est élu président de l’association étudiante de l’université, et il dirige des actions pour que le gouvernement provincial et le gouvernement fédéral augmentent les budgets de l’éducation. En 2009, il obtient son diplôme en droit à la Schulich School of Law de l’Université Dalhousie. Deux ans plus tard, il termine sa maitrise en droit international public à l’Université de Leiden aux Pays-Bas.
Début de carrière
Sean Fraser travaille comme avocat spécialisé dans les droits de la personne en Afrique du Sud avant d’ensuite commencer une carrière juridique en tant qu’avocat spécialisé dans les litiges commerciaux avec le cabinet d’avocats Blake, Cassels & Graydon, à Calgary en 2012.
De retour chez lui en Nouvelle-Écosse, Sean Fraser devient un citoyen engagé. Il s’implique bénévolement dans sa communauté, et il occupe le poste de vice-président d’une section de l’Association des Nations Unies au Canada. Il est également chercheur associé au Centre de droit international du développement durable, et il offre des services juridiques pro bono à des organisations et des particuliers.
Sean Fraser et son épouse Sarah ont un fils et une fille.
Entrée en politique
À l’approche des élections fédérales de 2015, la circonscription de Central Nova en Nouvelle-Écosse est toujours considérée comme un bastion conservateur, et ce depuis des années. Peter MacKay, l’ancien chef du Parti progressiste-conservateur fédéral, occupe ce siège depuis 18 ans. De nombreux conservateurs ont également occupé ce siège avant lui. Lors des élections de 2011, le candidat libéral n’a remporté que 14 % des votes dans cette circonscription. Sean Fraser est désigné candidat du Parti libéral pour Central Nova. Lors des élections du 19 octobre 2015, les libéraux forment un gouvernement majoritaire. À la surprise générale, Sean Fraser remporte sa circonscription avec 58,2 % des voix.
Sean Fraser représente les citoyens de Central Nova et il siège à des comités parlementaires. En août 2018, il est nommé secrétaire parlementaire de la ministre de l’Environnement et du Changement climatique. Un secrétaire parlementaire est un député qui assiste un ministre du Cabinet dans ses fonctions à la Chambre des communes, dans son travail avec les comités, et dans ses responsabilités non parlementaires. Ce rôle est considéré comme une formation pour le poste de ministre du Cabinet.
Lors des élections fédérales d’octobre 2019, Sean Fraser conserve son siège avec 46,5 % des voix. Deux mois plus tard, il est nommé secrétaire parlementaire du ministre des Finances et de la ministre de la Prospérité de la classe moyenne et ministre associée des Finances. Pendant la pandémie de COVID-19, il se fait connaitre à l’échelle nationale en tant que porte-parole éloquent abordant les défis budgétaires du gouvernement.
En mars 2021, Sean Fraser est nommé secrétaire parlementaire de la vice-première ministre et ministre des Finances, tout en conservant ses fonctions de secrétaire parlementaire de la ministre de la Prospérité de la classe moyenne et ministre associée des Finances.
Cabinet
Sean Fraser est réélu en septembre 2021 avec 46,2 % des voix. Le premier ministre Justin Trudeau le nomme ministre de l’Immigration, des Réfugiés et de la Citoyenneté. Les ministres nouvellement nommés reçoivent une lettre de mandat du premier ministre qui précise leurs responsabilités et leurs priorités. Les treize priorités de Sean Fraser consistent à poursuivre l’accueil de nouveaux Canadiens au pays conformément au Plan des niveaux d’immigration 2021-2023. Ce plan prévoit l’arrivée de plus de 400 000 nouveaux Canadiens par année pendant trois ans.
Le mandat de Sean Fraser à la tête du ministère s’avère difficile. En juillet 2023, environ 2,4 millions de demandes d’immigration au Canada sont en attente, retardées par un processus qui est ralenti par des technologies obsolètes, par un manque de personnel et par un nombre ahurissant de demandes. Pierre Poilièvre, le chef de l’opposition, affirme par la suite que le système d’immigration est brisé et il exige que des changements soient faits, notamment en reliant le nombre de nouveaux Canadiens à la disponibilité des logements.
En juillet 2023, à la suite d’un remaniement ministériel, Sean Fraser est nommé ministre du Logement, de l’Infrastructure et des Collectivités. Il dirige le ministère qui est chargé de gérer une stratégie nationale du logement de 82 milliards de dollars sur 10 ans. Cette stratégie vise à collaborer avec le secteur privé et les gouvernements provinciaux et municipaux, tout en coordonnant les ministères et organismes fédéraux afin de remédier à la pénurie nationale de logements en construisant davantage de nouveaux logements. Dans le cadre de cette stratégie, Sean Fraser commence également à allouer 5,3 milliards de dollars sur neuf ans à la lutte contre l’itinérance.
Démission et retour
À la fin de 2024, le gouvernement de Justin Trudeau est en difficulté et accuse un retard de plus de 20 points sur Pierre Poilievre et les conservateurs dans les sondages. Une vague de démissions déferle sur le caucus libéral et dans le Cabinet, alors que plusieurs anticipent un bain de sang lors des prochaines élections.
En décembre 2024, Sean Fraser démissionne de son poste au Cabinet et il annonce qu’il ne se représente pas en 2025 en raison des tensions que son poste à la fonction publique fait peser sur sa famille. Cependant, dans les mois qui suivent, Mark Carney, l’ancien gouverneur de la Banque du Canada, succède à Justin Trudeau à la tête du Parti libéral et au poste de premier ministre. Lorsque Donald Trump prête serment pour un deuxième mandat en tant que président des États-Unis, il commence à menacer l’économie et la souveraineté du Canada. En mars 2025, Sean Fraser annonce qu’il a changé d’avis et qu’il se présente à nouveau aux élections. Il déclare : « C’est l’occasion de montrer à mes enfants que lorsqu’il y a des combats importants à mener, les gens bien doivent tenir tête aux intimidateurs. »
Ministre du Cabinet du gouvernement de Mark Carney (de 2025 à aujourd’hui)
Lors des élections fédérales d’avril de 2025, le Parti libéral revient au pouvoir avec un gouvernement minoritaire. Sean Fraser obtient 51,9 % des votes dans sa circonscription de Central Nova. Le premier ministre Mark Carney le nomme ministre responsable de l’Agence de promotion économique du Canada atlantique, ainsi que procureur général et ministre de la Justice du Canada. En tant que ministre de la Justice, Sean Fraser est chargé d’élaborer les politiques en matière de justice et de veiller à ce que toutes les actions du gouvernement soient conformes à la loi. En tant que procureur général, il mène des litiges au nom du gouvernement et il supervise toutes les poursuites judiciaires qui relèvent du droit fédéral.
Parmi les initiatives menées par Sean Fraser au cours des premiers mois de son mandat de procureur général et de ministre de la Justice figurent des modifications aux lois sur la mise en liberté sous caution et une loi visant à protéger la liberté d’expression. Sean Fraser déclare également qu’il s’oppose aux premiers ministres provinciaux qui envisagent d’utiliser la clause nonobstant pour adopter des lois limitant les droits des citoyens. Il affirme : « Nous allons défendre avec ardeur la Charte et la primauté du droit, et heureusement, ce sera la Cour et non un gouvernement fédéral ou provincial qui prendra les décisions. »