Zone aride des Prairies, catastrophe de la

Cinq enquêtes majeures sont commandées, mais sans grand résultat. Entre 1921 et 1926, 138 cantons du Sud de l'Alberta, comprenant presque 3,2 millions d'acres (1,3 million d'hectares), perdent au moins 55 p. 100 de leur population. En 1926, 80 p.

Temp\u00eate de poussi\u00e8re
Dans les années 20, la zone s\u00e8che des prairies a été imprudemment ouverte \u00e0 la colonisation et ensuite frappée par des périodes successives de sécheresse, ce qui n'a fait qu'accentuer les terribles difficultés de la Crise des années 30 (avec la permission des Provincial Archives of Alberta).

Zone aride des Prairies, catastrophe de la

Située dans le Sud-Est de l'Alberta et dans le Sud-Ouest de la Saskatchewan, la zone aride des Prairies est à l'origine destinée à être une réserve pour les troupeaux. Subissant une pression insistante de la part de promoteurs et de colons en plus d'être encensée par des « experts » en culture sèche, le Dominion autorise imprudemment l'homesteading dans la région (voirPEUPLEMENT DES TERRES). Après la ruée vers les terres de 1908 à 1912, la zone aride offre des récoltes étonnamment gigantesques en 1915 et en 1916. Puis, la SÉCHERESSE frappe violemment. Dans les régions les plus touchées, surtout en Alberta, aucune moisson importante n'est faite avant 1927. Additionnés aux autres maux de l'après-guerre pour les fermes, ces problèmes se transforment en calamité.

Cinq enquêtes majeures sont commandées, mais sans grand résultat. Entre 1921 et 1926, 138 cantons du Sud de l'Alberta, comprenant presque 3,2 millions d'acres (1,3 million d'hectares), perdent au moins 55 p. 100 de leur population. En 1926, 80 p. 100 des habitants de la campagne autour de Tilley-East sont définitivement évacués. Dans les années 20, l'abandon de fermes en Alberta, particulièrement dans le Sud-Est de la province, dépasse celui de la Crise des années 30. Les colons fuient vers l'ouest, vers le nord et surtout vers le sud, aux États-Unis, d'où la plupart proviennent. En Alberta, où l'on est le plus touché, la catastrophe favorise l'élection des FERMIERS UNIS DE L'ALBERTA en 1921, de nouvelles techniques de culture sèche, plus d'irrigation, de grandes divisions scolaires, des gouvernements de comté, les zones spéciales et une disposition révolutionnaire entre créanciers et débiteurs : une loi sur le rajustement des dettes (Debt Adjustment Act).

Pour la région du Sud-Est de l'Alberta plongée dans le doute, la période des années 30 n'est qu'une suite malheureuse. En fin de compte, la grande erreur de la colonisation ruine des milliers de personnes, laisse une quantité excessive de villes fantômes et conduit de peu l'Alberta à la faillite.