Sarah Binks

Sarah Binks, de Paul Hiebert, professeur à l'U. du Manitoba, est publié en 1947 à Toronto. Sarah Binks, la « douce chanteuse » de la Saskatchewan, n'a jamais existé.

Sarah Binks, de Paul Hiebert, professeur à l'U. du Manitoba, est publié en 1947 à Toronto. Sarah Binks, la « douce chanteuse » de la Saskatchewan, n'a jamais existé. Pourtant, cette poétesse, imaginée par Hiebert, a su gagner le coeur de tous ceux pour qui elle a immortalisé la Saskatchewan dans les lettres canadiennes.

Son oeuvre est une légende : fondatrice de l'influente école « géo-littéraire » de la poésie canadienne, auteure de poèmes lyriques déchirants, tel Hiawatha's Milking, lauréate du prix de poésie le plus prestigieux en Saskatchewan, le Wheat Pool Medal, pour son poème épique Up From the Magma and Back Again. Elle meurt très jeune, empoisonnée par le mercure d'un thermomètre brisé.

Par bonheur, avant qu'elle ne rende l'âme, ses dons pour la poésie, son regard perçant sur les éléments naturels, son sens aigu du rythme et ses rimes convaincantes avaient déjà établi sa renommée. Il suffit d'examiner le début, maintes fois cité, de My Garden :

A little blade of grass I see,

Its banner waving wild and free,

And I wonder if in time to come

'Twill be a great big onion;

Quel poète de cette région des Prairies, ayant réellement existé, pourrait rivaliser avec Sarah Binks? Hiebert relate judicieusement le complexe et subtil enchevêtrement de la vie et de l'art de Binks. Sa biographie commémore la puissance, la beauté et la grâce impérissables de l'oeuvre de la poétesse des Prairies.


E nsavoir plus // Paul Hiebert