Pierre Juneau, M.S.R.C., O.C., administrateur, cadre dirigeant d'une société de radiodiffusion (né le 17 octobre 1922 à Verdun (Montréal), au Québec; décédé le 21 février 2012 à Montréal, au Québec). Pierre Juneau remporte le prix Juno Personnalité de l’année dans l’industrie musicale (Music Industry Man of the Year) en 1971 ainsi qu’un Lifetime Achievement Award (prix d’excellence pour l'œuvre de toute une vie) en 1989. Pierre Juneau était membre du Conseil privé, de la Société royale du Canada, et Officier de l'Ordre du Canada (1975).
Office national du film (ONF) et autres postes (1949–1966)
Au terme d'une brillante carrière d'administrateur à l'Office national du film du Canada de 1949 à 1966, Pierre Juneau est nommé vice-président du Bureau des gouverneurs de la radiodiffusion (1966–1968). Pierre Juneau est l’un des cofondateurs de la revue Cité Libre (1950), un magazine qui s’oppose au gouvernement du premier ministre québécois Maurice Duplessis.
Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) (1968–1975)
Pierre Juneau est président du Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) de 1968 à 1975. Son souci d'appliquer à la lettre le règlement du CRTC en matière de contenu canadien des radiodiffuseurs lui vaut une réputation de nationaliste de la culture. Sa réputation sera cependant légèrement entachée par l'incapacité du CRTC d'élaborer des mécanismes efficaces de surveillance des câblodiffuseurs.
Le saviez-vous?
Les prix Juno, décernés par l'industrie canadienne du disque, sont renommés ainsi pour rendre hommage à Pierre Juneau, le premier président du CRTC. Ils s’appelaient d’abord les « Gold Leafs Awards ».
Gouvernement fédéral et fonction publique (1975–1982)
Pierre Juneau est nommé ministre des Communications en 1975, poste dont il démissionnera faute de parvenir à se faire élire au Parlement. De 1975 à 1982, il occupe plusieurs postes de haut fonctionnaire à Ottawa.
Société Radio-Canada (SRC) (1982–1989)
Pierre Juneau devient, en 1982, président de la Société Radio-Canada (SRC); il s’engage à conserver ce poste jusqu'en 1989. Forcé de composer avec d'importantes compressions budgétaires, qui feront craindre aux nationalistes une hausse de la programmation étrangère, Juneau impose à la SRC un taux de 95 % d'émissions canadiennes et obtient, en 1987, l'autorisation de fonder une nouvelle chaîne de télévision entièrement consacrée à l'information. Ces mesures font de lui défenseur de la souveraineté culturelle canadienne.
Autres postes
En 1994, Pierre Juneau, qui avait pris sa retraite, est temporairement rappelé au front pour surveiller les activités de MacLean-Hunter pendant les audiences du CRTC portant sur le rachat de l’entreprise de communications MacLean-Hunter par Rogers Cable (désormais Rogers Communications). Il assume la présidence du Conseil mondial de la radio et de la télévision, dont le siège social se situe à Montréal.
Distinctions
En 1971, Pierre Juneau est nommé la Personnalité de l’année dans l’industrie musicale (Music Industry Man of the Year) à la remise des prix Juno, suivi par un Lifetime Achievement Award (prix d’excellence pour l'œuvre de toute une vie) en 1989. Pierre Juneau était membre du Conseil privé, membre de la Société royale du Canada et Officier de l'Ordre du Canada (1975).