Michel van Schendel, poète, essayiste et critique (né le 16 juin 1929 à Asnières, en France; décédé le 9 octobre 2005 à Montréal, au Québec). Poète exigeant et inventeur de formes, Michel van Schendel se définit comme un écrivain pour qui la poésie est liée à l'action et est elle-même une action qui cherche à libérer. Il est lauréat du prix du Gouverneur général en 1980) et du prix Athanase-David pour la littérature québécoise en 2003.
Faits saillants de carrière
Né en France de parents belges, Michel van Schendel immigre au Québec en octobre 1952. Journaliste, rédacteur d'émissions à Radio-Canada, traducteur, il est professeur au département d'études littéraires de l'Université du Québec à Montréal (UQAM) de 1969 à 1998. Dans Poèmes de l'Amérique étrangère (1958) et dans Variations sur la pierre (1964), le poète interpelle une certaine Amérique mythique qu'il critique à travers son expérience d'immigrant, tout en traitant avec beaucoup de nuances du thème du pays.
Après une longue pause, Michel van Schendel publie, en 1978, Veiller ne plus veiller, journal poétique d'une longue grève à l'UQAM et, en 1980, De l'œil et de l'écoute, rétrospective de ses poèmes écrits entre 1956 et 1976, pour laquelle il reçoit le prix du Gouverneur général en 1980. Dès lors, Michel van Schendel publie de façon régulière: Autres, autrement (1983), Extrême livre des voyages (1987), L'impression du souci ou l'étendue de la parole (1993), Jousse ou La traversée des Amériques (récit, 1996) et Bitumes (1998).
Critique remarquable de la littérature québécoise, il est aussi un théoricien de la littérature (Rebonds critiques I et II, 1992 et 1993) et un professeur respecté et admiré. En 2003, il remporte le prix Athanase-David qui récompense une œuvre littéraire québécoise.
(Voir aussi Prix littéraires pour oeuvres de langue française.)