Canadiens d’origine turque

La Turquie contemporaine s’étend de l’Europe du Sud-Est jusqu’en Asie centrale. Le pays chevauche une partie de la Thrace, dans la région des Balkans, et l’Anatolie, qui constitue la plus grande partie de son territoire. Ces deux régions sont séparées par le détroit du Bosphore, la mer de Marmara et le détroit des Dardanelles, lesquels relient la mer Noire à la Méditerranée. Lors du recensement de 2016, 63 955 personnes ont déclaré avoir une ascendance turque (29 885 réponses uniques et 34 065 réponses multiples).

La Turquie contemporaine s’étend de l’Europe du Sud-Est jusqu’en Asie centrale. Le pays chevauche une partie de la Thrace, dans la région des Balkans, et l’Anatolie, qui constitue la plus grande partie de son territoire. Ces deux régions sont séparées par le détroit du Bosphore, la mer de Marmara et le détroit des Dardanelles, lesquels relient la mer Noire à la Méditerranée. Lors du recensement de 2016, 63 955 personnes ont déclaré avoir une ascendance turque (29 885 réponses uniques et 34 065 réponses multiples).


Histoire

Les habitants de la Turquie n’ont pas été toujours désignés sous le nom de « Turcs ». Auparavant, l’État ottoman conférait la citoyenneté et l’identité politique à plusieurs groupes ethniques et religieux (les musulmans, les orthodoxes grecs et les catholiques romains). Avant que le concept de citoyenneté soit appliqué au système du millet du 19e siècle (la principale façon de désigner les communautés religieuses de Turquie pendant des siècles), un sujet est considéré comme un « Ottoman », peu importe son appartenance religieuse ou linguistique.

L’État ottoman détenait le siège du califat qui gouvernait tous les musulmans (voir Islam). Au 18e siècle, cette institution est graduellement assimilée à l’institution plus restrictive du « sultanat », accordé habituellement à tout pouvoir régional. Mais le « califat-sultanat », destiné à servir le monde islamique qui se heurte alors aux desseins impérialistes de la Russie, est finalement aboli en 1924. La République de Turquie a été proclamée l’année précédente, en 1923.

Bien qu’elle soit principalement turque et musulmane, la Turquie moderne se compose de différentes ethnies: les Kurdes, les locuteurs de la langue arabe, les Arméniens, les Grecs et les Juifs. La Turquie est depuis longtemps une terre d’accueil pour ses voisins. Des millions de Bosniaques, de Bulgares, de Tchétchènes et d’autres Européens de l’Est fuient l’occupation dans leurs patries respectives depuis le 18e siècle. Les troubles dans les Balkans, dans les anciennes républiques soviétiques d’Asie centrale et au Caucase, ainsi que la crise en Syrie en font fuir des milliers d’autres.

Immigration et établissement

Les premiers immigrants turcs seraient arrivés au Canada dans les années 1880. Depuis, leur nombre augmente régulièrement: 1900-1904 (156), 1906-1914 (3922), 1915-1955 (1262) et 1956-1975 (5710). D’un total de 63 955 Canadiens d’origine turque, la majorité se trouve en Ontario (34 165) et au Québec (15 065).

Vie économique

Par le passé, les Canadiens d’origine turque étaient pour la plupart des professionnels, plutôt que des entrepreneurs ou des ouvriers. Toutefois, le tableau change à la suite des dernières arrivées. Le pourcentage de travailleurs autonomes et de travailleurs spécialisés ou non est désormais beaucoup plus élevé. Ce changement reflète jusqu’à un certain point les conditions économiques actuelles de la Turquie, où les centres urbains sont envahis, depuis le début des années 1990, par des flots humains en provenance des zones rurales, surtout des provinces de l’Est. Dans ces régions éloignées, des changements politiques et économiques majeurs sont en cours.

Religion et vie communautaire

Les Turcs de presque toutes les confessions demeurent profondément attachés à leur religion, et cela, malgré plusieurs décennies de militantisme en faveur d’un État séculier en Turquie. Ils tendent à se regrouper selon un sens religieux de la communauté, et non selon leur appartenance ethnique.

Les musulmans turcs observent partout le Kurban Bayrame, c’est-à-dire l’Id al-Adha des Arabes, « la fête du sacrifice d’Abraham et le pèlerinage annuel à La Mecque »; ils célèbrent le Ramazan Bayrame plutôt que l’Id al-Fitr qui marque « la fin du mois du jeûne »; et ils commémorent l’Ashure günü et le Mevlid Kandili, « la naissance du prophète ». Toutes ces expressions proviennent de la langue arabe.

La Turkish Cultural Association of Canada, créée à Montréal en 1964, est l’une des plus anciennes au pays. Elle aide les nouveaux immigrants et tente de maintenir une partie de la culture turque au sein de l’association. L’année suivante, Toronto et Vancouver fondent respectivement la Turkish Canadian Cultural Society et la Turkish-Canadian Association. Établie à Toronto, la Canadian Turkish Islamic Heritage Association est une nouvelle venue d’importance. Fondée en 1984, elle publie régulièrement le bulletin Haber Bülteni. Enfin, la Communauté islamique turque du Québec, l’un des nombreux organismes religieux qui administrent les mosquées au Canada, dirige une mosquée turque à Saint-Laurent, un arrondissement de Montréal. Dans le recensement de 2016, 35 045 personnes déclarent que leur langue maternelle est le turc (la première langue apprise).


Liens externes

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