Papillon diurne

  Ce terme s'applique à une fraction minoritaire des INSECTES de l'ordre des Lépidoptères (du grec, ailes écailleuses). On a recensé 272 espèces de papillons diurnes au Canada, sur un total de 695 en Amérique du Nord et de plus de 20 000 dans le monde.

Monarque, chrysalide du papillon
Larve de monarque à maturité suspendue la tête en bas à une branche, sous forme de superbe chrysalide verte (la pupe) (photo de Bill Ivy).
Belle dame
Courant dans presque tout le Canada à l'exception du Nord du Yukon, des Territoires du Nord-Ouest et du Québec (Corel Professional Photos).
Argyenne de l
Courant dans presque tout le Sud du Canada et dans le Sud-Ouest des Territoires du Nord-Ouest (Corel Professional Photos).
Monarque, papillon
Un papillon monarque adulte sort de sa chrysalide. Il lui faut de 10 à 20 minutes pour pouvoir étendre ses ailes et pour que celles-ci sèchent et se renforcent (photo de Bill Ivy).
Monarque, chenille du papillon
La chenille du monarque est facilement identifiable avec ses couleurs brillantes, noire et verte, ainsi qu'avec ses rayures jaunes (photo de Bill Ivy).
Piéride
Le Piéride commun (C. philodice) se trouve dans tout le Sud du Canada, à l'exception de Terre-Neuve (Corel Professional Photos).
Amirals
On trouve des amirals de la partie ouest du Manitoba jusqu'à l'Alaska (Corel Professional Photos).
Papillon et Papillon nocturne
Entre autres différences : le Papillon a des antennes qui se terminent par une protubérance, alors que le Papillon nocturne a des antennes de formes très variées; le Papillon se repose avec les ailes relevées à la verticale, alors que le Papillon nocturne le fait avec les ailes étalées ou aplaties; le Papillon nocturne est actifs la nuit, alors que le Papillon l'est le jour (oeuvre de Jan Sovak, 1989).

Papillon diurne

Ce terme s'applique à une fraction minoritaire des INSECTES de l'ordre des Lépidoptères (du grec, ailes écailleuses). On a recensé 272 espèces de papillons diurnes au Canada, sur un total de 695 en Amérique du Nord et de plus de 20 000 dans le monde. Il reste probablement encore une soixantaine d'espèces à découvrir ou à répertorier au Canada.

Morphologie

Les papillons diurnes se caractérisent par des antennes dont l'extrémité est en forme de massue ou de crochet. Ils sont actifs le jour et habituellement de couleurs vives. Les espèces canadiennes sont de tailles variables, leur envergure d'ailes variant de moins de 2,5 cm à 7,5 cm. Les adultes ont une longue trompe pouvant être enroulée en spirale (proboscis) et se nourrissent habituellement de nectar. Les larves de toutes les espèces canadiennes se nourrissent de végétation.

Reproduction et développement

Le cycle de vie peut durer de quelques semaines à deux années. Il implique une métamorphose complète depuis l'oeuf en passant par la larve (chenille) et la pupe (chrysalide), jusqu'à l'adulte. Les oeufs sont généralement pondus sur des plantes hôtes choisies, isolément ou en groupe de 300 ou moins. Ils ont des formes et des couleurs caractéristiques des différentes familles. La majorité des papillons diurnes passent l'hiver sous forme d'oeuf, de larve ou de pupe, mais certaines espèces (par exemple la Petite Vanesse et le Morio) le passent sous forme adulte.

Distribution

On trouve les papillons dans toutes les régions du Canada où il y a des plantes à fleurs. Leur nombre diminue vers le nord jusqu'à environ 16 espèces dans l'Arctique. Bien que certaines espèces (par exemple le Vulcain et le Coliade commun) soient très répandues, d'autres sont confinées à des régions géographiques ou à des habitats particuliers. Le Monarque et la Belle Dame migrent des États-Unis au Canada.

Les populations de papillons sont limitées par les conditions météorologiques peu clémentes, les maladies, les parasites, les prédateurs et la qualité de l'habitat. Les étés frais et peu ensoleillés ainsi que les hivers doux et humides leur sont nuisibles. Les oiseaux consomment les chenilles et adultes en grands nombres, et les LIBELLULES et les ARAIGNÉES en mangent également. Les maladies peuvent être particulièrement dévastatrices lorsque la densité de populations est élevée, mais parmi les facteurs naturels de limitation, ce sont les nombreuses espèces de MOUCHES et de GUÊPES parasitoïdes des chenilles qui ont probablement l'impact le plus important.

Les larves de quelques espèces de Lycénides dont les papillons sont communément appelés « bleus » et les théclas sont élevées par certaines FOURMIS pour le miellat qu'elles sécrètent et sont probablement aussi protégées par d'autres espèces d'insectes. Les limitations naturelles sont nécessaires et ne menacent probablement pas la survie des papillons. La destruction de l'habitat naturel, les arrosages de pesticides à grande échelle pour lutter contre les INSECTES NUISIBLES et, probablement, les PLUIES ACIDES sont des facteurs d'origine anthropique qui pourraient avoir des effets beaucoup plus préjudiciables pour les populations de papillons du Canada.

Relations avec les humains

Bien que les papillons soient généralement inoffensifs pour les humains, quelques espèces sont carrément nuisibles. Les chenilles de la Piéride du chou sont des ravageurs largement répandus des plantes de la famille du chou. Une autre espèce introduite accidentellement, l'Hespérie des graminées, est devenue un fléau dans les champs de mil. Occasionnellement, d'autres espèces peuvent également devenir une nuisance locale lorsque leurs populations atteignent des densités anormalement élevées.

Les papillons sont très utiles pour la pollinisation des plantes (voir APICULTURE), comme source de nourriture pour d'autres animaux et comme indicateurs de la santé des milieux naturels. Ils sont d'un intérêt scientifique et récréatif incontestable et, où qu'ils soient, ils ajoutent du charme et de la beauté au paysage.Voir aussi MONARQUE.


En savoir plus

Lecture supplémentaire

  • J.A. Scott, The Butterflies of North America (1986).

Liens externes