Les femmes durant la Deuxième Guerre mondiale | l'Encyclopédie Canadienne

Les femmes durant la Deuxième Guerre mondiale

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  • Histoire militaire
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Bien avant la Deuxième Guerre mondiale, les Canadiennes avaient déjà prouvé leur dévouement à l’uniforme, d’abord comme infirmières militaires durant la résistance du Nord-Ouest en 1885, puis par milliers durant la Première Guerre mondiale.

En 1939, la Deuxième Guerre mondiale a éclaté et les Canadiens ont été changés pour toujours, non pas seulement sur les champs de bataille outre-mer, mais dans le cœur de chaque ville et de chaque village. Avec autant d’hommes déployés à l’étranger, les Canadiennes ont occupé des rôles qui étaient anciennement considérés comme « travail d’homme ». L’effort de guerre a été propulsé, mené par les femmes.

Durant la Deuxième Guerre mondiale, 4 480 infirmières militaires ont servi dans toutes les branches des services médicaux de l’armée canadienne. Ces femmes ont fourni des soins médicaux dans des conditions extrêmement difficiles, [souvent dans] des hôpitaux de campagne, des bâtiments convertis, des hôpitaux généraux remplis de soldats blessés et convalescents, de prisonniers de guerre et de citoyens, ou à bord de navires-hôpitaux, soignant les soldats blessés loin de la maison.

Pour la première fois dans l’histoire du Canada, les rôles des femmes dans la médecine des forces armées se sont étendus au-delà des soins infirmiers. L’une de ces pionnières était Jean Flatt Davey, qui est devenue la première femme médecin à recevoir une nomination d’officier. Au total, environ 60 femmes médecins ont servi comme anesthésistes, radiologistes et bactériologistes durant la guerre, dont certaines à l’étranger.

En dehors du domaine médical, près de 45 000 Canadiennes se sont enrôlées dans l’armée de l’air, l’armée de terre et dans la marine. Alors que plus d’hommes étaient requis pour le combat, les femmes ont d’abord été formées dans des rôles administratifs et de bureau, mais ont rapidement pu occuper des postes dans les métiers spécialisés, les communications et le renseignement. L’aînée micmac Margaret Pictou LaBillois, par exemple, est devenue technicienne de photo-reconnaissance avec la Division féminine de l’ARC, se penchant hors des avions pour prendre des photographies de routes et de ponts pendant que ses frères et son futur mari servaient outre-mer.

À la maison aussi, les femmes ont occupé des rôles qui étaient auparavant réservés aux hommes. Avec autant d’hommes à l’étranger, les usines canadiennes manquaient de main-d’œuvre et les femmes ont répondu à l’appel. En 1943, environ 261 000 femmes étaient impliquées dans la production de biens liés à la guerre. Elles représentaient plus de 30 % des travailleurs de l’industrie aéronautique et près de 50 % des employés d’usines d’armement, incluant des rôles dans l’inspection des munitions.

Une des plus célèbres était Veronica Foster, surnommée « Ronnie the Bren Gun Girl ». Elle est devenue fille d’affiche démontrant que la fabrication d’armes n’était pas juste difficile : elle était patriotique, importante et même représentait un certain prestige. Son image a aidé à changer l’opinion publique au sujet du rôle des femmes.

Ces emplois dans les usines étaient essentiels. Sans eux, le Canada n’aurait pas été capable de continuer à fournir de l’équipement pour ses armées et ses alliés. En plus des usines, les femmes ont maintenu l’économie domestique et le moral. Elles ont fait pousser des jardins de la victoire, ont amassé des fonds pour les hôpitaux, les ambulances et les auberges, et ont été bénévoles auprès d’organismes comme la Croix-Rouge et [les] Federated Women’s Institutes.

Un autre groupe de femmes influençait le cours de la guerre depuis les coulisses. Dans un centre ultrasecret de formation et de communication près de Whitby, en Ontario, nommé Camp X, des femmes comme Evelyn Davis et Winnifred Davidson, membres du corps féminin de l’armée canadienne, utilisaient des téléscripteurs, décodaient des messages cryptés et transmettaient des renseignements à destination et en provenance de Bletchley Park, Londres, New York et Washington. Elles travaillaient 24 heures sur 24 et 365 jours par année, utilisant du code morse à haute vitesse et des systèmes de bande perforée. Leur travail était si secret qu’elles-mêmes ne connaissaient pas l’étendue complète de leur propre mission jusqu’à plusieurs années après.

La Deuxième Guerre mondiale a transformé le rôle des femmes canadiennes en uniforme comme au foyer. Des hôpitaux de campagne au chantier naval, du déchiffrage de messages à Camp X aux premières lignes du domaine médical, du travail en usine au secours humanitaire, elles ont fait preuve de courage, de résilience et d’une grande compétence. Bien que beaucoup soient retournées dans des rôles traditionnels à la fin de la guerre, l’impact de leur service a ouvert la voie à des changements ultérieurs en matière d’égalité, d’accès aux possibilités et de reconnaissance des capacités des femmes au sein de la société canadienne.

Nous nous souvenons

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