Roumains

En 1878, on reconnaît l'indépendance de la Roumanie face à l'Empire ottoman. Bien des Roumains vivent dans des provinces (Transylvanie et Bucovine) qui font alors partie de l'empire austro-hongrois.

Roumains

En 1878, on reconnaît l'indépendance de la Roumanie face à l'Empire ottoman. Bien des Roumains vivent dans des provinces (Transylvanie et Bucovine) qui font alors partie de l'empire austro-hongrois. De ces provinces, surtout de Bucovine, de nombreux Roumains émigrent au Canada, précédés toutefois par des prêtres de Bucarest envoyés dans les premiers établissements. Ces Roumains sont motivés par la volonté d'échapper à la domination d'un gouvernement étranger, par le désir de posséder des terres et par la conjoncture économique. La plupart des premiers immigrants sont des paysans, et à partir de 1895, ils arrivent par milliers. En 1914, on compte 8 301 Roumains au Canada, et en 1921, leur nombre passe à 13 470. Ces chiffres sont approximatifs, puisque bien des immigrants viennent de régions qui ne feront partie de la Roumanie qu'en 1918, et que plusieurs viennent de Hongrie, d'Autriche et de Russie.

Les premières colonies sont fondées à Regina, à Limerick, à Dysart, à Kayville, à Flintoft et à Canora (Saskatchewan), à Inglis (Manitoba) et à Boian (Alberta). Le français étant traditionnellement la langue seconde en Roumanie, de nombreux Roumains sont attirés par le Québec et s'établissent à Montréal. Entre 1921 et 1929, de nouveaux immigrants viennent en grand nombre rejoindre parents et amis, portant, en 1931, le nombre de Canadiens roumains à 29 000. Après la Deuxième Guerre mondiale, le Canada accueille un nombre important de Roumains, membres, pour la plupart, de professions libérales, et qui se fixent à Montréal, à Toronto, à Hamilton, à London et à Windsor. C'est à Toronto que l'on trouve aujourd'hui la plus grande communauté roumaine au Canada. Le recensement de 2006 enregistré 192 170 personnes d'origine roumaine (réponses uniques et multiples).

La plupart des Roumains appartiennent à l'ÉGLISE ORTHODOXE roumaine (la première église de cette congrégation en Amérique du Nord est l'église de St. Nicholas, bâtie à Regina en 1901). De nombreuses paroisses sont affiliées à un groupe de jeunes qui constitue une branche de l'American Romanian Orthodox Youth. La plupart des communautés partagent les avantages d'appartenir à des associations culturelles telles que la fédération américaine The Union and League of Romanian Societies in America. Selon le recensement de 2006, 80 245 personnes ont rapporté le romain comme étant leur langue maternelle (la première langue apprise). Deux journaux de langue roumaine étaient publiés au Canada, Ecouri Romanesti (Échos de Roumanie, 1974-1984) et Curantul Romanesc (La voix des Roumains). Des manifestations sociales et religieuses rappelant la mère patrie sont organisées par des églises rurales. La conscience d'une identité ethnique s'est nettement effritée chez les descendants des premiers immigrants sous l'impulsion d'un plus haut niveau d'instruction et vu la dispersion des immigrants au lendemain de la Deuxième Guerre mondiale.


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