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Ligue professionnelle de hockey féminin (LPHF)

La Ligue professionnelle de hockey féminin (LPHF) est une ligue professionnelle de hockey sur glace pour femmes. Sa première saison a eu lieu en 2024-2025. À l’origine, cette ligue comptait six franchises qui ont toutes adopté un nom lors de la deuxième saison : la Charge d’Ottawa, les Sceptres de Toronto, la Victoire de Montréal, le Frost du Minnesota, les Sirens de New York et le Fleet de Boston. Deux nouvelles franchises se sont jointes à la ligue lors de la saison 2025-2026 : les Goldeneyes de Vancouver et le Torrent de Seattle. Quatre autres franchises, Hamilton, Detroit, San Jose et Las Vegas, ont été annoncées pour la saison 2026-2027. Les équipes s’affrontent pour la Coupe Walter, qui a été nommée en l’honneur des cofondateurs de la ligue, Mark et Kimbra Walter.

Contexte et création

Pendant deux décennies, de nombreuses tentatives sont faites pour créer une ligue professionnelle féminine de hockey de haut niveau. Parmi ces ligues figurent la Ligue de hockey féminin du centre de l’Ontario (COWHL), la Ligue nationale de hockey féminin (LNHF), la Ligue canadienne de hockey féminin (LCHF), la Ligue féminine de hockey de l’Ouest (WWHL) et la Fédération première de hockey (FPH). La LNHF, la LCHF et la WWHL ont toutes de la difficulté à se développer et devenir des structures viables avec suffisamment de recettes pour subvenir aux revenus de leurs joueuses. Ces ligues souffrent d’un manque de commanditaires influents et d’une couverture médiatique insuffisante. La FPH réalise des progrès dans le développement de son infrastructure, mais des difficultés financières persistent. En 2022, un désaccord entre la FPH et l’Association des joueuses professionnelles de hockey mène à l’acquisition des actifs de la FPH par la firme de Mark et Kimbra Walter.

L’une des principales raisons de la création de la Ligue professionnelle de hockey féminin est que les meilleures joueuses de hockey s’unissent autour d’une question; elles ne veulent pas de multiples ligues concurrentes. Les joueuses veulent « un circuit unifié doté de véritables ressources et de vrais salaires ». Bien que certaines joueuses signent des contrats avec la FPH, elles ont de la difficulté à se faire payer lorsque la valeur de leurs contrats dépasse 150 000 $ sur deux saisons.

La LPHF acquiert immédiatement une grande crédibilité en raison des personnes impliquées. Mark Walter est le propriétaire des Dodgers de Los Angeles de la Ligue majeure de baseball (MLB). Il prend conscience de la frustration des joueuses face à leur situation personnelle. Avec son épouse, il accepte de devenir propriétaire de la LPHF et de toutes ses équipes.

Une autre personnalité importante parmi les personnes impliquées est Billie Jean King, une actionnaire minoritaire des Dodgers et une icône du tennis. Dans les années 1970, elle doit lutter contre les inégalités entre les sexes dans le tennis international, et elle contribue à la création de la Women’s Tennis Association (WTA). En 1973, le US Open devient le premier tournoi majeur à offrir des prix en argent égaux aux hommes et aux femmes.

Le comité consultatif de la LPHF comprend également Stan Kasten, président et directeur général des Dodgers, et Ilana Kloss, ancienne joueuse de tennis sud-africaine (épouse de Billie Jean King).

Contribution de Jayna Hefford

Depuis la création de la Ligue professionnelle de hockey féminin, Jayna Hefford, quadruple médaillée d’or olympique canadienne, joue un rôle majeur dans le développement de cette ligue. Elle est initialement vice-présidente principale des opérations hockey de la LPHF, et elle est ensuite promue co-vice-présidente directrice en 2025. Elle est responsable du développement des joueuses, de la sécurité et de la création de règles innovatrices.

Parmi ces règles innovatrices introduites dans la LPHF figure la règle de « jailbreak » (la pénalité prend fin pour l’équipe qui a été pénalisée si elle marque un but en infériorité numérique), et la règle « no escape » (qui empêche d’effectuer un changement de ligne avant la première mise au jeu suivant le début de la pénalité).

Système de pointage différent

La Ligue professionnelle de hockey féminin utilise un système de points différent de celui de la Ligue nationale de hockey (LNH). Les équipes qui remportent un match en temps réglementaire obtiennent trois points au lieu de deux. Les équipes qui gagnent en prolongation (temps supplémentaire ou tirs au but) obtiennent tout de même deux points pour une victoire. Les équipes qui perdent en prolongation reçoivent un point, et celles qui perdent en temps réglementaire n’obtiennent aucun point.

Structure des séries éliminatoires

Les quatre meilleures équipes de la LPHF se qualifient pour les séries éliminatoires. Cependant, la structure des séries présente une particularité unique. L’équipe qui totalise le plus de points en saison régulière choisit qui sera son adversaire. Elle peut choisir entre les équipes qui ont terminé troisième et quatrième durant la saison régulière. L’équipe classée deuxième affronte alors l’équipe que l’équipe en première place a choisi de ne pas affronter. Les deux demi-finales et la finale de la Coupe Walter se disputent au meilleur des cinq matchs.

Salaires

Au cours de la première saison complète de la Ligue professionnelle de hockey féminin en 2024-2025, les joueuses reçoivent des revenus importants. Parmi celles qui sont payées 100 000 $ ou plus figurent les Canadiennes Renata Fast (103 000 $ avec les Sceptres de Toronto), Brianne Jenner (118 450 $ avec la Charge d’Ottawa), Emily Clark (103 000 $ avec la Charge) et Marie-Philip Poulin (121 570 $ avec la Victoire de Montréal). Le salaire minimum des joueuses de la ligue en 2024-2025 est de 36 050 $.

Réussites canadiennes

Lors de la saison inaugurale de 2024 de la Ligue professionnelle de hockey féminin, quatre Canadiennes remportent des prix majeurs. Natalie Spooner, des Sceptres de Toronto, remporte le trophée Billie Jean King de la meilleure joueuse (MVP) et elle est nommée attaquante de l’année. Elle termine en tête de la ligue avec 20 buts et 7 passes en 24 matchs. Erin Ambrose de Montréal est nommée meilleure défenseure de la LPHF, Kristen Campbell de Toronto est nommée meilleure gardienne de but, et Troy Ryan, également de Toronto, est nommé meilleur entraineur.

Lors de la saison 2024-2025 de la Ligue professionnelle de hockey féminin, cinq autres Canadiennes remportent des prix importants. Marie-Philip Poulin, de la Victoire de Montréal, qui est en tête de la LPHF avec 19 buts, remporte le trophée Bille-Jean King de la meilleure joueuse (MVP) et elle est nommée attaquante de l’année. Renata Fast, des Sceptres de Toronto, est nommée meilleure défenseure, Ann-Renée Desbiens de Montréal est nommée meilleure gardienne de but, Sarah Fillier, des Sirens de New York, est nommée meilleure recrue, et Kori Cheverie de Montréal est nommée meilleure entraineuse.

En 2024-2025, la Charge d’Ottawa devient la première équipe canadienne à disputer la finale de la Coupe Walter. Elle s’incline face au Frost du Minnesota, qui remporte la Coupe Walter pour une deuxième année consécutive. La Charge atteint également la finale de la Coupe Walter en 2026, mais l’équipe perd contre la Victoire de Montréal.