Réfugiés au Canada

Les réfugiés sont des migrants qui ont fui leur pays d’origine pour échapper à des persécutions ou à un danger et qui ont trouvé asile dans un autre pays. Le Canada est depuis longtemps une terre d’accueil pour des migrants du monde entier à la recherche d’un refuge. Cependant, des politiques d’immigration discriminatoires ont aussi empêché certains demandeurs d’asile ayant besoin de protection d’entrer au Canada (voir Politique canadienne sur les réfugiés).

Les réfugiés sont des migrants qui ont fui leur pays d’origine pour échapper à des persécutions ou à un danger et qui ont trouvé asile dans un autre pays. Le Canada est depuis longtemps une terre d’accueil pour des migrants du monde entier à la recherche d’un refuge. Cependant, des politiques d’immigration discriminatoires ont aussi empêché certains demandeurs d’asile ayant besoin de protection d’entrer au Canada (voir Politique canadienne sur les réfugiés).


Réfugiés de la mer du Viêt-Nam, 1984

21esiècle : réfugiés et demandeurs d’asile de la période récente

Des années 1990 au début des années 2010, le Canada adopte plusieurs politiques ayant pour but de restreindre le nombre de réfugiés. Après les attentats du 11 septembre, lasécurité nationale devient prioritaire et de nouvelles ressources sont attribuées à la surveillance des frontières. Il y a aussi une tentative générale de réduire le nombre de réfugiés et de demandeurs d’asile. Pour cette raison, les réfugiés sont souventprésentés, à tort, comme ayant partie liée à la criminalité et au terrorisme.

Cette attitude est particulièrement caractéristique du gouvernement conservateur de Stephen Harper.En 2009-2010, des centaines de demandeurs d’asile tamouls du Sri Lanka arrivent au Canada à bord du MV Ocean Lady et du MV Sun Sea. Le gouvernementréagit en plaçant les demandeurs d’asile en détention; certaines familles sont emprisonnées pendant des années sans grand soutien. Les demandeurs d’asile tamouls sont décrits comme des réfugiés « non légitimes » liés au trafic de personnes et au terrorisme.Néanmoins, nombre de ces demandeurs d’asile seront par la suite reconnus comme réfugiés dans le cadre du système canadien de détermination du statut de réfugié, car on considère qu’ils risquent de subir des persécutions de la part du gouvernement duSri Lanka.

La guerre civile destructrice qui se poursuit en Syrie a amené plus de 4millions de personnes à fuir le pays, et plus de 7 millions d’autres sont toujours déplacées à l’intérieur de la Syrie même. En novembre 2015, le premier ministreJustin Trudeau, qui vient d’être élu à la tête d’un nouveau gouvernement libéral, annonce sa réponse à la crise des réfugiés syriens : le Canada s’engage à accueillir 25 000réfugiés syriens avant la fin de 2015. Les citoyens canadiens accroissent leur soutien aux réfugiés, par des aides financières privées, la contribution à des activités de réinsertion ou la création de cliniques sanitaires et juridiques pour les réfugiés.En 2017, le Canada reçoit quelque 54 000 réfugiés syriens. Si le Canada a accueilli plus de réfugiés syriens que les États-Unis, ce nombre reste inférieur à la contribution de plusieurs pays du Moyen-Orient et d’Europe. Par exemple, en 2017, on estimeque 3,4 millions de réfugiés syriens ont été reçus en Turquie, et un autre million au Liban. En Europe, l’Allemagne a reçu plus d’un demi million de demandeurs d’asile, tandis que la Suède, un pays dont la population représente moins du tiers de celledu Canada, a reçu 110 000 migrants. (Voir Réponse canadienne à la crise des réfugiés syriens.)

À la suite de l’élection de Donald Trump à la présidence des États-Unis en 2017, des milliers de demandeurs d’asile se présentent à la frontière canado-américaine pour demander le statut de réfugiés. Ces demandeurs d’asile veulent se réfugier au Canadaen raison de la rhétorique hostile et des politiques d’immigration du nouveau régime, qui risquent de leur porter préjudice. Beaucoup de ces migrants traversent illégalement la frontière afin de contourner l’Entente sur les tiers pays sûrs entre le Canada et les États-Unis(ETPS). Des migrants en situation irrégulière traversent souvent dans des points de passage non officiels, comme le chemin Roxham, où ils sont arrêtés par la police. Toutefois, une fois au Canada, ils peuvent faire une demande de statut de réfugiés etplaider leur cause devant un tribunal.

Le saviez-vous?
L’ETPS considère les États-Unis comme un « tiers pays sûr », où les demandeurs d’asile peuvent faire une demande de statut de réfugiés. Pour cette raison, les demandeurs d’asile arrivant des États-Unis ne peuvent demander protectionen tant que réfugiés dans un poste-frontière officiel. Il en est ainsi malgré que la politique d’immigration des États-Unis soit plus hostile à l’égard des réfugiés que celle du Canada.

En 2018, le Canada a reçu plus de réfugiés que tout autre pays. Selon le rapport annuel sur les tendances globales publié par le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR), le Canada a accueilli 28 100 réfugiés sur les 92 400 réfugiésqui se sont installés dans 25 pays. Le rapport indique aussi que plus de 18 000 réfugiés sont devenus citoyens canadiens cette année, faisant du Canada le pays ayant le deuxième taux le plus élevé de réfugiés à obtenir la citoyenneté.


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